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Ouhar, où art de vivre rime avec calme et volupté


Château d'Ouhar - 4160 Anthisnes



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  • Dans le Condroz liégeois, Ouhar se remarque par sa grâce et ses contrastes colorés. © Philippe Farcy

  • La tour coiffée d’un bulbe est une belle ajoute du XIXe siècle imitant l’ancien. © Philippe Farcy

  • Ouhar possède un cadre superbe magnifiquement entretenu. © Philippe Farcy



Nom Officiel Château d'Ouhar
Localisation 4160 Anthisnes
Construction Vers 1647; 1883;  début du XXe siècle
Style Traditionnel mosan
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 04/01/2013


Comme un donjon sur les reliefs du Condroz liégeois.


Que d’écrits sur Anthisnes et ses trésors d’architecture ! Que de silences sur Ouhar par contre, dont la bibliographie est rare au point d’en être injuste, exception faite des Délices du Païs de Liège de Saumery. Les premières sources de la terre d’Ouhar remontent au XIVe siècle quand ce lieu relevait de l’avouerie d’Anthisnes. On sait, d’après de Seyn, que l’avouerie se trouva d’abord dans le giron de l’abbaye de Stavelot dès 879. Poswick, suivant en cela de Chestret, précisait que la terre d’Anthisnes dépendait de l’abbaye de Waulsort, elle-même fille de Metz. L’abbé de Metz conféra la garde temporelle de l’avouerie au duc de Limbourg. On y reviendra.

Au XIVe siècle, Ouhar est donc signalé comme fief de l’avouerie et un acte stipule qu’il s’agit d’une tour forte alors qu’elle appartenait à la famille de Soheit. À leur suite, les Courtejoie, seigneurs de Grâce (Liège), relevèrent le fief. Le domaine passa aux de Charneux grâce au mariage de Laurent de Charneux avec Isabelle de Courtejoie. Ils sont les édificateurs de la résidence actuelle, vers 1647. Jean-Charles de Waha, seigneur de Wanne (de la branche de Baillonville), épousa au milieu du XVIIIe siècle Marie-Charlotte de Charneux, dame d’Ouhar. Les barons de Waha-Baillonville conservèrent alors Ouhar jusqu’en 1970. Leurs héritiers gèrent là plus de 200 hectares. Ils descendent de la baronne Marie-Louise de Waha-Baillonville (1885-1970), épouse d’Alexandre van Langenhove de Bouvekercke dont la fille Marguerite épousa en juin 1947 Christian de Maleingreau d’Hembise. Depuis plus de cinq cents ans, la seigneurie n’a plus été vendue. Le château a été dessiné par un certain Peelaert vers 1842.



Renaissance mosane

L’approche de la demeure de style renaissance mosane s’opère par la façade sud composée sur ses deux niveaux et demi de six travées reliées entre elles par des bandeaux plats reliant linteaux ou appuis. Elle est piquée en son centre d’une tour en hors-d’œuvre large d’une travée supplémentaire grimpant sur quatre niveaux. La tour a été refaite totalement au XIXe siècle, dans l’esprit ancien et sommée d’une flèche hexagonale et d’un bulbe lui aussi hexagonal. À l’élévation de briques, s’ajoute le soubassement de calcaire ajouré de baies et de meurtrières. Une partie des baies a été modernisée. Les autres ont conservé leurs traverses et croisées. Plusieurs fenêtres ont été rebouchées. Le pignon ouest, très simple, est posé sur un soubassement aveugle. La façade est illuminée par deux travées de trois baies chacune; trois baies conservent leurs croisées et l’une d’elles possède des carreaux à petits-bois. La façade est présente plus de complication.



Dépendances du XIXe siècle

Elle est pourvue de dépendances du XIXe siècle de trois travées sur un seul niveau. Le pignon grimpe ensuite sur trois niveaux supplémentaires, percé à ce jour de deux baies placées entre quatre fenêtres à meneaux rebouchées. Au troisième niveau, une baie carrée a été incluse dans l’élévation d’une tour d’angle alors que l’étage compte deux baies à croisées et deux ouvertures rectangulaires comme à l’étage supérieur. Les baies sont décorées de piédroits chaînés. Une tour carrée et des communs en brique et calcaire calent la vue et forment, avec les dépendances en moellons de calcaire placées à l’ouest au XIXe siècle, la cour d’honneur du château. On apprécie alors pleinement l’élégance de la façade nord organisée en trois larges travées sur deux niveaux et demi, entre des angles harpés. Chaque niveau est séparé par des bandeaux à hauteur des appuis, traverses et linteaux. Les baies, dont deux à croisées, sont à chaînages. Le perron à double volée date de 1883 et est décoré d’un beau garde-corps armorié. Enfin, l’édifice est couvert d’une magnifique toiture en bâtière à croupes scandée sur deux niveaux par cinq lucarnes.


Visites possibles sur rendez-vous. Sinon, les chiens veillent à la protection des lieux.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté 2003
Guy Poswick, Les délices du duché de Limbourg, Archives verviétoises, tome IV, Verviers 1951
Pierre Lambert de Saumery, Les Délices du Pais de Liège ..., chez Everard Kints 1738