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Monin, un charmant caprice éclectique


Château de Monin - 5362 Achet (Hamois)



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  • © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. Ern. Thill & Nels

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Château de Monin
Localisation 5362 Achet (Hamois)
Construction Vers 1830
Style Éclectique, néo-roman
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 06/01/2013


Monin n’est plus un pavillon de chasse


Signalé dès 1897 par J. Legrand dans l’Annuaire des Châteaux de Belgique, Monin apparaît dans le paysage condrusien vers 1830. Toujours entouré d’un très beau parc le château regarde vers la Famenne. Il est totalement édifié en briques et pierre bleue. Ce petit édifice possède un charme évident né de sa taille humaine, de son équilibre général et du rythme de l’élévation qui joue sur les horizontales, les courbes et les verticales. Il est surtout un témoignage délicat de l’historicisme en vogue dès le règne de Léopold Ier.


Un château à taille humaine

Monin est un château éclectique principalement construit dans le style néoroman.

L’architecte malheureusement inconnu oeuvra à la demande de Lambert de Woot de Trixhe créé baron par diplôme du 20 décembre 1847, né à Braives en 1791 et décédé à Lamontzée en 1874, comme en témoigne la belle pierre armoriée placée au sommet de la travée centrale. La façade principale regarde le sud. Elle se compose de cinq travées et de trois niveaux dont le dernier est en demi-hauteur. On adjoindra à l’élévation un soubassement de pierre bleue à jours rectangulaires sommés d’un cordon larmier; les caves s’y dissimulent. Les tours rondes, aux toitures en poivrière, inscrites de part et d’autre du corps central fournissent deux travées. Puis, autour de la porte-fenêtre à double vantaux placée sous une baie d’imposte trilobée et précédée de son perron, deux longues baies rectangulaires créent la jonction entre la travée centrale de double largeur et les tours. Ces baies, reprises à l’identique au deuxième niveau, sont ceinturées de pierre bleue (comme toutes les ouvertures) et partiellement moulurées. Les niveaux sont séparés par un petit bandeau alors que chaque travée est isolée de sa voisine par un faux contrefort sommé d’un chapiteau pentu. Ces contreforts ponctuent la totalité de l’immeuble. Mais à l’arrière, leur usage sert autant à marquer les angles du corps central qu’à rythmer les travées de l’avant-corps circulaire donnant vers le nord.


Decorum médiéval 

Toujours sur la façade centrale, on remarquera que la porte d’accès est limitée par deux colonnes cylindriques agrémentées d’un chapiteau roman. Par contre, à l’étage, le balcon est décoré de jours quadrilobés néo-gothiques comme la baie circulaire qui perce l’arc de décharge dans lequel s’inscrivent les deux portes-fenêtres séparées par une colonne romane. Le troisième niveau est séparé du précédent par un réseau d’arcatures que l’on retrouve sur l’ensemble du pourtour, à des niveaux différents sous des corniches à modillons. Sous un fronton aveugle piqué d’une flèche en fer forgé, on voit une baie en plein cintre et son imposte à petits-bois rayonnants. Deux jours complètent un décor amenuisé par rapport aux niveaux inférieurs; cet effet de perspective est destiné à renforcer l’impression de hauteur du bâtiment. Les façades latérales jouent avec les formes et les retraits. Dans une parfaite symétrie, on constate que les côtés sont édifiés sur quatre travées dont une pour les tours, deux pour le corps principal puis une quatrième pour l’avant-corps. Les volumes circulaires sont contrebalancés par des volumes plus carrés. La bâtière est couverte d’ardoises.

Courte histoire 


Quant à l’histoire de cet édifice, elle remonte donc à 1830 et à la volonté du châtelain de Jannée, marié d’abord à une Lheureux puis en secondes noces à Marie-Catherine de Cerf, de se pourvoir d’un relais de chasse au milieu de ses bois. Si l’architecte demeure inconnu, on sait que la maison est passée des Woot aux de Sauvage qui possédaient aussi le château voisin de Emptinne. Plus tard, le bien fut légué au comte de Cunchy, propriétaire de Villers-sur-Lesse. Enfin, en 1909, Monin fut acheté par Frédéric Büsch y Fers, lainier à Verviers mais industriel argentin, qui n’est autre que l’arrière-grand-père de Roch Charles de Moor, actuel propriétaire. Toutefois, le livre « Hamois en cartes postales » signale que Monin appartenait le 7 avril 1909 à M. Deblinière.



On ne visite pas. Deux molosses noirs dont nous avons oublié la race mais pas la blancheur de la dentition, montent la garde.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Annuaire des Châteaux de Belgique, Constant Baune, Bruxelles