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Le Loveld, entre élégance et massivité


Kasteel van Aalter - 9880 Aalter



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  • Le Loveld ne manque pas d’allure grâce à ses belles toitures. © Philippe Farcy

  • Malgré la terrible diminution du domaine passé de 750 à 14 ha, le Loveld reste un endroit d’exception. © Philippe Farcy



Nom Officiel Kasteel van Aalter
Localisation 9880 Aalter
Construction 1912
Style Éclectique, classique Louis XIV, classique Louis XV
Architecte Octave Flanneau (1860-1937)
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Non classé

Dernière mise à jour : 24/03/2013


Un château construit autour d’un lot de boiseries provenant d’un château des comtes de Montalembert.


Anciennement aux Merode, cette terre de Loveld à Aelter était au début du XXe siècle d’une contenance de 750 hectares. On doit le château au comte Charles de Hemricourt de Grunne, bourgmestre de ce village, né en 1875 et décédé en 1937. Il avait épousé à Paris sa cousine Valentine de Montalembert, fille du comte René et de Marie-Clothilde Guesdon de Beauchêne. La sœur de Charles (Anne) allait par ailleurs épouser le frère de Valentine (André). Charles était le fils de François de Grunne (1850-1926) et de Madeleine de Montalembert (1849-1920), fille du comte Charles-Forbes (1810-1870), député du Doubs et des Côtes-du-Nord, ami de Lamennais et de Lacordaire, et de Marie-Anne de Merode. Madeleine décéda au château d’Ophem, sur Wezembeek. Charles était le frère de Guillaume et de Xavier, deux personnages centraux dans le drame de la mort du roi Albert Ier en février 1934. En 1952, le château fut à vendre par les cinq enfants de Charles et Valentine avec 72 hectares de parc et terres sableuses. Il est resté un an sur le marché sans que personne ne se décide. Le prix demandé était de 5 millions et demi de francs belges. Des 72 hectares, il en reste à présent 14, en ce compris un petit étang. Le premier acheteur fut M. West, industriel, un des constructeurs de l’autoroute Bruxelles-Ostende. Il avait installé ses bureaux dans le château, mais il fit faillite et le domaine fut loti.

Des cinq allées qui menaient à la demeure, on en conserva une, longue et belle puis on construisit trois cents maisons. Le château fut ensuite racheté par Monsieur Walkens, fils du bourgmestre de Maldeghem. Walkens importait des automobiles DKW et des camions Berliet. À son tour, il fit faillite car, nous dit l’actuel maître de céans, « les Français l’obligèrent à acheter pour trois millions de francs belges de pièces détachées pour des camions qui ne furent jamais livrés ». L’actuel propriétaire acquit le domaine en janvier 1969. Il a cinq enfants.


Toitures variées

Quant au château, il se compose d’une bâtisse principale de quatre travées de longueur et de trois travées de large. Puis l’architecte Flanneau lui a accolé en équerre une aile plus basse, large de trois travées serrées et longue de trois autres travées espacées. Le château s’élève sur deux niveaux posés sur un mince soubassement de caves (elles s’étendent sur 600 m2). Il est surmonté d’une haute toiture d’ardoises piquées de huit lucarnes en arcs surbaissés. Sa partie haute est plate. Du côté de l’aile de retour, les deux niveaux d’habitation sont moins élevés et surmontés par une toiture mansardée qui évoque la grâce et les proportions de Hex. La demeure est totalement construite en briques et animée de décors de pierre blanche pour le soubassement, les corniches et, entre ces deux parties, on l’employa pour le bandeau séparant les deux niveaux, mais surtout pour les pilastres à refends qui séparent les travées et agrémentent les arêtes des façades. Le château est donc une œuvre typique d’Octave Flanneau, célèbre architecte de la haute société qui intervint au château de Houtain-le-Val (galerie promenoir). On lui doit les châteaux de Reux pour les barons Goffinet, de Lamontzée pour les barons de Woot de Trixhe et de Zwynaerde (1922) pour les barons della Faille d’Huysse van den Hecke de Lembeke.


Visites interdites.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005