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Les concessions historiques du Coudekeuken


Kasteel Koude Keuken - 8200 Sint-Andries (Brugge)



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Catégorie : Informations Business Evénements
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  • La cour est centrée sur une fine tour de quatre niveaux dont la base sert de porche © Philippe Farcy

  • Du côté nord, l’eau ceinture la bâtisse animée par des jeux de volumes bien pensés © Philippe Farcy

  • L’aile orientale du château est la partie la plus ancienne caractérisée par ses pignons débordants à crénelages © Philippe Farcy



Nom Officiel Kasteel Koude Keuken
Localisation 8200 Sint-Andries (Brugge)
Construction XVIe siècle; tournant des XIXe et XXe siècles
Style Traditionnel et éclectique
Architecte Charles De Wulf (1875-1904)
Occupants Château de Beausart (Conquistador n.v.)
Affectation Hôtel-restaurant
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 30/07/2013


Souvenirs de la Renaissance flamande.


À Saint-André, les châteaux jouent à touche-touche comme des tableaux dans une galerie de palais romain. Celui-ci, dit parfois de « Cateline » en souvenir du prénom de la première occupante, ne manque pas de charme architectural. Lorsque le baron Joseph Kervyn de Lettenhove (1849-1919) et son épouse, née baronne Hélène Snoy (1860-1935), achetèrent le domaine, l’état de ruine des bâtiments les obligea à reconstruire. Ils édifièrent la maison actuelle, tout en briques et pierre bleue, en plaçant leurs armes sur la tour centrale. Leur architecte fut Karel De Wulf. Ce sera une de ses dernières créations car il décéda en 1904 à l’âge de 39 ans.



Château en U


Les maîtres d’oeuvre conservèrent une aile orientée à l’est de l’ancien château. Elle est posée à droite de la cour d’honneur qui s’apparente à une large terrasse dominant les eaux stagnantes des douves. L’aile est constituée d’une seule travée sur trois niveaux animés d’arcatures, sous une toiture en bâtière à pignons débordants garnie de tourelles d’angles et limitées par des crénelages. Le reste de l’édifice s’organise en un U mouvementé, certes harmonieux mais peu équilibré. Les deux niveaux d’habitation ouvrent par des baies, elles aussi à croisées ou à meneaux. Le corps central est large de cinq travées sous une toiture en bâtière ornée de deux lucarnes gothiques. Son centre est piqué d’une tour de quatre niveaux. Sa base débute en forme de carré puis elle se divise en dix faces étroites, creusées, sommées par une toiture octogonale. La partie inférieure de la tour sert de porche d’entrée. Deux arcades séparées par une colonne constituent un patio sur lequel repose une terrasse. L’aile d’équerre est large de trois travées. Au coin ouest du pignon crénelé se trouve une autre tour du même ordre que la précédente mais plus basse.



Pignons inégaux


Les façades donnant sur l’eau présentent un niveau supplémentaire de caves posées sur un soubassement. L’aile ouest bénéficie du rythme offert par deux pignons crénelés, inégaux dont le plus petit est posé en avancée. L’aile nord est occupée par une sorte de bow-window soutenu par deux colonnes. Il compte deux niveaux et sert de terrasse à l’étage supérieur, inclus dans un large pignon crénelé. Les dépendances du XVIIe siècle ajoutent du caractère à ce lieu agreste. Quant à l’histoire de cette demeure, elle permet de citer, dès avant 1370, un certain Enguerrand Hauwele. Lui succédèrent, la famille Bostoen en 1401, puis les Melgwaert en 1431, suivis des Rusbeke en 1523 et des van Stakenburgh en 1550. C’est à cette date qu’apparaissent les Chantraine, à qui succédèrent les Chainaert en 1617 puis les van Ophen de Velaere en 1644. Les Nieulant et de Pottelsberghe (Risoir) y entrent par l’entremise de Jeanne van Calcoen qui avait épousé un des leurs en 1673. Elle décédera en 1718. Les Nieulant (chevaliers en 1662, vicomtes en 1724) demeureront à Coudekeuken en tous cas jusqu’à la chute de l’Ancien Régime et sans doute un peu au-delà.



Devenu une ferme


Le XIXe siècle voit le château transformé en ferme. On sait, grâce à M. van Renynghe de Voxvrie (Guy), que « le château, en fort mauvais état, quasiment en ruine, était occupé dans le dernier quart du siècle par Romain Maene, agriculteur. En 1900, Joseph, baron Kervyn de Lettenhove, acheta ce domaine en vente publique parce qu’il s’agissait d’une terre que divers cousinages avec les van Caloen, van Outryve d’Ydewalle et les de L’Espée, justifiait de reprendre ». Ce Joseph était comme l’évoquait Madame Pierre Rolland, née Elisabeth d’Hendecourt et descendantes des Kervyn, le fils de l’historien, Joseph Kervyn de Lettenhove (1817-1891), ancien ministre du Roi. Le ministre eut un autre fils, Henri (1856-1928); il organisa les célèbres expositions sur les « Primitifs flamands » en 1902 et sur la « Toison d’Or », en 1907. Après la Seconde Guerre mondiale, le château fut repris par la commune qui en fit un centre récréatif. Sa destination actuelle débuta en 1994.



SOURCES:
Kasteel Koude Keuken krijgt oude naam terug, Nieuwsblad.be, woensdag 16 december 2009 http://www.nieuwsblad.be/article/detail.aspx?articleid=KD2JOHQA
Cesare Gregori, Kasteel Koude Keuken in andere handen, Nieuwsblad.be, zaterdag 26 juni 2004 http://www.nieuwsblad.be/article/detail.aspx?articleid=GL46UQEP
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003