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Rolley, une ardeur ancienne


Château de Rolley - 6688 Longchamps (Bertogne)



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  • Carte postale ancienne, ed. Depienne-Burnotte & Nels

  • Carte postale envoyée en 1910, ed. Schumacher

  • Carte postale ancienne, ed. Gérardy-Mayeres



Nom Officiel Château de Rolley
Localisation 6688 Longchamps (Bertogne)
Construction
Style
Architecte
Occupants Château de Rolley
Affectation Chambres d'hôte
Protection

Dernière mise à jour : 03/01/2013

 
Rolley est un ancien château fort dominant quinze villages jusqu'à Lavacherie. Dépendance du comté de La Roche, Rolley était une position stratégique.

Rolley était une position stratégique pour les comtes puis ducs de Luxembourg. L'histoire de Rolley ou Rollé selon, les temps, est connue depuis 1291. Du moins un acte donne-t-il cette date quand Guillaume de Bolland (ou Boullant, selon les époques), seigneur de Rolley, engagea des biens à Bras et à Arville. Les Bolland garderont Rolley durant près de trois siècles.

Ils furent aussi de puissants seigneurs du Namurois. Leur principale terre était celle de Dave dont ils étaient vicomtes; Dave est toujours aux mains de leurs héritiers espagnols. Ils étaient aussi possédés au pays de Liège (on les retrouve à Montjardin et à Waremme) et, bien sûr, au Luxembourg (ils donnèrent des avoués à Bastogne, des sires à Humain et des châtelains à Mirwart).

En 1955, A. Geubel signalait, toutefois, que la ligne des Boullant qui nous intéresse fut absorbée deux fois par le mariage de deux dames héritières du nom. Le nom perdura grâce à ce stratagème. En effet, vers 1286, Jehan de Houffalize prit le nom de son épouse. Un siècle plus tard, Cunégonde de Bolland, qui était donc une Houffalize, donna son nom à son mari, Ferry III, de Brandenbourg; il devint Ferry I de Bolland. Voilà qui devrait faire réfléchir sur la pertinence des transmissions patronymiques et les combats d'arrière-garde de quelques tenants de la tradition des lignes masculines. Le dernier des Bolland fut Lamoral décédé vers 1577.

Ventes fréquentes


Sa soeur Jehenne hérita de Rolley. Elle avait épousé le comte Hans-Richard de Schönenbourg. Ce couple ne fit point d'enfant et Rolley passa, en 1613, à un neveu, Philippe de Schönenbourg, comte palatin de Heidelberg. En 1631, un autre cousin du même nom hérita de Rolley puis vint une indivision entre les familles comtales Degenfeld, Zoeteren et Oetingen.

En 1733, les conflits étaient tels qu'une vente publique partielle des terres de Rolley eut lieu à Bastogne. La levée du bien fut longue à se produire. Jean-Baptiste Henron, sire de Sterpenich (sous Arlon), devint seigneur d'une part de Rolley seulement en 1735. En 1752, la totalité de Rolley était dispersée entre plusieurs familles. On y trouva des parts détenues par les Mathelin, les Colnet et les Pasquet d'Acosse.

En 1821, Herman de Pasquet d'Acosse revendit Rolley pour 56000 francs à Auguste de Wautier. A la mort de ce dernier, ses héritiers placèrent la demeure en vente publique. Louis-André Faignart s'en porta maître. Décédé en 1882, le bien fut attribué à deux de ses petits-enfants par sa fille Emma Faignart, à savoir le baron Josse Allard et sa soeur Suzanne, comtesse Guillaume van der Straten Ponthoz. Emma Faignart était l'épouse de Victor Allard, mayeur d'Uccle. Josse Allard vendit Rolley à la baronne de Heusch de la Zangrye, veuve de Georges Maus.

Téméraire

En 1475, Charles le Téméraire, qui descendait vers Soleuvre, passa une nuit au château fort. Celui-ci a dû connaître les affres des guerres médiévales, mais l'histoire en parle peu et les traces d'éventuels combats sont rares. On ne connaît pas la date de sa destruction partielle. On sait, par contre, que Bastogne fut démantelée en 1688 et que Houffalize subit le même sort en 1692. Cela dit, Rolley avait belle allure, posé sur son rocher dominant des marécages. Quatre tours cylindriques, presque aveugles, signale Bertrand Maus de Rolley en 1970, présentaient des diamètres de huit à dix mètres. On en conserve une en moellons de grès, adjointe à la maison, où se situe la chapelle. De l'autre côté du massif, pointe la tour de la prison (avec cachot et oubliette) et les ruines de la salle de justice. La surface bâtie occupait un terrain de 64 x 52 mètres. Le château actuel en grès date de la première moitié du XVIIIe siècle. Pour accéder au château, il faut traverser la cour de la ferme. La demeure et le parc sont classés depuis le 3 avril 1979.


On ne visite pas.




SOURCES:
Philippe Farcy, Rolley, une ardeur ancienne, LaLibre.be 21 septembre 2007 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/371875/rolley-une-ardeur-ancienne.html

A. Geubel & Bertrand Maus de Rolley, Le château de Rolley, Maisons d'hier et d'aujourd'hui, II, n° 5, 1970, p. 51-63