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Wems, superbement intact depuis quatre cent cinquante ans


Château de Weims - 4701 Kettenis (Eupen)



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  • Wems est une maison imposante par sa forme et sa stature. Les moellons de calcaire semblent inexpugnables. © Philippe Farcy

  • Bordé d’eau sur trois faces, le château possède toujours son caractère militaire. © Philippe Farcy



Nom Officiel Château de Weims
Localisation 4701 Kettenis (Eupen)
Construction XIVe siècle puis 1551
Style Traditionnel
Architecte
Occupants GYO-Concept-Architecture
Affectation Résidence privée
Protection Bien classé

Dernière mise à jour : 06/01/2013


Quand une maison forte traverse le temps sans encombre.


Une courte allée mène de la route aux deux ailes de ferme qui précèdent le château de Wems ou Weims. Au coeur d’une large plaine, ce bâtiment presque carré est entouré d’eau sur deux côtés. Jadis, il était isolé sur une île et accessible par un pont-levis. Les communs étaient eux aussi protégés par des fossés aqueux. Le côté du château par lequel on entre dans la demeure a été comblé en 1651 lors d’une campagne de restauration qui faisait suite aux troubles engendrés par la guerre de Trente ans. La cour fut alors pavée et la ferme réunie à l’ensemble. Le côté est a été comblé au XXe siècle et les actuels propriétaires y ont aménagé un petit jardin auquel on accède par un escalier récent.



Simplicité


Wems surprend d’emblée par son dispositif à la fois simple et imposant. Sa massivité est en partie due à l’emploi unique de moellons de calcaire et à sa haute toiture en bâtière couverte de tuiles. La pierre a été taillée pour les chaînages d’angles et les contours des baies. La maison s’élève sur trois hauts niveaux en ce comprises les caves et elle s’étire sur quatre travées. Les baies ne sont jamais disposées de manière régulière sur les différentes faces. Les linteaux sont plats partout sauf sur la face ouest où ils bénéficient de clés, à une baie près. La façade sud est quasiment aveugle. Un jour rectangulaire au deuxième niveau accompagne une baie à meneau à l’étage inférieur. Une meurtrière se trouve plus bas encore. Sur chaque côté, les caves ne sont illuminées que par une baie minuscule. La porte d’entrée ne possède qu’un seul vantail. Elle est en plein cintre, limitée par un encadrement plat en léger ressaut et surmontée par une baie d’imposte. Stylistiquement, cette bâtisse évoque Vieljaren et d’autres châteaux d’esprit nettement germanique comme cela se conçoit dans cette contrée.


Dévolution précise


Quant aux familles qui passèrent ici, elles apparurent au XIVe siècle quand Wems fut libéré de Libermé, seigneurie voisine. Guy Poswick dresse avec précision la dévolution des maîtres de maison. On citera dans l’ordre chronologique les Weims, Thomas Malherbe de Libermé, les van der Hagen (Jean) et ensuite les Hirtz des années 1530 à 1674 quand un créancier du dernier Hirtz prit possession du bien. Il s’agissait de Jean-Bertrand de Wilre (1623-1679), échevin d’Aix-la-Chapelle et époux d’Antoinette-Isabelle de Merode-Houffalize. Elle était fille de Jean-Théodore (1611-1645) et d’Elisabeth von Kronenberg, jeune fille de Gulpen. Ces Merode étaient de la branche des seigneurs de Kalkofen (Frankenberg) et les descendants directs de Richard III et de Marguerite d’Argenteau, dame d’Houffalize. Les petits-enfants Wilre vendirent le bien en 1710 à Henrica de Brandt, veuve de Winand de Thenen. Leur fille avait épousé Louis de Fisenne. Elle hérita en 1734 mais vendit en 1740 au général comte autrichien Léopold de Palffy d’Erdödy. En 1755, l’officier supérieur échangea son château avec la baronne Adolphe de Bergh de Trips, née Marie-Antoinette d’Auersperg, contre le village d’Iserim en Hongrie. Dès 1756, le docteur Rasquin acheta le domaine. En 1773, il légua sa propriété à Jean-Guillaume Poswick, co-seigneur de Goé, et époux de Marie de Rumthum. Leur fils Pierre céda Wems à André de Grand Ry (1780-1849). Les Grand Ry furent maîtres des lieux jusqu’en 1918 ou 1919. Ils vendirent aux frères Miessen, exploitants agricoles dont la descendance gère toujours ce très bel endroit.


On ne visite pas. Le château se voit de la route.

À l’approche des chiens, soit vous courez très vite à votre automobile, soit vous sautez à l’eau...


SOURCES
:
Olivier-Godefroid Poswick, Notice biographique sur la famille Poswick et plus spécialement sur la branche « dite de Nedercanne », Le Parchemin, 70e année, n° 358, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, juillet-août 2005

Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 

Guy Poswick, Les délices du duché de Limbourg, Archives verviétoises, tome IV, Verviers 1951