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Poederlé, une petite perle plutôt récente


Château de Poederlé - 1480 Saintes (Tubize)



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  • Poederlé, un peu à l’écart de Saintes, est un lieu de raffinement et de douceur de vivre. © Philippe Farcy

  • Cette demeure et son environnement tiennent de la perfection. © Philippe Farcy



Nom Officiel Château de Poederlé
Localisation 1480 Saintes (Tubize)
Construction XIXe et XXe siècle
Style Louis XV
Architecte Emile Janlet (1839-1918)
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 18/08/2012


Le domaine évoque des seigneurs venus des environs d’Herentals


Juste en contrebas de l’imposante et fort belle église gothique Sainte-Renelde dont il faut visiter l’intérieur, se trouve le petit château de Poederlé. Presque menu par rapport au temple, il s’en dégage néanmoins une atmosphère de paix et de sérénité, de beauté surtout. À la rigueur gothique, répondent les grâces du style Louis XV, même si celui-ci n’est point d’époque en sa totalité. Car contrairement aux apparences, ce château était avant les années 1920 une demeure de notable comme on en trouve beaucoup à travers notre pays. Il aura fallu quelques interventions bien senties de l’architecte Emile Janlet, déjà rencontré à Beusdael et aux Cailloux à Jodoigne, pour faire d’une demeure sans spécificité particulière, une des plus charmantes maisons du Brabant.

Les parties les plus anciennes du domaine, outre les platanes et quelques arbres plantés à l’arrière du château, sont les dépendances. Elles sont animées aux pourtours des baies et des encadrements des portes cochères d’une pierre verte assez tendre provenant d’une carrière locale épuisée.

Le château, sans doute construit vers 1840-1850, est constitué d’un bloc carré posé sur un soubassement aveugle ; il monte sur deux niveaux inégaux. La toiture mansardée remplace depuis quelques décennies une toiture en pavillon jadis couronnée par une terrasse surmontée d’un triple clocheton bulbeux. Désormais la couverture d’ardoises est terminée par un double clocheton dont le support est ajouré. Les lucarnes à pétales ont été remplacées par des lucarnes en arc surbaissé. La cour d’honneur est campée latéralement par les deux dépendances centrées sur un fronton pignon percé d’une baie centrale.



Bras ouverts


À droite, trois portes en plein cintre leur font face. Les toitures sont ici en bâtière et les pignons latéraux sont débordants. Janlet trouva la gracieuse idée de relier les pavillons latéraux à la maison par un jeu d’arcades concaves trilobées. Leurs arcs sont en anse de panier. Les arcs sont couronnés par une balustrade baroque. Ce sont des bras ouverts pour le visiteur appelé à entrer dans cette maison chaleureuse.

Dans son apparence précédente, le château comptait deux égales travées de large. Maintenant, du côté ouest, les deux travées ont été repoussées vers le parc et celles du bas ont été transformées en porte-fenêtre et en large baie bombée. À l’arrière, un escalier à trois volées donne accès à un perron de pierre bleue. Ici comme sur la façade principale, on a installé aux deux travées centrales des encadrements exceptionnels de style rocaille bruxellois. Ils proviennent d’une ou plusieurs maisons du quartier de la Putterie à Bruxelles.

Tous ces aménagements de qualité ont été assumés par le notaire Dupont, de Halle. Ce dernier avait acheté le domaine au baron (1872) Sélim d’Olmen de Poederlé (1836-1898), époux de la vicomtesse Valentine de Jonghe d’Ardoye (1845-1896). Elle était la fille de Théodore et de Césarine (des marquis) d’Humières. Les d’Olmen eurent trois filles. Quant à Sélim, il était le fils du baron Hippolyte, né à Saintes en 1803, et d’Emily Smith. Les d’Olmen, barons de Poederlée depuis 1717, étaient à certains moments seigneurs de la Courtaubois, d’Ottignies, de Chaufontaine, de l’Escaille, de Schepse (dépendant de Baele, près de Lierre, vendu à l’abbaye d’Averbode) et de Walle. Ils furent alliés aux Steenhuis, Arckel, van der Donck, van der Cruyce, le Clercq et aux Vicq de Cumptich. Les actuels propriétaires ont acheté Poederlé en 1965.




On ne visite pas. La maison se voit un peu de la rue.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005