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Mielmont, une ancienne forteresse digne du Périgord


Château de Mielmont - 5190 Onoz (Jemeppe-sur-Sambre)



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  • Tout a été réparé grâce à feu M. De Kock. Grâce lui soit rendue pour l’éternité. Mielmont à nouveau fait parler sa magie. © Philippe Farcy

  • L’accès à Mielmont vu depuis la cour. Place forte, le château a été sauvé par un Brabançon amoureux du patrimoine, wallon en l’occurrence. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Les armes des marquis de Beauffort © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Château de Mielmont
Localisation 5190 Onoz (Jemeppe-sur-Sambre)
Construction Du XIIe siècle au XXe siècle
Style Classique du XVIIe siècle et éclectique
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien classé le 12 septembre 1997

Dernière mise à jour : 31/05/2013


Mielmont sauvé par un amoureux du patrimoine


Perché au sommet d’une falaise qui domine la vallée de l’Orneau, Mielmont possède une fière allure. On sent que ce fut une forteresse. Mais des aménagements lui donnèrent une apparence de maison de campagne pour grand seigneur, comme il en advint à Modave. Le château, isolé, accompagné par une superbe ferme, est entouré par plus de 300 hectares de bois et de cultures, y compris de l’autre côté de la vallée. On regrettera juste la présence du pont de l’autoroute de Wallonie placé à 500 mètres comme en face du château de Rhisnes; il génère un bruit sourd et constant. Mielmont n’est pas classé, mais grâce à la famille De Kock, d’Overijse, il a été rendu à sa splendeur passée.



Mentionné dès le XIIe siècle

Pour reprendre la notice de Thérèse Cortembos, la terre de Mielmont est déjà citée en 1125 comme propriété de Renier de Merlemont. En 1358, y apparaissent les Dave. Ils en conservèrent la charge jusqu’au XVIIe siècle quand arrivèrent les Sainte-Aldegonde en 1625. Ceux-ci furent suivis par les Roose de Leeuw en 1690, auxquels succédèrent les Coloma (héritiers des Roose par mariage au château de Leeuw-Saint-Pierre, en 1751. Par héritage, le château passa à nouveau aux Roose, de la branche de Baisy, à la fin du XVIIIe siècle. Les comtes de Beauffort, originaires de l’Artois, unirent ensuite un des leurs, Amédée (1806-1853), à la comtesse Elisabeth de Roose de Baisy (1809-1873), héritière de Mielmont mais aussi de Bouchout où mourut l’impératrice du Mexique, fille de Léopold II. Les Beauffort conservèrent le domaine de Mielmont de 1831 à 1995. La vente pour sortir d’indivision suite à la mort tragique du comte Claude de Beauffort (1909-1994) dans un accident de voiture a permis à la famille De Kock de prendre les rênes de cette demeure impressionnante, qui n’avait plus été entretenue depuis cinquante ans. « Tout était à refaire, des toits aux caves, en passant par le parc et le mur du potager. La totalité de l’aile sud était mérulée. Ce fut un travail gigantesque », nous confiait Madame De Kock. Malheureusement, l’œuvre accomplie par son mari allait trouver à son tour une fin terrible par la disparition de celui-ci dans un autre accident de circulation en 2001. « Mes enfants sont trop jeunes pour reprendre cette propriété ». Du coup, Mielmont est à vendre.

Triangle irrégulier

Le château, défendu par des fossés secs, se présente comme un triangle irrégulier. Les bâtiments sont constitués de moellons de grès et de briques auxquels il faut ajouter la pierre bleue pour les habituels décors en pays mosan. Du XIIe siècle, subsiste la base de la tour carrée qui servait de donjon. Au XVIe siècle, les Dave remontèrent la face extérieure sud; elle est datée 1570 et comprend trois niveaux dont un de hautes caves. Les baies à petits-bois sont ornées d’arcs bombés, à clés et leurs montants sont chaînés.
 
Quatre travées sont sommées par des lucarnes. Une cinquième travée, à l’écart, fait le joint avec la tour cornière. On regrettera que les volets ne furent pas replacés. Du XVIe siècle, datent sans doute les tours d’angle circulaires postées au nord et au sud.

Le donjon fut alors percé de baies à croisées. L’aile est remonte, semble-t-il, au XVIIe siècle. Elle compte six travées inégales. Les baies y sont à croisées. La tour d’entrée, fort en avancée est dite en « hors d’oeuvre ». Elle remonte à la seconde moitié du XVIIe siècle. Elle compte quatre niveaux inégaux et ses flancs ne comptent qu’une travée. Les angles sont harpés. Le rez est construit en calcaire et l’on accède à la cour par une tour à portail en plein cintre, sous les armes des Beauffort qui consentirent des travaux énormes dès 1870. On leur doit le prolongement de l’aile est (1924), la construction de la chapelle (1875) au sud-ouest et la pose du portail d’accès de style baroque. Entre deux morts, Mielmont a ressuscité; curieuse destinée. Fasse qu’une âme passionnée et fortunée jette un oeil enthousiaste sur cet endroit exceptionnel.



On ne visite pas.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel IV,  Hobonia 1991