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Ostinato, obstinato animo et saxo


Château d'Ostin - 5080 Villers-lez-Heest (La Bruyère)



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  • La façade sur le jardin présente une avancée en demi-cercle comme au château de Moxhe. © Philippe Farcy

  • Classicisme de rigueur pour cet édifice en équerre dont la simplicité de l’aspect est une marque d’élégance. © Philippe Farcy

  • À droite, le portail d’entrée est joliment animé de harpes et d’une guirlande de fleurs. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Château d'Ostin
Localisation 5080 Villers-lez-Heest (La Bruyère)
Construction 1714
Style Louis XV
Architecte
Occupants
Affectation Vacances musicales; réunions de famille, mariages, séminaires d'entreprises ...
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 04/01/2013


Quand la musique inonde une maison de plaisance


Lors des périodes de vacances scolaires et des longs week-ends, le petit château de Ostin vit au rythme parfois endiablé de la musique. Des stages de une ou deux semaines y sont organisés par Monsieur et Madame Boucher, maîtres des lieux depuis 1984 pour des jeunes de tous les pays. Sans devise, le château pourrait porter « Ostin t’amare ». Mais seule une date orne le portail d’entrée : 1714.

À l’origine, il y aurait eu ici un prieuré. Cela nous place vers le XIIe siècle. La terre dépendait de l’abbaye de Villers-la-Ville. Le 22 septembre 1584, l’abbaye vendit la terre au sieur Jean Marotte, seigneur de Yernée, de Hemptinne, de Noville et Xhendremael, pour la somme considérable de 8.300 florins. Marotte était un maître de forges. Il fut admis à la bourgeoisie de Liège en 1582. Il fut anobli comme châtelain namurois par le roi Philippe IV d’Espagne le 2 août 1630. Il devint alors Jean de Marotte de Montigny mais il ne bénéficia de cet insigne honneur qu’un seul mois. Il mourut en septembre.



Une ferme expérimentale

Par succession, le bien échut à son fils François-Philippe qui construisit un château-ferme, base de l’actuel ensemble. Il creusa l’étang et la glacière qu’il surmonta d’un joli tertre. La glacière existe toujours mais elle est hors de la propriété des Boucher car seul le château fut vendu en 1984. Les Marotte conservèrent Ostin jusqu’en 1843. Hyacinthe-Joseph de Marotte vendit la demeure et surtout la ferme au baron Mertens, aide de camp du général von Bülow. Mertens fit de Ostin une ferme expérimentale. En 1853, le dit Mertens revendit Ostin avec 203 hectares. Jean-Baptiste t’Serstevens, échevin de Saint-Josse-ten-Noode où il possédait beaucoup de terres, acheta le lot contre 711.000 francs. Le domaine de Ostin fut laissé à sa fille Charlotte qui avait épousé Joseph Matthieu, châtelain de Wynendaele. Une de leurs filles épousa Isidore Eggermont, propriétaire du château de Leignon.

Ostin fut plus tard loué aux Clérinx. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Ostin devint un centre pour l’Armée secrète. En 1961, le domaine sans la ferme fut vendu par Marie Eggermont à Jean Nicolaï de Ghorez; il consentit quelques aménagements au château qu’il vendit à travers une vacation publique en 1984 au couple Boucher.

Le château est construit dans l’angle ouest. Il est en briques et pierres bleues et se présente en L dont l’angle profite d’une agréable avancée légèrement arrondie. Un bel escalier du début du XIXe siècle orne le hall. Sur un fin soubassement biseauté, le château s’élève sur deux niveaux et possède huit travées sous une bâtière mansardée où une girouette est datée de 1827 et où s’aligne une série de huit lucarnes. Les dépendances qui furent construites à sa suite (réaménagées partiellement au XIXe siècle) créent une cour fermée. La façade donnant sur le parc a été animée d’un avant-corps pentagonal qui illumine le salon. Les beaux décors stuqués du grand salon datent du début du XIXe siècle. Le porche d’entrée comprend deux niveaux. Le portail ceinturé de pierre bleue est en plein cintre, à clé et animé de montants harpés. Le cartouche daté de 1714 est joliment enserré dans une double guirlande feuillagée, surmonté d’une baie oblongue verticale.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002