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Charmes cosy du côté de Batenborch


Kasteel Batenborch - 1800 Peutie (Vilvoorde)



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  • Batenborch est parfaitement entretenu. Ses façades possèdent une belle chaleur grâce à la blondeur du grès. © Philippe Farcy

  • Au-dessus du portail d’entrée ont été placées les armes des Girard du Demaine/Draeck. © Philippe Farcy

  • À l’entrée du parc, en face des remises à voitures néoclassiques, se trouve ce cottage délicieusement romantique. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Kasteel Batenborch
Localisation 1800 Peutie (Vilvoorde)
Construction 1640
Style Traditionnel, baroque
Architecte
Occupants Batenborch International
Affectation Bureaux
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 04/01/2013


Le fief des Baudequin.

À en croire Paul Arren, Batenborch est signalé comme château depuis 1430 et il se trouvait alors dans le patrimoine de la famille de Oyenbrugge. Selon Wauters, on y trouva ensuite les van Laethem, seigneurs de Court-Saint-Etienne, puis les Promelles suivis des Provyns et enfin, messire Robert Moens de Zeelhem (Zelem), secrétaire du prince d’Orange en 1598. Les actuels comtes Moens de Fernig possèdent toujours à Zelem une belle propriété. Quand Moens acquit Batenborch, ce n’était plus qu’une ruine. Robert Moens, mort avant 1609, avait épousé Catherine de Baudequin, née le 7 juillet 1552. Sa veuve devint dame de Peuthy (Peutie) en achetant tous les droits sur les terres de ce fief, ce qui fut clôturé en 1643. Morte à un âge canonique, elle semble aussi avoir reconstruit le château en 1640. Ses héritiers Baudequin furent faits barons de Peuthy et de Huldenberghe (Huldenberg) en 1766.

Dans ce domaine de près de huit hectares, fort bien planté, le château s’élève sur deux niveaux sans soubassement. Construit en L, ses façades sont constituées de moellons de grès. Ses baies possèdent des menuiseries à petits-bois, sans doute modernes. Les fenêtres sont décorées de harpes et d’arquettes de décharge en briques. La toiture d’ardoise est joliment mansardée. On y compte dans sa partie inférieure seize lucarnes agrémentées d’ailerons à crosse sous des linteaux bombés dignes de ceux qui ornent les toitures de Leeuwerghem. Dans la partie supérieure, apparaissent cinq lucarnes partiellement à linteaux bombés.



Originaires de Bourgogne

La façade principale est animée par huit travées; elles s’organisent autour d’un avant-corps semi-circulaire de trois travées et de deux étages d’égale hauteur. La porte-fenêtre d’entrée est sommée des armes de Savina de Draeck (de Ronsele) et de celles de son mari, Gustave Girard du Demaine. On y lit la devise « Sans varier » et la date de 1869. La façade sur jardin compte sept travées, plus un appentis et une tour circulaire datée de 1730.

Savina mourut en 1885. Elle était une des six filles du baron Gaspard, seigneur de Ronsele, et de Marie-Pulchérie, baronne de Baudequin de Peuthy. Les Baudequin étaient une famille originaire de Bourgogne. Ils donnèrent un chanoine ami de Fénelon, évêque de Cambrai. Cette « maison » s’éteignit avec Marie-Pulchérie le 28 novembre 1864. Marie avait entre-temps hérité de son frère Théodore (1779-1863). Théodore était le dernier mâle de sa famille. Il fut sénateur et bourgmestre de Huldenberg où il décéda. Il s’en alla d’ailleurs sans hoirs de son mariage avec une demoiselle de la famille des Haultepenne. Le château de Batenborch fut à un moment donné loué, vers 1840, au docteur et baron Louis Seutin, né à Nivelles en 1793. Il avait été sénateur et chirurgien en chef de l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles. Ce médecin du roi Léopold Ier, réputé en Europe entière, avait mis au point un bandage amidonné amovo-inamovible pour traiter les fractures osseuses.



Naissance de VTM

Après la disparition de Savina de Draeck, le château fut vendu. Diverses familles bruxelloises s’y installèrent. En 1974, la firme américaine A.Ren International s’y implanta. Depuis, ce sont toujours des bureaux. La société actuelle, dirigée par M. Dierckxsens, s’y trouve très bien, à dire vrai, depuis 1989. C’est par ailleurs ici dans les combles, que prit naissance la chaîne de télévision VTM. Le parc est animé d’un pavillon de campagne en briques et moellons orné de colombages et percé de baies à croisée. Son charme vaut celui des plus beaux cottages anglais. D’après les sources, il daterait du XVIe siècle. Les parc retrouvera sous peu un grand étang.


On ne visite pas.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel V,  Hobonia 1993
Alphonse Wauters, Histoire des Environs de Bruxelles ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette ville 1855