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Botassart veille sur le tombeau du géant


Château de Botassart - 6833 Ucimont (Bouillon)



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  • Botassart est une belle propriété chargée d’histoire et posée sur la vallée dominant la Semois. La chapelle castrale est remarquable.



Nom Officiel Château de Botassart
Localisation 6833 Ucimont (Bouillon)
Construction 1618 à 1627, XIXe et XXe siècles
Style Traditionnel
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 04/01/2013


Un petit manoir qui regarde vers les forêts sans fin des Ardennes.


Dans la pente de la colline qui domine le Tombeau du Géant où la Semois exécute des lacets depuis des milliers d’années, le petit manoir de Botassart veille sans trop de tracas sur une région apaisée. Bouillon n’est pas loin. Des hauts faits du Moyen Âge, la demeure n’eut pas à souffrir puisqu’elle n’existait pas encore. Le site conserve beaucoup de charme grâce surtout à la délicieuse chapelle peinte en blanc et édifiée en même temps que la résidence des seigneurs d’alors; il s’agissait des Lamock qui restèrent ici durant sept générations. La chapelle est datée 1624 et servit de lieu de sépulture à ces sires de Botassart. La maison a donc été construite par le couple Lamock-Coppin de Connisoulx entre 1618 et 1627. Les Lamock avaient hérité de cette terre qui regroupait les trois niveaux de justice vers 1550, sans doute des Naomé-Botassart, seigneurs repérés sur le site vers le XIVe siècle. Notons que le 8 mai 1620, le droit de haute justice fut établi par Ferdinand de Bavière en vertu d’une dépêche adressée au seigneur Jean de Lamock.


Dévolution

Mais les sources les plus anciennes évoquent une seigneurie dès 1250 comme le signale Yaëlle de Moffarts dans une étude récente. La dévolution est connue sans discontinuité depuis 1330. Le jeudi avant la Pentecôte, en mai 1330, Jean d’Awomey, seigneur de Naomé au comté de Chiny et de Botassart, figure parmi les hommes de fief du château de Bouillon. Son petit-fils Gérard épousera en 1380 Marie de Marbaix. Trois générations plus loin Anne d’Awoney épousa le 1er janvier 1539 Jean d’Oreux. Leur fille Catherine, dame héritière de Botassart, se maria deux fois. Elle épousa en premières noces Nicolas de Lamock puis Everard du Mont. Ils furent tout deux seigneurs de Botassart vers 1530 et en juin 1550 au nom de leur épouse. Au décès de Catherine d’Oreux, Botassart ne fut pas partagé. Botassart et le fief de Chasteumont restèrent indivis entre ses deux fils : Jean de Lamock et François du Mont. Il dut y avoir des conflits d’intérêts entre ces deux gaillards. En tout cas, à la date du 6 juillet 1628, Jean d’Estoquay, mari d’Isabelle du Mont, unique héritière née du troisième mariage de François du Mont avec Catherine de Blehen, vendit les droits de sa femme dans le fief de Châteaumont, sans référence à la seigneurie de Botassart. L’acheteur était son cousin par alliance Jean de Lamock. Ce qui pourrait laisser croire que la seigneurie de Botassart avait été dévolue en 1571 au seul Jean de Lamock. Ce Jean de Lamock, fils unique de Jean et de Jeanne de Waha de Melreux, hérita de Botassart. Il épousa vers 1603 Catherine de Coppin de Connisoulx. Ce couple est l’édificateur du château. Le 11 octobre 1645, Jean fut requis de faire relief des seigneuries de Botassart, de Châteaumont et des fiefs d’Aupierre et d’Auclin. Les Lamock seront seigneurs jusqu’à Louis-Joseph. Ce dernier recevra en héritage les seigneuries de Botassart, de Gros-Fays et de Sohier etc... Il épousa en 1787 Marie-Anne de Baring.

Première vente

Il fut le dernier seigneur de Botassart et mourut au château de Sohier le 30 décembre 1813. Ferdinand de Lamock vendit le domaine de Botassart le 17 juin 1822 à Gabriel-Delphin Legardeur, de Sedan. Le 19 avril 1845, ledit Legardeur, qui avait entre-temps vendu de nombreux « terrains, bois et sarts », céda la propriété de Botassart à Annibal-Alexandre Routier de Bullémont, de Duffel (Anvers). Le 17 septembre 1864, la famille Bullémont revendit la propriété à Prosper, baron del Marmol (1808-1890) venu de Saint-Marc (Namur).


Ce dernier apporta d’importantes modifications au domaine. Après avoir fait raser les granges et les écuries, il fit construire contre l’ancienne habitation seigneuriale un corps de logis aux salles spacieuses. On lui doit la tour et l’aile du salon. La ferme fut reportée le long de la route à l’emplacement des anciens jardins. Louise, fille unique de Prosper épousa le baron Paul de Moffarts (1869-1958), sénateur et grand-père de l’actuel propriétaire.

Vive le schiste

Les bâtiments actuels se développent en U. On accède à la cour par une porte en plein cintre surmontée d’un oculus ovale. La partie longue est la plus ancienne. La partie courte en haut de la pente date de la seconde moitié du XXe siècle. Le château proprement dit est construit en schiste sur une seule travée d’épaisseur. Il se compose de cinq travées axées sur celle du centre d’où émerge une tour carrée de trois niveaux en ressaut. Les toitures sont en bâtières couvertes d’ardoises; celle de la tour est animée de coyaux. Une baie de l’aile sud est agrémentée de chaînages. La maison est reliée aux communs par un édifice de deux travées en retrait des dits communs; ceux-ci s’étirent sur trois travées et sur deux niveaux.

On ne visite pas. Le château se voit un peu de la rue et mieux encore au-dessus de ces lignes.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004