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Le Nobelstede, un château de grands propriétaires terriens


Kasteel Nobelstede - 9880 Aalter



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  • Pignons et lucarnes crénelées assortis d’un clocheton ajouré donnent du mouvement au château. © Philippe Farcy

  • Très bien isolé dans un grand parc, le château des Nobels a souvent changé de mains sans perdre ses charmes. © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. Ern. Thill & Nels n° 311



Nom Officiel Kasteel Nobelstede
Localisation 9880 Aalter
Construction 1643; 1905
Style Traditionnel flamand
Architecte
Occupants Kasteel Nobelstede Restaurant
Affectation Restaurant
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 11/01/2013


La vieille ferme de grande beauté abrite un restaurant.


D’après les sources, il y avait à Aeltre (ou Aelter) une seigneurie du nom du village. Le château de Nobelstede commémore pour sa part l’existence d’une ancienne propriété qui appartint aux gens du nom de Nobels, à en croire le père Pierre De Wulf (92 ans), petit-fils de Romain de Wulf qui avait acheté le domaine en 1899 à la famille Hyde. Les Nobels vendirent la terre à Claude Damas, le fils, qui érigea plus une ferme qu’un château. Le premier fermier de cette terre, alors de neuf hectares, était Jacques De Vliegher. Isabelle-Thérèse Damas, fille de Claude fils, hérita du domaine. Elle épousa Emmanuel De Vulder, sire de Westdijke. Ils vécurent ici et y firent naître leurs enfants. Leur fille Marie-Caroline conserva les lieux. Elle hypothéqua le bien en 1718 ce qui présageait d’une vente. Celle-ci n’eut lieu qu’en 1733, après son décès. La succession vendit Nobelstede au chevalier Claude-François Everaert. Le domaine était alors composé de 61 ha de terres et bois. Le sieur Everaert avait été marié avec Lidvine Mackoen, mais elle devint veuve et en profita pour convoler à nouveau. L’élu fut Antoine Van der Stricht. Leur fils, Louis-Pierre Van der Stricht, vendit dès qu’il le put le domaine à Abraham De Backere, le 7 août 1751. En 1762, voilà que la demeure changea encore de mains.



Famille de grands propriétaires


Cette fois, il s’est agi de Jean-Corneille Brant. En 1765, il vendit son château à Jacques de Brauwere qui s’en sépara en 1772 en faveur de Pierre-François Hyde. Les Hyde restèrent ici jusqu’en 1899, offrant ainsi plus de stabilité au domaine, comme le firent après eux les De Wulf. Ces derniers possèdent 11 ha de parc et 150 ha de terres cultivables; la ferme attenante au château, là où se trouve le restaurant, profite pour sa part de 2 ha 40 ca. « Mon grand-père a acheté ceci après la mort de son père survenue en 1897. Il a agrandi la maison, mais il l’a surtout améliorée car il s’agissait de deux élévations différentes. Elles furent mieux agencées grâce à lui et à l’architecte dont je ne connais pas le nom. Nos ancêtres sont originaires de Cassel et de Furnes. Nous avions une brasserie et des intérêts immobiliers », précise le père Pierre De Wulf. « Mon arrière-grand-père était un grand propriétaire. Il possédait 480 ha du côté de Vielsalm et une soixantaine de maisons à Bruges et dans les environs. Il avait eu dix enfants. Jadis le château était entouré de douves. J’avais dans le temps installé une école dans le château et en été, j’ouvrais le parc pour un camping ».


Plan massé

Le château est de plan massé construit en briques et pierre blanche. Il est organisé autour d’un corps central de cinq travées montant sur deux niveaux égaux posés sur un soubassement de pierre, aveugle. Le logis est assorti d’une tour carrée en retrait quand on regarde la face principale et en nette avancée quand on observe la face donnant sur le parc. Vers l’arrivée au château, l’architecte a placé une travée de trois niveaux en fort ressaut, animée de cartouches datés de 1905, d’un contrefort et d’un pignon à gradins. La tour carrée sert partiellement de joint avec une autre aile de la demeure. Cette aile ne présente qu’une travée de côté et elle s’étire sur trois travées en longueur. La tour ornée de bandeaux plats et d’une frise d’arcatures surbaissées monte sur trois niveaux. Ses faces sont limitées à une travée. Sa toiture en pavillon reçoit des lucarnes, mais est surtout couronnée d’un superbe clocheton ajouré terminé par un bulbe à flèche. Les façades de la maison sont animées selon les endroits d’un réseau d’arcatures, mais aussi de diverses lucarnes passantes à gradins. Les toitures de la demeure sont en bâtières couvertes de tuiles.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005