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Velm quand les langues se délient


Kasteel van Velm - 3806 Velm (Sint-Truiden)



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  • Velm est une demeure imposante bordée d’une très belle ferme où l’on creuse des sillons linguistiques. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Kasteel van Velm
Localisation 3806 Velm (Sint-Truiden)
Construction Vers 1780
Style Louis XVI liégeois
Architecte Gravure : vers 1860
Occupants Talencentrum van Velm-Kasteel van Velm
Affectation École
Protection Bien classé le 20 juin 1984

Dernière mise à jour : 22/03/2013


Ancien domaine des Joséphites, il est resté dans l’orbite scolaire.


Perdu dans les campagnes entre Saint-Trond et Hannut, le château de Velm est dit aussi « Château de Schore » ou « de Score » voire « Het Schoor », en référence au lieu-dit où il est posé. C’est un édifice de style Louis XVI liégeois, comme celui tout proche de Wamont. Cela tient à l’appartenance de la terre à la principauté mais seulement à partir du début du XVIe siècle. La première mention de Velm date de 790. Ensuite à partir du Xe siècle, Velm fut détenu par l’abbaye bénédictine de Gorze près de Metz. Gorze fut fondée en 745 par l’évêque Chronegand. En cette période lointaine et pendant plusieurs siècles, Gorze sera en relation étroite avec les abbayes de Soignies, Stavelot, Saint-Hubert et Gembloux. Le prince-évêque de Liège Erard de la Marck acheta la terre de Velm à l’abbaye de Gorze prise comme la ville de ce nom dans des troubles religieux qui ruineront cette partie du pays lorrain. Erard céda Velm dès 1530 au chapitre de la cathédrale Saint-Lambert à Liège. Celui-ci demeura seigneur de Velm jusqu’à la chute de l’Ancien Régime. Toutefois, entre 1618 et 1622, la seigneurie fut donnée en gage à Laurent van Dormael.



Valse de propriétaires

Ensuite, vers 1780, un domaine fut octroyé à André-Christian Vanmuyzen, qui allait devenir sénateur et mayeur de Tongres. Il fit ériger le château actuel que sa famille conserva jusqu’en 1864. À cette date, apparaît la famille de Lexhy, originaire de Saint-Georges près de Liège, comme le signale Claude-Charles Feÿs. Emile-Arnold de Lexhy (1829-1880) était avocat, conseiller provincial et député libéral pour le siège de Waremme. Il était marié à Fulvia Rigo-van Straeten (1835-1889), originaire de Tongres. Emile-Arnold était le fils d’Arnold-François (1787-1868), mayeur de Saint-Georges, Momalle et Jeneffe; il fut marié à Marie-Elise Massart (1798-1884), décédée au château de Limont chez sa belle-sœur Elise, femme de Théophile Naveau. Les Lexhy possédèrent à Velm 135 hectares; ils n’eurent point d’enfant.

Une fois veuve, Dame Rigo-van Straeten convola à nouveau le 5 mars 1883 avec l’intendant du château le sieur Gilles Cajot. Il était né à Soiron et était veuf de Marie Lejeune. Cajot sera bourgmestre de Velm de 1894 à 1898. Au décès de sa femme, le bien fut repris par Alexis Rigo, frère de Fulvie qui résidait au 309 de la chaussée Saint-Pierre à Etterbeek. Non marié, il laissera le château à Jeanne Gijselinck (1849-1927), veuve d’Isidore Parijs qui vivra là avec Gilles Cajot, après avoir passé son enfance avenue Louise à Bruxelles.

Quand M. Cajot connut le trépas, Dame Parijs fit venir à Velm ses deux sœurs et son frère Edouard. Une des sœurs avait épousé M. Dupont. L’autre était unie à Vital Maillet. Tout ce petit monde vécut ensemble de longues années et reçut même pour divers week-ends de chasse, les visites de Léopold II à qui une chambre était réservée. Au décès de Mme Parijs, le bien échut à ses neveux Maillet. Le 20 juin 1930, les héritiers se défirent de Velm en faveur de Clément Peten qui ne le garda même pas un an. Le 24 février 1931, il revendait le lot aux Pères Joséphites.

En 1952, le domaine était à nouveau vendu car les pères venaient d’acheter le château de La Berlière et 25 ha. Trois membres de la communauté restèrent au château pour les besoins du culte local. Le 18 octobre 1962, une fiduciaire anversoise qui venait d’acheter le lot le revendit en partie à l’architecte du village, Jos Hoche et de son épouse née Champagne. En 1972, M. et Mme Mahieu en firent une école de langues pour adolescents et adultes avant d’acheter le site en 1991.



Façades sobres

Le château est protégé par des grilles arrimées aux ailes latérales formant la cour d’honneur. On entre dans celle-ci à travers deux piliers à refends sommés de vases Medicis à godrons. La façade principale de la demeure monte sur trois niveaux dégressifs sous une toiture mansardée animée de cinq lucarnes en bâtière. Sept travées composent la façade. Les trois travées centrales sont légèrement en ressaut et isolées par un réseau de chaînage en pierre bleue. On retrouve la même idée aux arêtes du bâtiment. La pierre bleue est encore d’usage pour les encadrements des baies à linteau bombé à clé. Un large perron permet d’accéder au hall d’entrée. On y voit trois portes-fenêtres à arcs en plein cintre surmontant des baies d’imposte à petits-bois rayonnants.

À gauche, une aile de dépendances mène aux annexes. La façade arrière est développée sur le même principe, mais une galerie couverte des années 1950 d’un seul niveau en limite la lecture. Sur la droite de la façade d’accès, les Joséphites construisirent une aile d’accès à la chapelle. Celle-ci sert désormais de cantine pour les élèves. Un charmant colombier anime le parc planté d’arbres anciens.


Visites possibles dans le cadre des activités scolaires.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005