FR - NL - EN
ACCUEIL AGENDA CONTACTEZ-NOUS FAQ CONNEXION CHÂTELAINS

Le sourire du Chapois anime Gosselies


Château du Chapois - 6041 Gosselies (Charleroi)



Contacter

Catégorie : Informations Business Evénements
Prénom
Nom
E-mail
Téléphone
Veuillez écrire CASTLE dans le champ ci-dessous:

  • Installé au coeur d’un parc superbement planté, le château se dédouble dans les eaux verdâtres de l’étang. © Philippe Farcy

  • La symétrie est la principale caractéristique du château du Chapois à Gosselies. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Château du Chapois
Localisation 6041 Gosselies (Charleroi)
Construction Vers 1830
Style Néoclassique
Architecte
Occupants Collège Saint-Michel
Affectation Ecole
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 12/01/2013


Un domaine agreste né avec la Belgique.


Dans cette cité dépendant de Charleroi, il reste encore quelques enclaves de vieilles pierres du temps passé. Entre les voitures qui s’engouffrent dans un furieux enchevêtrement de rues, on se souviendra que Gosselies profite toujours de la tour du château des comtes de Marnix, vestige d’un puissant château; Gosselies compte encore avec le couvent des Récollets fondé par ces mêmes Anversois héritiers des comtes de Bousies, sans oublier la charmante chapelle baroque qui jouxte l’hôpital. Sur un autre versant, s’élève le château de Bois-Lombut, poumon vert entretenu par les le Hardÿ de Beaulieu, à un jet de pierre de l’aéroport et du zoning industriel ce qui fait craindre pour son avenir.

Le Chapois allonge cette petite liste du patrimoine local où l’on regrette encore d’avoir abattu sans raison le bel hôtel de ville éclectique de la fin du XIXe siècle. La propriété qui nous occupe ici est le fruit du capitalisme et de la bourgeoisie triomphantes. La terre est toutefois citée dans les textes dès 1453. Chapois, drôle de mot, voudrait signifier gerbier ou bâtiment brassicole. Le petit château a été construit au sommet d’une butte dans le style néoclassique par la famille Drion.



Réussite industrielle

Maîtres de forges, les Drion possédaient des clouteries. Adolphe, premier baron Drion (1866), devenu ensuite baron Drion du Chapois (1898) naquit à Gosselies en 1831. Il était le fils de François-Joseph et de Camille Dumont. Ce couple édifia le château vers 1830. La comtesse Huguette de Broqueville, née Drion, nous indiquait que ses aïeux connurent « un petit Chapois sis à droite de l’actuel château à l’emplacement de la cour de récréation. Cette maison avait été érigée par les Drion lors de leur implantation en 1797. Elle a été détruite au début du XXe siècle ». Le Chapois est un joli morceau de notre patrimoine architectural et paysager. Et ceci malgré « la perte d’une partie substantielle du parc du fait de la création de l’autoroute A54 qui traverse le fond du domaine », nous révélait l’actuel baron Drion du Chapois. Cette belle propriété plantée d’arbres superbes a pourtant été oubliée et méprisée par les auteurs.

Le château n’offre guère d’histoire. Il appartient aux Augustins de l’Assomption depuis 1953 selon les désirs du baron Michel Drion du Chapois, petit-neveu des édificateurs.
On y appréciera l’ordonnance des espaces conçus avec symétrie. La maison émerge entre deux ailes auxquelles elle est reliée par deux ailes basses de trois travées faisant portique et surmontées d’une belle balustrade. Les ailes de retour compte un niveau et demi de hauteur pour neuf travées de longueur. Leurs pignons sont aveugles.



Communs transformés en classes

L’accès au château s’effectue par un perron de quatre degrés bordés par deux sphinges égyptiennes. Le logis est disposé en un quadrilatère de cinq travées s’élevant sur deux niveaux et demi auxquels il faut ajouter le soubassement. Le premier niveau est animé de refends. Il est séparé de l’étage supérieur par un cordon larmier. Le troisième niveau est éloigné des corniches par un double cordon précédant la ligne des trous de boulins. L’ensemble des façades est cimenté. Les baies du rez possèdent des seuils posés sur des consoles à volutes. Les encadrements des fenêtres sont plats mais la présence de linteaux épais sommant les baies du niveau intermédiaire donne de l’animation à la simplicité générale des décors. Il ne faudra pas oublier le beau balcon placé au centre. À l’arrière, l’ordonnancement des lignes est presque identique. Le perron central bénéficie d’une belle verrière. De plus, les ailes posées en équerre se terminent sur le parc par de larges façades de trois travées. Deux d’entre elles sont aveugles. Ces deux ailes sont couvertes par un fronton triangulaire percé d’un oculus. L’aile gauche possède toujours sa petite chapelle. La statue d’Emmanuel d’Alzon (1810-1880), fondateur des Augustins de l’Assomption et des Oblates de l’Assomption, anime la cour d’entrée.


On ne visite pas. Le château se voit de la rue.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002