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Beisbroeck, entre étoiles, pins et lapins


Kasteel Beisbroeck - 8200 Sint-Andries (Brugge)



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  • Pour accéder à la coupole de la tour, il faut passer par les combles © Philippe Farcy



Nom Officiel Kasteel Beisbroeck
Localisation 8200 Sint-Andries (Brugge)
Construction 1820-1822; après 1973 pour la tour
Style Néoclassique
Architecte
Occupants Stad Brugge
Affectation Site d'étude des sciences et de la nature
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 11/01/2013


Près de 100 hectares pour de délicieuses promenades en plein bois.

Dans les bois perdus à Saint-André près de Bruges, collé contre le château Tudor, se situe le château de Beisbroeck. Le domaine est aux mains de la Ville de Bruges depuis 1973 et il compte pas moins de 99 hectares. Depuis sa création, il est passé par les dames. Nous sommes au cœur des terres que contrôlait jadis l’abbaye de Saint-André (1098-1796). La zone où le château se trouve était reprise sur les cartes anciennes comme « Het Veld ». Vendu comme bien national, ce périmètre immense fut acheté en 1798 pour 1.688.800 francs par le chevalier (1771) Emmanuel van Outryve d’Ydewalle (1745-1827) assisté de son beau-frère Jacques de l’Espée, frère de sa seconde épouse, prénommée Anne. L’Espée et d’Ydewalle se partagèrent le domaine de l’abbaye. Le premier prit la moitié située au nord de la Zeeweg. Le second emporta la partie sud. Mais comme l’Espée ne se maria pas, il fit don de ses terres à sa filleule, Sophie, fille d’Emmanuel. Jacques de l’Espée était issu de l’union de Jacques avec Anne van Zuylen van Nyevelt. Quant à Emmanuel, il était sous l’Ancien Régime, sire d’Ydewalle, receveur-général de la West-Flandre et échevin du Franc de Bruges.

Sophie allait épouser le vicomte Edouard de Nieulant et de Pottelsberghe (1792-1874), premier bourgmestre de Saint-André-lez-Bruges. Ils eurent trois filles. Deux d’entre elles, Mathilde puis Elisa épousèrent Irénée-Macaire Peers de Nieuwburgh (1818-1888). La troisième, Valérie, convola avec Adolphe-Aloïs Otto de Mentock (1828-1909), deuxième bourgmestre de Saint-André de 1872 à 1904. Adolphe était le fils de Charles et d’Adèle Powis de Tenbossche. Par héritage, le bien arriva à Paul Otto de Mentock, fils d’Adolphe. Paul naquit en 1862. Il s’en alla en 1934. Entre-temps, il avait épousé sa cousine la baronne Mathilde Pecsteen (1866-1953), fille du baron Arthur et de Marie Peers de Nieuwburgh. Beisbroeck fut ensuite transmis à dame Godelieve van Caloen de Basseghem (1928-2000), épouse du notaire Charles de Busschère, décédé en 1966 à l’âge de quarante-cinq ans et dont le père se prénommait Albert tandis que sa mère était née Benninck. Godelieve était issue du mariage du baron René, ancêtre de l’actuelle proriétaire du château de Litterveld à Aertrycke et d’Anne-Marie Otto de Mentock, fille de Paul et de Mathilde de Nieulant.



Centre nature

La Ville de Bruges a donc acheté le domaine de Beisbroeck en 1973. Elle en fit un centre de loisirs orienté vers la connaissance de la nature et l’observation du ciel grâce à l’aménagement d’une tour circulaire munie d’un escalier partiellement extérieur. La tour est sommée d’une coupole mobile. Le château est de type néoclassique et se résume à un grand quadrilatère. « Il a été érigé vers 1820-1822 comme l’indiquait jadis une poutre du fumoir, détruit dans les années nonante », nous signale Albert de Busschère. Il ajoute : « Avant cela on trouvait ici un petit pavillon de chasse qui avait été érigé par Jacques de l’Espée ». Le château se compose de neuf travées posées sur un soubassement aveugle et il monte sur deux niveaux et demi. Le dernier niveau est séparé du précédent par un cordon larmier surmonté d’un autre cordon qui précède la gouttière moulurée. Les baies oblongues sont à petits-bois. Du côté sud, la travée centrale est isolée et précédée par un portique soutenu par deux colonnes cylindriques. Du côté nord, l’accès s’effectue par une porte-fenêtre. La totalité des ouvertures est munie de volets sauf en attique. L’ensemble est protégé par une toiture en bâtière à quatre pans, couverte en ardoises et animée de trois lucarnes. Le château dans sa blancheur récente profite d’anciens communs, de garages et d’annexes de grand charme. Les écuries servent désormais de restaurant.

SOURCES:
Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005

Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel XI, Hobonia 2005