FR - NL - EN
ACCUEIL AGENDA CONTACTEZ-NOUS FAQ CONNEXION CHÂTELAINS

À Wemmel, il n'y a que Taye qui aille


Château de Wemmel - 1780 Wemmel



Contacter

Catégorie : Informations Business Evénements
Prénom
Nom
E-mail
Téléphone
Veuillez écrire CASTLE dans le champ ci-dessous:

  • Résidence communale, le château des Taye, puis des Limburg Stirum est entouré d’un reste de parc serti de trop proches maisons sans âme. © Philippe Farcy

  • Heureusement pour ses vieilles briques, le château de Wemmel a conservé son aspect enduit. Sa blancheur enchante. © Philippe Farcy



Nom Officiel Château de Wemmel
Localisation 1780 Wemmel
Construction 1649
Style Traditionnel brabançon
Architecte
Occupants Gemeentehuis van Wemmel/Maison Communale de Wemmel
Affectation Maison communale
Protection Bien et site classés le 13 août 1953

Dernière mise à jour : 04/01/2013


Lieu d’atterissage des premiers Limburg Stirum belges.

Le château de Wemmel fut une châtellenie de Bruxelles et ne dépendait pas du duc de Brabant, nous apprend Alphonse Wauters. Aux XIIe et XIIIe siècles, s’y établirent les Wambelne ou Wamble. Par mariage, le bien arriva aux seigneurs de Crainhem et de Grobbendonck; cette domination dura un peu plus de cent ans.



Famille patriarcale de Bruxelles

Le domaine entra par succession dans la famille Taye dès la fin du XIVe siècle. Elle le conserva jusqu’en 1792 et donna souvent des bourgmestres, ammans, échevins ou trésoriers à Bruxelles et aux villages des environs. Engelbert Taye, marié à Jacqueline de Rodoan, fut fait baron de Wemmel le 4 juin 1628. Philippe-Albert, son petit-fils, devint en 1689 le premier marquis de Wemmel. Le dernier porteur mâle du nom fut Amour-Joseph-Philippe, marié à Marie-Angéline comtesse de Mercy-Argenteau et mort en 1792. Il était le fils de François-Philippe et de Catherine-Louise de Cottereau, marquise d’Assche. Marie-Josèphe, soeur d’Amour, hérita du domaine. Elle avait épousé son parent Jean-Antoine, comte van der Noot, seigneur de Haeren. Le bien passa donc aux van der Noot mais pas longtemps car il fut vendu dès 1838 au comte Guillaume-Bernard de Limburg Stirum (1795-1889), époux d’Albertine de Pret (Huldenberg). Il fut le premier des Limburg Stirum à s’établir en Belgique. Les Limburg Stirum qui donnèrent un mayeur à la cité, possédèrent le château jusqu’en 1939. Pour sortir d’indivision, Wemmel fut vendu à la commune qui y a installé ses bureaux.



Morcellement dommageable

On regrettera que le parc ait été morcelé et bordé de maisons disgracieuses et que, pour améliorer les accès, les anciennes écuries gravées par Harrewyn aient été abattues. Pour le reste, le château est conservé dans un état impeccable sous son enduit blanc. Son grand escalier intérieur et une superbe cheminée gothique frappée des armes d’alliances des Taye perpétuent encore le souvenir d’un passé de qualité. On y trouve inscrites autour de la date de 1451 d’une part les familles Bourgogne, Hamaide, Mol, Rotselaer, Enghien, Montfort et Melun. D’autre part, Rochefort, Ligne, Berthout, Detassen ?, Bouchout, Liedekerke et Morriames ?. Le château actuel porte la date de 1649 sur sa façade principale (sud) qui est précédée d’un bel escalier (moderne) en pierre bleue. La bâtisse n’a presque pas changé si ce n’est le doublement d’une partie du corps de logis par une aile en équerre, la disparition d’une tour d’escalier et la construction d’une seconde tour latérale à l’ouest.
Celle-ci aurait servi de modèle pour les deux tours construites en 1922 au château de Huldenberg par le comte Everard de Limburg Stirum (1868-1938), époux de la baronne Louise Gericke d’Herwijnen (Huldenberg).



Style flamand

On accède au château par une double porte cantonnée de deux baies. Le logis se présente en L. Le pignon sud est crénelé et s’élève sur deux niveaux posés sur un haut soubassement aveugle, de grès. L’aile droite présente un pignon de deux niveaux séparés par deux bandeaux; il est bordé de volutes et sommé d’un fronton en arc surbaissé. Le pignon de gauche est plat. La tour carrée qui lui est jointe grimpe sur trois niveaux et une travée. La façade ouest compte quatre travées sur deux niveaux. La tour de droite présente un troisième niveau aveugle et deux travées. Sur son flanc est, elle compte deux baies rectangulaires en bas et deux très belles baies baroques au troisième niveau. La face est compte encore une tour à pignon à gradin. Au nord, les huit travées sont inscrites dans cinq éléments constructifs différents offrant un curieux jeu d’avancées et de retraits. Les toitures d’ardoises, très variées, sont en bâtière, mansardées au nord, en pavillon pour les tours sud, piquées de bulbes et de clocheton à la tour nord où les gouttes de la corniche ajoutent au charme ambiant.



Visites possibles. 



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel III,  Hobonia 1989
Philippe Seydoux, Châteaux de Flandre et du Hainaut-Cambrésis 1977
Alphonse Wauters, Histoire des Environs de Bruxelles, T. IV, pp. 76 et s., 1855