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Le château du Faing en quête du salut


Château du Faing - 6810 Jamoigne (Chiny)



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  • Cette demeure admirable avec ses airs du pays de la Loire mériterait plus d’attentions. © Philippe Farcy

  • Le Faing manque un peu d’entretien et de beaucoup d’imagination. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Château du Faing
Localisation 6810 Jamoigne (Chiny)
Construction Entre 1880 et 1890; rénovation en 2011
Style Néogothique
Architecte Pierre Van Kerkhove
Occupants Ville de Chiny
Affectation Administration communale, Centre Public d’Action Sociale (CPAS), bibliothèque, Agence Locale pour l’Emploi (ALE) Titres-Services, Police de Chiny, exposition permanente « L’histoire du château et son environnement »
Protection Bien classé depuis le 18 février 1997; le parc est classé comme site

Dernière mise à jour : 03/01/2013


La commune de Chiny via le CPAS est responsable de ce château au passé prestigieux


Le Faing superbe château de la fin du XIXe siècle est situé à Jamoigne dans l’ancien comté de Chiny (terre espagnole). Le Faing actuel n’est toutefois plus celui des temps jadis, gravé en 1661 par van den Wijngaerde (1614-1669) alors qu’il venait d’être reconstruit par Gilles du Faing (1560-1633). Gilles devint chevalier en 1595 puis baron de Jamoigne le 24 janvier 1623.


Inhumés à Gand

Il était seigneur de Presle et de Villemont, de Rie, Hoyen, Pontrave, de Hasselt – hameau de Brée ou d’Overpelt érigé en comté pour le fils de Gilles – et de Marckeghem. On vous passe ses autres charges qui l’occupèrent jusqu’en Flandre car Gilles épousa la Gantoise Isabelle de Steelant. Le couple gît en la cathédrale Saint-Bavon, ce qui traduit sa puissance; leur fils Philippe, son épouse Pétronille Morel de Tangry et leurs quatre enfants y reposent de même. Les Faing étaient seigneurs à Jamoigne depuis le XIIe siècle sans doute.

Philippe, fils de Gilles, décédé en 1680 avait été obligé déjà de restaurer le château de son père. La fille de Philippe, Lambertine allait épouser Eugène, comte de Lannoy et de la Motterie, baron d’Aix et de Sombreffe, gouverneur de Bruxelles. Leur fils Christian épousera Marie-Catherine de Merode-Montfort, veuve du marquis de Westerloo.


Immense territoire

Lambertine engagea la seigneurie le 7 septembre 1728 en faveur du baron (depuis 1709) Gérard-Mathias d’Huart (1677-1730), gouverneur de Gironne en Espagne, qui lui versa 78.000 livres. Cette somme énorme se justifiait par les 7.000 ha qui accompagnaient le château. En 1750, Lambertine de Lannoy racheta l’engagère grâce à une avance de l’abbé d’Orval, mais elle ne put rembourser la somme et dut vendre son bien le 28 avril 1778 à Charles baron Van den Broeck, époux de Marie Van der Dussen.


Abattu et reconstruit

Ce dernier le conserva jusqu’à la cession de 1821 en faveur du sieur Mathias Castagne. Les enfants Castagne signèrent le 2 février 1871 l’acte de vente en faveur du baron Fernand de Löen d’Enschedé (comte pontifical depuis 1861), par ailleurs propriétaire du château dOrval. Celui-ci (1833-1899) démolit ce qui restait du vieux château et fit ériger l’actuelle bâtisse sur les plans de l’architecte Pierre Van Kerkhove (Lembeke, 16 août 1847-Gand, 30 mars 1889). Cet architecte, élève à Gand de A. Van Assche et de Ch.-L. De Pauw, édifia l’hôtel de ville de Saint-Nicolas (Anvers), entre 1876 et 1878. Les travaux du Faing ne furent pas achevés par le baron (ruiné pour diverses raisons) mais par les propriétaires suivants, Joseph et François Louppe, originaire de Marbehan, à qui il avait cédé le bien en 1885.

Dès 1903, on vit entrer dans ces murs très frais les Sœurs de la Charité de Besançon. Un moment donné le château servit de lieu de vacances pour des familles aisées nous disait Marcel Constant. En 1933 l’.a.sb.l. Maison de Repos acquit le bien. La guerre 1940-1945 fit de cette demeure un refuge pour enfants puis les personnes âgées s’y réinstallèrent. En 1976, la commune de Chiny en avait fait l’acquisition. Depuis l’an 2000, le château est vide mais toujours sous le contrôle du Centre Public d'Action Sociale (CPAS) de Chiny. La commune s’en déferait bien, mais des citoyens se battent pour que les pouvoirs publics locaux conservent le château.


Architecture de qualité

Le château enduit en jaune orangé se présente en U et est limité par quatre tours circulaires engagées aux toitures en poivrière. Posé sur un soubassement de pierre de France, il monte sur deux niveaux séparés par un bandeau larmier qui court tout au long de la bâtisse. Divers pignons crénelés, une échauguette pour la chapelle et une cheminée animent les façades. Le château est classé comme monument depuis le 18 février 1997; le parc malgré les petites maisons dévolues aux personnes âgées est classé comme site.


Nouvelles récentes

Sébastian Pirlot, député-bourgmestre de la Ville de Chiny, nous a écrit  le 13 mars 2012:
1°  la Commune (Ville de Chiny), suite à l'arrivée d'une nouvelle majorité communale, a entrepris la rénovation complète de ce site avec le soutien de la Région Wallonne ;
2°  le Château accueillera la Mairie et le CPAS, les annexes accueilleront la bibliothèque communale, l'ALE (Agence Locale pour l’Emploi) et la Police ;
3°  l'ouverture officielle est fixée le 9 septembre 2012 et l'événement a été reconnue "activité exceptionnelle" par l'Institut Wallon du Patrimoine dans le cadre des Journées du Patrimoine.





Visites possibles en extérieur.



SOURCES
:
TV Lux, Jamoigne restauration du château du Faing 24 mars 2011 http://www.tvlux.be/joomla/index.php/component/content/article/188/7032
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004