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Marsinne bat la mesure


Château-Ferme de Marsinne - 4218 Couthuin (Héron)



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  • Accompagné d’une petite ferme, Marsinne se veut un petit fortin destiné à défendre le bonheur familial. © Philippe Farcy

  • Depuis la basse cour, le château construit en L présente une haute cour étroite donnant accès au logis. © Philippe Farcy

  • Une aile de la ferme attenante sur la chaussée. © Philippe Farcy octobre 2008



Nom Officiel Château-Ferme de Marsinne
Localisation 4218 Couthuin (Héron)
Construction XVIe et XVIIe siècles
Style Traditionnel
Architecte
Occupants Château-Ferme de Marsinne
Affectation Réceptions, séminaires
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 04/01/2013



Un fief de grandes familles liégeoises.


Parfois le château-ferme de Marsinne résonne en été d’une multitude de musiques, chants et danses traditionnels pour son festival de musiques du monde. Marsinne est situé sur la commune de Héron dont dépend Couthuin, terre liégeoise. Héron possède une des plus belles églises du XVIIIe siècle de la province de Liège. Toutefois, il n’y a point de château à Héron. Mais de l’autre côté de l’autoroute de Wallonie, se trouvent les villages de Couthuin et Envoz. Là sommeillent quatre bâtisses castrales. Marsinne est un lieu-dit, dépendant jadis de la seigneurie de Beaufort. Saumery a décrit le château dans les Délices du Païs de Liège publiés en 1742. Son histoire est presque identique à la puissante ferme qui lui fait face et que l’on appelle là-bas « La ferme du Blocus ». Ce mot est une perversion du mot « blokehut » ou « blockhus », bâtiment défensif comme on en rencontre un à l’entrée du château de Fernelmont.



Cité depuis 900 ans

Jean-Louis Javaux, reprenant Saumery, écrivait en 1975 que le château fort de Marsinne était un alleu connu dès 1106. Il fut inféodé en 1238 puis en 1273 par les seigneurs de Beaufort (de l’autre côté de la Meuse, en face du château Blanc à Bas-Oha, on voit encore surgir un pan de muraille de leur château féodal), au comte de Namur, Guy de Dampierre. Les Beaufort de cette époque étaient seigneurs de Ben (où se trouve une charmante église romane), Gives et Solières, entre autres. Plus tard, ils devinrent les fameux princes-ducs de Beaufort-Spontin; mais c’est une autre histoire. Durant les XIVe et XVe siècles, Marsinne appartint aux Juppleu puis par vente il arriva aux Warnant (de la branche de Laderlière) et ensuite par alliance aux Blehen. Ottekin de Warnant, aïeul des comtes d’Oultremont, était en 1308 le bailli du château-fort de Moha. En 1470, le domaine fut acheté par Jean Abrion, riche marchand installé à Liège et à Huy. Les Abrion et leurs descendances conservèrent Marsinne jusqu’en 1640. À ce moment, et on ne sait de quelle manière, le château-ferme arriva chez les comtes d’Arberg de Valengin. Les d’Arberg possédèrent cette terre jusqu’au début du XIXe siècle. Pour la suite, l’histoire se tait pendant de longues décennies. Maurice Chiris, grand-père des propriétaires actuels M. et Mme van der Eecken, a acheté le bien à la famille Regout en 1935.



Dépendance de Moha

D’après le maître de maison, « Marsinne était au Moyen Âge un château-fort dépendant de celui de Moha. L’un et l’autre étaient reliés par un souterrain dont une partie fut mise au jour quand on a restauré la voirie. La cour de la ferme est encore peuplée de murs de fondations ce qui prouve que l’occupation des lieux est très ancienne et qu’elle évolua dans le temps. Les bâtiments étaient jadis entourés d’eau ».

Il s’agit d’un ensemble homogène construit en moellons de calcaire pour les chaînages et les décors des baies à traverse ou à croisée et en briques. Le premier niveau est totalement en moellons. Il s’étire comme un large bandeau depuis la demeure seigneuriale jusqu’aux bâtiments de la ferme, presque aveugle et clos à l’extérieur par de petites tours engagées, l’une ronde et l’autre carrée; leur toiture est formée de huit pans cambrés par des coyaux.

La brique est utilisée dans les parties hautes de la demeure, placées sous une toiture en bâtière à croupes. La cour intérieure de la ferme est d’une belle qualité mais ne possède pas l’effet décoratif encore gothique réservé aux encadrements en anse de panier, moulurés, des portes des étables et des écuries que l’on voit dans la ferme du Blocus, en face.

La maison dessine un L et se dresse sur le côté nord-ouest. Érigée en 1613, elle est cantonnée par deux hautes tours circulaires et dispose d’une petite haute-cour qui la distingue de la basse-cour.


On ne visite pas, sauf lors du week-end musical. Des chiens montent la garde. Les bâtiments se voient de la rue.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Pierre Lambert de Saumery, Les Délices du Pais de Liège ..., chez Everard Kints 1738