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Château du Chenois - 1480 Tubize



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  • Depuis le verger, le Chenoy montre sa fierté. © Philippe Farcy

  • Posé sur une butte à 80 mètres d’altitude, le château profite d’un isolement enviable. © Philippe Farcy

  • Entre tradition et Beaux-Arts, le Chenoy impose son excellente facture. © Philippe Farcy



Nom Officiel Château du Chenois
Localisation 1480 Tubize
Construction 1911
Style Traditionnel
Architecte Henri Van Montfort (1882-1976); J. Janlet pour le jardin
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 09/11/2014


Posé sur une butte à 80 mètres d’altitude, le château profite d’un isolement enviable.

René Janssens, secrétaire général au Ministère des Affaires étrangères, passa commande en 1910 de ce château. Il était le grand-père maternel de l’actuel propriétaire. L’architecte choisi en était aux débuts d’une belle carrière. Henri Van Montfort, installé à Ixelles, n’avait pas encore trente ans quand le château daté de 1911 fut terminé. Montfort avait été l’élève d’Ernest Acker (1852-1912), architecte théoricien, professeur à l’Académie de Bruxelles et défenseur d’un classicisme épuré quand il ne proposait pas des œuvres de la néorenaissance. Monfort a-t-il laissé d’autres créations aussi importantes que le Chenoy ? Ce n’est pas sûr car ses intérêts se placèrent ensuite sur des maisons de plus petite taille et des ensembles sociaux comme la Cité du Miroir, rue Blaes à Bruxelles (1939). Il réalisa à Forest les cités de Kersbeek et de Neerstalle entre 1922 et 1927, comme l’écrivit en 2004 Benoît Mihail. Le château a été érigé sur des terrains agricoles qui appartenaient aux De Stordeur, de Louvain, versés dans l’agro-alimentaire. Toutefois, le bois de haute futaie qui jouxte le château a été planté vers 1800-1810, nous disait le propriétaire actuel.


Schiste

La demeure a été édifiée en schiste de différentes couleurs, allant du gris au brun et au bleu vert. Le corps central est constitué de trois travées axiales posées sur un soubassement aveugle. Il monte sur deux niveaux inégaux. Une terrasse permet de descendre au jardin à travers une porte-fenêtre couronnée d’une imposte à petits-bois. Un oculus rond vient animer le second niveau à l’est. Cette partie du logis est calée entre deux avancées. Il s’agit à l’ouest d’une grande tour carrée de cinq niveaux inégaux placés sous une toiture en cloche à quatre pans.

À l’est, l’architecte a imaginé une avancée en demi-cercle, de trois travées, montant sur deux niveaux. Séparée du pignon oriental long de trois travées (dont une aveugle en haut) par un chaînage, cette avancée évoque celle du château de Résimont. La couverture est ici proche d’un dôme. À l’ouest, la tour carrée est bordée par un édicule d’un seul niveau en forte avancée précédé d’une terrasse à l’élégant garde-corps baroque. Cette adjonction est épaisse d’une travée vers le sud et large de deux baies dont les linteaux sont ornés de clé, vers l’ouest et le nord. La toiture mansardée accueille des lucarnes en plomb de forme circulaire. La façade nord est à la fois sobre et monumentale. Van Montfort a étiré sept travées de part et d’autre du perron. Celui-ci est sommé d’un balcon de style Louis XV. L’entrée du parc permet de longer les communs d’un seul niveau sous une toiture mansardée ornée de quelques lucarnes passantes. Le rez est animé par quatre portes. Une paire a été dessinée en arc en plein cintre tandis que l’autre s’ouvre sous des arcs en anse de panier. Les quatre ouvertures sont limitées par des cordons de briques.

Le dessin du parc par J. Janlet est conservé. Il prévoyait un potager-fruitier et des éléments décoratifs dont une partie existe toujours. Le parc compte quelques arbres magnifiques.



On ne visite pas. Le château se voit de la rue.