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Ochain, un palais de vieil art


Château d'Ochain - 4560 Clavier



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  • © Marc Devlaeminck

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  • Home de la Sainte Famille, carte postale envoyée en 1966, ed. Anciens Ets. Ern. Thill & Nels



Nom Officiel Château d'Ochain
Localisation 4560 Clavier
Construction
Style
Architecte
Occupants Château d'Ochain ACIS a.s.b.l.
Affectation Maison de repos
Protection

Dernière mise à jour : 03/01/2013


Ochain, un palais en campagne


Classé depuis le 11 mars 1993, Ochain est une superbe maison de campagne toute en calcaire qui présente plusieurs types d'édification depuis le XVe siècle sans doute, jusqu'au début de ce millénaire. Les constructions les plus récentes ont été ajoutées pour loger les pensionnaires du home dépendant des ACIS (Association Chrétienne des Institutions de Soins et de Santé); ceux-ci ont été poussés hors des bâtimenst anciens pour des raisons de sécurité. Le fief fut longtemps une dépendance du comté de Montaigu, sur l'Ourthe, entre La Roche et Hotton signale Tandel. Le domaine d'Ochain était semble-t-il aux mains de la famille d'Ochain (un Jean d'Ochain a construit au XIIe siècle le donjon de Jemeppe-Hargimont) depuis des temps immémoriaux pour arriver vers 1320 aux Haneffe (sans doute issus des Moumalle de Warfusée), par alliances.

Vers le milieu du XVe siècle, dit Villenfagne, Ochain se trouvait dans les possessions de Henri de Horne, grand-bailli du Condroz, sire de Perwez-le-Marché et haut-voué de Mehaigne. Mais Horne ne garda pas Ochain longtemps. Il vendit le bien en 1461 contre 6.000 florins, à Guillaume II d'Argenteau (mort en 1468 et enterré en l'église des Frères mineurs de Huy). Guillaume II était l'époux de Marie de Rivière d'Aerschot, fille de Charles, sire de Heers. Marie était la soeur du fameux Raes de Heers, mayeur de Liège en 1463. Or, Raes était le propriétaire du château de Heers quand le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, détruisit Liège; il fit brûler Heers par la même occasion.


Les Argenteau étaient issus des sires d'Orchimont (à 10 km de Bouillon) puis des sires de Ciney avant qu'en 1140, raconte Jacques Delattre, l'un d'eux acquiert Argenteau. Jean d' Argenteau (+1524), succéda à son père. Il avait d'abord épousé Marie Le Périlleux de Rochelée, fille de Hubert, voué d'Amay, et de Marie de Viron, des sires de Tahier. Puis il convola avec Anne de Longchamps, fille de Raes de Dongelberg et de Françoise de Saint-Amadour (le premier mari de celle-ci était sire de Brumagne, où se trouve un château posté devant les rochers de Marche-les-Dames). Jean d'Argenteau était par ailleurs sire de Vignée et d'Avenne (Hannut). Au XVIIIe siècle, ces d'Argenteau seront comtes de Dongelberg, barons de Peert, sires de Pair, de Mehaigne, de Roux-Miroir etc.... Ochain était le fief principal de cette branche d'Argenteau qui deviendra la branche aînée. Par ailleurs, le village et ses revenus présentaient un intérêt économique car toutes les voitures venant de Liège et allant vers la France passaient par ici avant de filer sur Bouillon et Sedan puis Reims, question de rester le plus longtemps possible en terres liégeoises.



Tour-donjon

Dans ses Délices du Païs de Liège, Saumery évoque une enceinte bien défendue, un magnifique château dont les mélanges des styles jusqu'à ses restes gothiques, sont une chose des plus aimables. La tour carrée qui est le plus attractif point de vue quand on arrive par l'arrière, peut passer pour le donjon. Elle pourrait remonter au XIVe siècle. Elle monte sur quatre niveaux et présente des angles chaînés et harpés depuis le XVIIe siècle sans doute. Le corps de logis s'appuye sur la tour jusqu'à l'enserrer en partie. Sa plus belle façade regarde vers le parc et possède un fronton central armorié au coeur d'une élévation qui monte sur trois niveaux dont un de hautes caves. Du temps de la gravure de Remacle Le Loup, vers 1740, on ne compte que neuf travées planes dont celle du centre donne accès à une petite terrasse. La partie haute de ce centre est limitée à un pignon aux ailes concaves sommé d'une croupette. Puis le château fut agrandi sans doute sous Joseph-Louis d'Argenteau (1740-1795). Mais ce sont les armes de son petit-fils Charles-Joseph (1808-1886), comte de Mercy-Argenteau et son épouse, Adélaïde de Brienen (1815-1871) qui figurent au fronton, sommant une partie centrale en ressaut limitée par des pilastres à bossages. Il y a là une inconnue. Vers l'ouest, le château fut pourvu d'un porche couvert d'une terrasse. Il est carrossable et muni vers le parc de deux tourelles d'angle calant un portique au cintre surbaissé à bossages. Ce porche redécorée vers 1850 dans un style presque Troubadour est suivi par des communs en L.


Une cour intérieure constituée d'un important bâti en briques montant sur trois niveaux et demi se trouve contre le flanc occidental de la tour. Face à la tour, dans la cour d'accès se trouvent la chapelle privée et celle jadis réservée au public (réaffectée).

Les d'Argenteau d'Ochain qui devinrent comtes de Mercy-Argenteau par adoption, gardèrent Ochain jusqu'en 1888. Des projets de chapelle et de poullalier dessinés par l'architecte Vierset-Godin en 1854 sont conservés au château. Dans le parc se trouve une superbe fontaine des années 1850 et une glacière. Le témoin passa ensuite aux comtes de Pimodan qui gardèrent le domaine ancestral jusqu'en 1951. Vendu à des religieuses salaisiennes, le domaine est passé voici moins de vingt-cinq ans dans le patrimoine des ACIS (voir le château de La Plante près de Namur).



SOURCES:
Philippe Farcy, Ochain, un palais de vieil art, Vie de Château 443, LaLibre.be 18 avril 2008 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/415845/ochain-un-palais-de-vieil-art.html
E. Chefneux (& abbé G. Straetmans), Ochain, les vies d’un château 1998

Emile Tandel, Les Communes luxembourgeoises, Institut Archéologique du Luxembourg 1889-1894
Pierre Lambert de Saumery, Les Délices du Pais de Liège ..., chez Everard Kints 1738