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Beusdael, une affaire de familles épiscopales


Château de Beusdael - 4851 Sippenaeken (Plombières)



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  • Vu de l’ouest, le château présente son caractère le plus altier. La Hollande est à moins de deux kilomètres. © Philippe Farcy

  • Posé sur une large île, le château est à l’abri des importuns. © Philippe Farcy

  • Pour entrer, il faut d’abord traverser le pont puis le pavillon aux tourelles. © Philippe Farcy



Nom Officiel Château de Beusdael
Localisation 4851 Sippenaeken (Plombières)
Construction XII-XIIIe siècles; XVIe et XVIIe siècles; 1882
Style Traditionnel, ajouts éclectiques
Architecte 1882: Emile Janlet
Occupants
Affectation Résidence privée & location de salles de séminaires
Protection Bien classé le 29 mars 1976

Dernière mise à jour : 24/03/2013


Dépendant du Ban de Montzen, sur Sippenaeken, Beusdael retrouve vie.


Classé depuis le 29 mars 1976, le château de Beusdael est une des plus fières bâtisses des Cantons de l’Est. Le château demeure parfaitement isolé. Il regarde vers la Hollande proche de quelques centaines de mètres. La vue lui sert de parc, à défaut d’autre chose.



Haute tour d’observation

Beusdael s’est développé à partir de son remarquable donjon de six niveaux datant du XIIe ou du XIIIe siècle. Du haut de ses 28 mètres, il est totalement couvert de moellons de grès et possède encore des traces de bretèches et de consoles pour les latrines. Les angles supérieurs sont animés de quatre petites échauguettes dont une servait de cachot, bien plus agréable que celui de Morialmé, enterré sous la cour d’honneur. Chacune est sommée d’une couverture bulbeuse à six pans. Elles créent un lien avec la partie centrale de la toiture octogonale piquée de belles lucarnes à épis et poursuivie par un tambour terminé par un bulbe, lui aussi à pans coupés. Les cinq bulbes sont terminés par des girouettes aux armes de Gérard Colyn et d’Alexandrine d’Efferen, seigneurs du lieu entre 1606 et 1643 par héritage d’Eva van Eys.



Maison seigneuriale

La maison du seigneur est venue s’appuyer contre le donjon. Sa massivité évoque l’élévation de la commanderie teutonique de Fouron. Construite par Gérard van Eys de Beusdael et Anne d’Ellerborn, elle date du XVIe siècle et forme le L mentionné plus haut. Sous une toiture d’ardoises en bâtière et à coyaux posée sur des consoles en bois et animée de nombreuses lucarnes, s’élèvent deux niveaux d’habitation. Leurs façades sont en briques et calcaire. Un haut soubassement de moellons chanfreinés percé d’arquebusières isole la résidence d’une agression. La façade sud se termine par une seconde tour de six niveaux, y compris le soubassement. Elle remonte au XVIIe siècle et présente un couvrement de briques et de calcaire sur une base de grès. Les angles sont harpés sur la totalité de la hauteur. Le dernier niveau offre de beaux occuli ovales. Et le tout est clos par une autre magnifique toiture à bulbe, octogonale, digne de Chimay.



Familles de princes-évêques

Devenus barons, les Colyn laissèrent le domaine en 1757 à leur parent, le comte François-Constantin de Hoensbroeck qui fit relief du bien le 18 janvier 1760. Devenu prince-évêque de Liège, le prélat offrit le castel à son neveu, le comte Pierre de Méan-Beaurieux, de Saive, fils de sa sœur Anne et de François-Antoine. Il eut deux filles d’avec la comtesse Wrbna, rencontrée à Vienne à cause des événements. La première, Constance, épousa le baron de Stockem, mais n’eut point d’enfant. À la mort de Constance, Françoise-Aloïse, née en 1792 et épouse du baron Constantin de Copis vicomte de Bavay depuis 1810, devint propriétaire. Leur fille Marie-Thérèse reprit Beusdael avec son mari le comte Théodore d’Oultremont, né en 1815 et à elle marié en 1837. Leur fils Florent fit améliorer le château à partir de 1882 par E. Janlet. Il construisit le grand escalier de la cour d’honneur et surtout la belle chapelle.




Épouse embaumée

Sous son neveu, Joseph, époux de la comtesse Isabelle de Geloes (Eysden), Beusdael fut vendu pour la première fois en 1921 au sieur Huyzer. Désolé de la perte de sa première épouse, Odette Wéry, il la fit embaumer et placer dans un cercueil au couvercle de verre posé près de la chapelle. Huyzer épousa ensuite Joséphine, comtesse de Marchant et d’Ansembourg puis fut contraint de vendre en 1934 à Victor Voos, de Verviers. En 1949, avec 39 hectares, Beusdael passa à M. Vanderheyden. En 1951, ce dernier céda le château à l’a.s.b.l. Colonies Scolaires Catholiques Liégeoises. Ensuite, les fort beaux communs furent séparés du château et vendus à part. On y trouve un bureau d’architectes. Le château a de nouveau changé de mains en 2001.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté 1999

Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VII, Hobonia 1997