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Un trésor sort enfin de l'épouvante


Kasteel van Viane - 9500 Viane (Geraardsbergen)



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  • © Philippe Farcy

  • Viane semble immense. Il est seulement délicat comme une porcelaine. Voilà une des perles oubliées de notre patrimoine qui attend que l’on s’occupe de son triste sort. © Philippe Farcy

  • Le château des Partz est inventif, surprenant comme une rocaille française mêlée de rigueur déjà néoclassique. © Philippe Farcy

  • Au sommet de la coupole intérieure, la toiture d’ardoise est piquée d’un globe armillaire et d’une girouette armoriée. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • L'Orangerie © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Les armes de Partz, seigneurs de Viane © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Kasteel van Viane
Localisation 9500 Viane (Geraardsbergen)
Construction 1545; vers 1760
Style Louis XV
Architecte
Occupants Kasteel van Viane - Château de Viane b.v.b.a.
Affectation Restaurant
Protection Classé depuis le 30 novembre 1977

Dernière mise à jour : 11/01/2013


Viane a enfin été vendu. Un petit miracle rocaille sur la route de Grammont à Enghien va revivre.


Classé comme monument et comme site paysager depuis le 30 novembre 1977, oublié par les littérateurs, Viane était, dans sa misère très récente, une injure au respect que mérite le patrimoine majeur de notre pays. Sa protection officielle n’a, comme souvent, rien changé à son état. Il vient d’être vendu et on évite ainsi une catastrophe digne de ce que subissent les châteaux de Beaulieu à Machelen et de Heers.

Viane apparait comme une petite perle digne d’un prince du Siècle des Lumières. Avec un peu d’imagination, on remédiera facilement aux apparences lépreuses des bâtiments. En effet, le parc est envahi par un camping pour lequel l’orangerie sert de buvette. Toutefois, les communs, fort bien tenus et précédés par une splendide pompe en pierre bleue d’époque baroque, sont occupés par un café que détient M. Poelaert. Le château est encore stable, mais il n’est plus ce que grava Jobard en 1825. Jadis, l’entrée s’effectuait par le porche-colombier de deux niveaux percés de quatre baies égales deux par deux, sous sa toiture d’ardoises mansardée et pyramidale. Les deux ailes des écuries et des remises à voitures s’étirent de cet angle en une équerre, sur plus de vingt mètres chacune. Leurs toitures sont également mansardées mais couvertes de tuiles. Leur état est pitoyable.



Magnifique escalier

Le château, précédé par un exceptionnel escalier rocaille (chantourné comme une assiette en Tournai et proche de celui situé dans le parc Paradisio (renommé Pairi Daizia) à l’ancienne abbaye de Cambron-Casteau) est monté en briques et décoré de pierre bleue. Cette pierre sert pour les encadrements de fenêtres (en anse de panier, à clé et à cavets). Les refends des angles accroissent la verticalité et ceux du centre sont terminés par des chapiteaux. La maison, a priori petite, apparaît alors dans toute son originalité. L’avant-corps central d’une travée est constitué de trois niveaux sous sa belle et récente toiture d’ardoises mansardée. Chaque pan du tambour s’ouvre par une lucarne à ailettes et, sous une corniche à modillons, se superpose encore le couvrement campaniforme à six pans piqué d’une flèche à globe céleste. Le dernier niveau est aveugle mais décoré d’un bandeau qui accentue son mouvement. Les deux niveaux inférieurs sont reliés par l’encadrement de pierre à enroulement et la baie du haut est sommée des magnifiques armes du baron de Partz, constructeur de cette résidence. De là, s’étirent deux ailes de trois travées sur un soubassement d’autant de jours. Ensuite, ces corps partent en retrait sur une façade brisée de deux puis d’une travée. Enfin, une autre aile de cinq travées s’élance pour clore le bâti.


Territoire minuscule

Les pignons sont aveugles. Pour les rejoindre, l’architecte, malheureusement inconnu, a imaginé une façade en trois volumes. Celui du centre est surbaissé afin de laisser apparaître le dôme central qui couvre le hall d’entrée. Dix-neuf travées furent nécessaires. Au centre, la porte-fenêtre est accolée à deux baies et précédée par un escalier aussi beau que celui de l’entrée. Jadis, tout cela était chaulé. Il n’y avait évidemment pas de tarmac. Viane est un des plus beaux châteaux de Belgique. Sa lente mort était une honte. Viane appartint aux Luxembourg puis aux Egmont, aux Partz et enfin aux barons de Blondel de Beauregard jusqu’en 1913. Héritier de la deuxième génération d’un domaine de 9 hectares, M. Poelaert a vendu voici une dizaine d’années le château seul avec 80 ares à M. Van der Heyden, d’Anvers. M. Poelaert s’en irait bien aussi, pourvu qu’il y gagnât sa vie. Mais en l’an 2002, il y était toujours. Par contre, le château et son minuscule territoire ont changé de mains en 2001. Des Hollandais ont acheté.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 

Kasteel de Blondel de Beauregard (ID: 8758), De Inventaris van het Bouwkundig Erfgoed, Onroerend Erfgoed https://inventaris.onroerenderfgoed.be/dibe/relict/8758