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Le Brunsode au coeur de la vie tilfoise


Château Brunsode - 4130 Tilff (Esneux)



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Catégorie : Informations Business Evénements
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  • A l’entrée de Tilff, surgit le château Brunsode au garde à vous comme un lieutenant en parade. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Privé de son ancien enduit, le château offre un visage un peu austère. Il mêle désormais ses reflets défensifs à un aspect plus résidentiel. © Philippe Farcy



Nom Officiel Château Brunsode
Localisation 4130 Tilff (Esneux)
Construction XVIIe et XVIIIe siècles; reconstruction partielle au XXe siècle
Style Néoclassique
Architecte
Occupants Commune de Tilff-Esneux
Affectation Salles culturelles à louer et Musée de l'Abeille
Protection Bien classé le 23 mai 1972

Dernière mise à jour : 14/04/2013


Tilff a retrouvé son château ancien mais asséché par une restauration récente.


Avant le XVe siècle, cette maison appartenait à une famille de chanoines liégeois nommée Brunsode. De Seyn précise que Tilff était une seigneurie dépendant du chapitre-cathédrale et était une maison forte. Des souvenirs y perdurent dans les structures cavées accessibles au public. Ensuite, le bien passa des de Ruve aux Poulseur, puis des d’Ans aux de Seraing qui vendirent en 1652 à Herman de Beringhen marié en 1638 à Jeanne de Sélys et mort en 1671. À leur suite, le domaine passa aux de Hautmaret puis, par vente en 1732, aux du Moulin. Le château fut gravé par Remacle Leloup vers 1740 pour les Délices du Païs de Liège. En 1771, arriva Marie de Piette qui légua Brunsode en 1805 au couple Malherbe/Fabry. Ceux-ci le cédèrent aux de Spirlet/de Thier dont héritèrent les de Sauvage, Adolphe puis Paul. La légataire de Paul, Léonie Nagelmackers vendit en 1910 aux Lieutenant. Grâce à Mme Rijckevart, on sait que les Lieutenant y demeurèrent jusqu’au 9 janvier 1930.


Repris par la commune

Le 9 janvier 1930, la société immobilière Bernheim acheta alors le lot pour partie à la famille Devignée, à Anne-Justine Hauzeur, veuve d’Edmond Lieutenant (mort en 1929) et à Marcelle Libon, épouse de Célestin Ravet. Mais entre-temps, en 1934, les Devignée rachetaient le château et l’orangerie. À partir de 1944, Tilff n’était plus qu’une ruine car la toiture avait été soufflée par le largage d’urgence de bombes amies. La commune acquit une partie des dépendances le 23 décembre 1954. Elle emporta la totalité du domaine seulement en 1972, à la succession Devignée, nous confiait Willy Duhameau de l’Office du Tourisme. La cité travailla au château, à partir de 1978, sur la structure portante et sur la restitution des volumes extérieurs. Joliment couvert d’un enduit rosé avant les conflits mondiaux, le château a été alourdi par la perte de cette robe qui lui offrait de la légèreté.


Projets de restauration

Depuis le début des années 90, l’intérieur a été aménagé pour des manifestations culturelles et des réunions privées. Les combles seront sans doute viabilisés sous peu et les lucarnes rétablies. La commune vient en outre de récupérer une tour et des murs affaissés. Ils seront dégagés par l’a.s.b.l. Jeunesse du Patrimoine Architectural. La ferme sera bientôt remontée à l’identique, nous indiquait M. Lévêque, chef des travaux de la Ville d’Esneux. On entre dans la maison, bordée d’eau sur deux cotés, par un petit perron sis au sud. La demeure est constituée de briques, de pierre bleue pour les baies et les chaînages d’angles et de moellons de grès et de calcaire. Le soubassement est presque aveugle, exceptions faites de rares meurtrières. Le château se présente comme un quadrilatère de deux niveaux et demi, limité au sud par deux tours cornières d’une travée par face. À l’est, de grandes baies à linteaux droits reçoivent des boiseries à petits-bois et à guillotines. À l’ouest, les baies sont plus anciennes, à traverses et à harpes irrégulières. Les toitures d’ardoises ont été un peu rabaissées et malheureusement privées de leurs épis.


Le château se voit de la rue. Le petit parc est ouvert au public.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Pierre Lambert de Saumery, Les Délices du Pais de Liège ..., chez Everard Kints 1738