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Trazegnies, souvenirs d'une puissante féodalité


Château de Trazegnies - 6183 Trazegnies (Courcelles)



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  • Le célèbre châtelet d’entrée de Trazegnies va retrouver sa tourelle animée jadis d’une horloge. © Philippe Farcy

  • La cour intérieure est superbement ornée de frontons brisés et surbaissés. Le style Louis XIII trouve ici un de ses accomplissements à l’ombre d'un platane fabuleux. © Philippe Farcy

  • Les longs murs percés de rares jours donnaient jadis sur des fossés profonds. © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. Nels, série 18, n° 7

  • Timbre-poste, série Solidarité, 2 novembre 1985, dessin Oscar Bonnevalle, gravure Jean de Vos, Catalogue Officiel de Timbres-Poste (COB) n° 2193

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Nom Officiel Château de Trazegnies
Localisation 6183 Trazegnies (Courcelles)
Construction Du XIIIe au XXIe siècle
Style Traditionnel, Louis XIII
Architecte Jacques Du Broeucq, Henri Beyaert, Simon Brigode
Occupants Les Amis du Château de Trazegnies a.s.b.l.
Affectation Musée
Protection Bien classé le 30 mars 1962

Dernière mise à jour : 30/07/2013


Retour aux sources et l’œuvre de Beyaert assassinée.


En cet été 2003, on travaille à Trazegnies pour restaurer le château. C’est une bonne et belle nouvelle. On l’atténuera cependant par la disparition récente (avril 2003), sur ordre de la commune de Courcelles, de la grande terrasse dessinée par Henri Beyaert, né en 1823. Beyaert est l’auteur du château Marnix à Overijse et des transformations du château de Faulx-les-Tombes. Les édiles ont prétexté que la terrasse risquait de s’effondrer sur les citoyens, comme on joua sur ces mots à Woluwé-Saint-Pierre pour détruire la maison du 120 avenue de Tervueren, construite par Paul Hamesse. Quoique privée de ses vases qui animaient le garde-corps, cette terrasse de style néogothique faisait partie des transformations et ajoutes de l’architecte bruxellois datant de 1854. Il s’agissait d’une commande du marquis Alexandre-Gillion de Trazegnies, dernier de sa lignée. Vendue à un marchand, il aura fallu un mois entier pour la faire disparaître... On n’en écrira pas plus sur ce que représente aujourd’hui encore le mépris de l’éclectisme et les risques que font peser sur ce patrimoine l’incurie des gens.



Fleuron d’un pays vert

Pour le reste, Trazegnies n’engendre que des satisfactions. Cet édifice en L était et est toujours un des fleurons de ce pays si vert jadis, si vert aujourd’hui encore, alors que tout le monde le croit gris de pluie et noir de cendres. Trazegnies demeure un patrimoine majeur de notre pays. Édifié à différentes époques, il présente une aile de style Louis XIII exceptionnel en nos contrées. Depuis 1926, le site appartient aux « Amis du Château de Trazegnies ». Il est classé depuis 1962 et cela explique que la Région Wallonne assume 80% des frais engendrés par la campagne de restauration qui a débuté en juin 2003. 680.000 € sont affectés à ce projet d’envergure. Le château en vaut la peine.
Le marquis Alexandre-Gillion déjà cité né en 1806, mourut en 1862. Il laissa le bien à sa nièce la princesse Nathalie de Croÿ, née princesse de Ligne. Celle-ci était la fille d’Eugène, prétendant au trône de Belgique, et de Nathalie de Trazegnies (1811-1835), morte en couches. Nathalie de Ligne épousa le prince et duc Rodolphe de Croÿ-Dulmen. Ils eurent une fille prénommée Nathalie (1863-1957), mariée au comte Henri de Merode (1856-1908), prince de Grimberghe, prince de Rubempré, marquis de Westerloo, président du Sénat et ministre des Affaires étrangères. Malgré cette position sociale enviable, la comtesse de Merode ne conserva pas le château de ses aïeux. Elle le vendit en 1891 accompagné par 335 hectares à la Compagnie des Charbonnages de Bascoup. Cette société s’en défit en faveur de l’Etat belge en 1913 et le château vidé de ses meubles avait beaucoup souffert. La suite est connue.


Destruction-reconstruction

D’une forteresse médiévale datant du XIIIe siècle, les armées du roi de France Henri II avaient fait un tas de pierres en 1554. Nos voisins se vengeaient de la perte du château de Folembray causée par les soldats de Marie de Hongrie. Dix ans auparavant, le château avait été amélioré dans la meilleure veine renaissante par l’architecte montois Jacques du Broeucq, auteur des châteaux disparus de Mariemont et Boussu. La reconstruction ne fut entreprise qu’à partir de 1630 par le deuxième marquis de Trazegnies, Gillion-Othon, époux de la comtesse Jacqueline de Lalaing -Hoogstraeten depuis 1631. Jadis presque en carré, le château posait sur une motte défendue par de profonds fossés aqueux et une enceinte. Ces défenses furent abattues en 1819. L’aile de Beyaert qui joignait l’aile Louis XIII à la tour circulaire à présent esseulée s’effondra en 1920. L’architecte Brigode qui intervint aussi au château de Fontaine-l’Evêque restaura le bien entre 1952 et 1954. On en est donc revenu aux sources d’Ancien Régime pour cette demeure imposante qui cache bien des trésors d’art en ses murs, à commencer par la généalogie Trazegnies peinte aux murs du rez-de-chaussée et ensuite par le passionnant musée des petits métiers de Georges Verhelst (2.000 pièces). Importants travaux en cours depuis juin 2003.


SOURCES:
Marquis de Trazegnies, Un personnage secret : Gillion, deuxième marquis de Trazegnies d’Ittre (1772-1847) époux de Constance-Amélie, comtesse de Nassau et de Corroy,  Le Parchemin, 77e année, n° 400, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, juillet-août 2012

extrait du JT (journal télévisé) de 19h30 de la RTBF chez RTBF.video, 28 février 2012 www.rtbf.be/video/v_le-chateau-de-trazegnies-a-besoin-de-fonds?id=1675523
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003
Marquis de Trazegnies, Autour de Georges, marquis de Trazegnies (1762-1849), et de son épouse Marie-Louise, comtesse de Maldeghem (1785-1844), suite
, Le Parchemin, 67e année, n° 339, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, mai-juin 2002

Marquis de Trazegnies, Autour de Georges, marquis de Trazegnies (1762-1849), et de son épouse Marie-Louise, comtesse de Maldeghem (1785-1844), Le Parchemin, 67e année, n° 338, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, mars-avril 2002

Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VI,  Hobonia 1995