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Les Roches, à flanc de montagne


Château des Roches - 4870 Forêt (Trooz)



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  • 1909 (Collection AdB)



Nom Officiel Château des Roches
Localisation 4870 Forêt (Trooz)
Construction 1898
Style Eclectique
Architecte
Occupants
Affectation Divisé en sept propriétés différentes aux mains de six propriétaires
Protection

Dernière mise à jour : 06/01/2013


Les Roches méritent bien leur nom par la pose du château sur une masse rocheuse qui soutient cette bâtisse éclectique au milieu d’une pente quasi alpine.

Retour entre Liège et Verviers pour ce château dit des «Roches» car il fut installé à flanc de coteau juste en face du château de la Fenderie à Trooz. L’actuel baron Ancion (Dony), nous disait que les Roches avaient été construites par son aïeul Alfred (1839-1923), premier baron Ancion (1899), époux de Fanny Jamar (1844-1897). Alfred était fils de Dieudonné et de Marie-Elisabeth Laloux. Fanny était la fille de Walthère Jamar, époux d’Anne-Catherine Ghysens ; lequel Walthère avait acheté le délicieux château de Jeuk et aussi celui de Chevron.

Les Roches sont restées dans la descendance Ancion en passant à Alfred II (1869-1947) puis à ses filles car son fils Alfred III mourut avant lui en 1940 et que le fils de celui-ci s’en désintéressa. Le château resta donc indivi entre les filles Fanny, Elisabeth et Marie-Louise, épouses des sieurs Godin, Laloux (Henri) et Moreau de Melen. Au milieu des années soixante il fut vendu à J. Pirlet, boulanger, qui voulait y installer sa famille, ce qui ne plut à cette dernière. Vente à nouveau il y eu. Depuis le début des années septante, le château est devenu une multipropriété. A l’époque c’était une rareté. Le territoire du domaine ne compte plus qu’un hectare et demi. Ses sentiers joliment bordés de murets de schiste parfois coupés de petits escaliers, mènent vers le plateau où se trouve le château du Trumly, sur lequel nous reviendrons plus tard.

La date d’édification est 1898, mais personne ne semble connaître le nom de l’architecte. Il fut confronté assurément à des difficultés techniques considérables, ce qui ne l’empêcha pas de créer une demeure de belle allure qui s’élance vers le ciel avec une certaine légèreté grâce à trois flèches qui allègent le bâti sans compter une tour ronde engagée à toiture en cloche qui abrite un très étroit escalier de pierre bleue. En 1919 des plans furent donnés pour transformer le hall d’entrée. La copie conservée sur place ne nous a pas permis d’identifier l’architecte en charge de ce dossier. Le château est érigé en briques et en pierre calcaire pour les ornements habituels. Les anciennes écuries posées en amont du château sont par contre construites en moellons de grès avec quelques éléments décoratifs en calcaire. Elles forment une propriété indépendante aux mains de Bernard Devillers depuis février 2010. Le château pour sa part est divisé en sept propriétés différentes aux mains de six propriétaires.

Le château est construit en U sur un plateau étroit en étant orienté est-ouest. Il aligne six travées inégales et monte sur deux niveaux du côté de la cour. Du côté de la Vesdre (orient), il affiche trois niveaux, presque égaux et huit travées si on considère le bow-window à pans. En largeur, la demeure affiche trois travées bien larges et inégales. Les niveaux vers la pente sont posés outre la pierre elle-même, sur deux niveaux de mur de soutènement en moellon de grès et pierre bleue. Le second socle est décoré d’arcades en plein cintre à clé, concaves et convexes. Ces arcades soutiennent une terrasse et un jardin d’hiver d’époque qui sert d’abri à de superbes plants de tomates. La belle décoration de cet espace privé méritera une restauration. Un escalier de vingt-une marches, en fer forgé, dont le départ est Art nouveau mène sous les arcades en pierre bleue à refends, vers les cuisines qui sont en sous-sol comme il se devait alors. Ces murs de soutènement s’étirent sur toute la longueur de la parcelle bâtie en rejoignant les anciennes écuries. Entre les deux parties prend place une fontaine.

Comme souvent dans les châteaux éclectiques ici d’inspiration Louis XIII et baroque, l’architecte s’est amusé à jouer avec les volumes juxtaposés et les toitures variées. Cette liberté a très souvent coûté à ces maisons leur existence même, par dépit des propriétaires-successeurs qui y virent un manque d’élégance et d’unité. Les trois travées du sud sont centrées sur un avant-corps caractérisé par un large ressaut arrondi. En bas on y trouve une porte d’entrée et en haut ce sont trois travées en plein cintre qui se juxtaposent entre quatre colonnes annelées. Tout ceci se trouve protégé par une toiture à six pans cintrée en son milieu et garnie d’une lucarne de zinc en demi-cercle. Vers la cour, on retrouve huit travées distribuées sur six éléments en ce compris le petit escalier dans la tour d’angle, arrondie. L’ancien hall a été divisé. On entre donc à gauche là où démarre l’escalier principal. On remarquera ici les baies jumelées. A propos des baies on appréciera la qualité de leurs encadrements en pierre bleue à refends. Les chaînages d’angle ajoutent à la monumentalité de l’édifice.



On ne visite pas.



SOURCES:
Philippe Farcy