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Les charmes discrets de la Porte Verte à Coolkerke


Kasteel de Groene Poort - 8000 Koolkerke (Brugge)



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  • Depuis la route menant à la mer, le château de la Porte verte affiche son ancienneté et sa simplicité © Philippe Farcy

  • Le mélange des styles en fonction des besoins et des périodes est un des charmes de Coolkerke © Philippe Farcy



Nom Officiel Kasteel de Groene Poort
Localisation 8000 Koolkerke (Brugge)
Construction XVIe siècle; vers 1862; vers 1880; fin XXe siècle
Style Traditionnel
Architecte
Occupants Château Rougesse
Affectation Chambres d'hôte, restaurant, tearoom
Protection Classé le 2 février 1981

Dernière mise à jour : 11/01/2013


La modestie du bâti n'empêche pas le charme d'opérer.


Le château de la Porte Verte « De Groene Poort » est en bordure de la ville de Bruges sur le petit village de Coolkerke, vers Knokke. C’est une de ces charmantes « maisons de plaisance » construites par des familles qui s’étaient enrichies par les succès de la Compagnie d’Ostende. On sait que l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche démantèlera cette société sous la pression de ses alliés anglais à cause, dit-on, de sa trop grande prospérité. Parmi d’autres, les de Brouwer et les Cogels perpétuent cette magnifique histoire commerciale. On se souviendra qu’à Gand, l’hôtel Falligan, érigé en 1755 par l’architecte Bernard De Wilde pour le chevalier Hector-Gabriel Falligan, seigneur d’Aubuisson, était le fruit de l’enrichissement considérable d’un actionnaire de la Compagnie. Il s’agissait du beau-père du maître de céans, Jean-Baptiste Depestre (1678-1751), anobli en 1744. Son fils Julien sera baron de Duffel, comte de Turnhout et de Seneffe, marquis de Gamache et édificateur du château de Seneffe. Jeanne-Agnès de Pestre avait épousé Hector-Gabriel Falligan. Mais c’est une autre histoire.


Territoire étendu


En général, les résidences comme la Porte Verte furent érigées près d’une ferme parfois plus ancienne. C’est le cas ici et la ferme date du XVIIe siècle. Le très beau pigeonnier à quatre pignons qui la jouxte est assez remarquable par sa taille; il comporte 288 niches « ce qui montre l’étendue du territoire et donc la richesse des anciens propriétaires », nous disait le baron Jean-Pierre van Zuylen van Nievelt. Ce pigeonnier ressemble à un donjon presque aveugle. Il monte sur trois hauts niveaux et présente quatre pignons à gradins. Le problème est que l’on ne sait pas vraiment qui fit ériger le château.

L’histoire des gens qui y résidèrent débute au XIXe siècle quand y arriva Alphonse van Caloen (1852- 1928), fils de Charles (1804-1873). Ce dernier avait épousé le 16 février 1846 sa cousine germaine Eulalie van Caloen Arents (1817-1872). Resté orphelin de père et de mère à 21 ans, Alphonse habita seul son petit château et finit par épouser la fille d’un voisin Virgine-Marie Strubbe (1855-1941). Il fut presque toute sa vie bourgmestre de son village de Coolkerke. Ils eurent deux filles. L’aînée Marie-Alphonsine (1890-1930) épousa son cousin (il l’était même deux fois) Paul du Trieu de Terdonck (1887-1936). Paul était le fils de Joseph (1865-1942) et de la baronne Marguerite de Viron (1862-1935) (Dilbeek). Leur seconde fille Irma épousa Albert Coppieters (1884-1952), fils de Léon, conseiller provincial et échevin de Lophem (1855-1931), et de Claire-Marie Ruffo de Bonneval de la Fare des comtes de Sinopoli de Calabre (1857-1923). Elle était la fille du comte Edmond et de Marie-Thérèse Van Rode. Le couple du Trieu de Terdonck-van Caloen eut un fils Alphonse (1927-2001) qui avait épousé en 1952 Françoise Sibille (°1927), fille de Marcel-Édouard et de Marie-Agnès (des chevaliers) de Thier Nagelmackers (Angleur), fille de Léon et de Marie Neujean.


Vieil enduit


D’après Madame du Trieu de Terdonck, « il y aurait eu auparavant un château plus important. Il brûla. On en conserva une partie que l’on voit toujours. Au XIXe siècle, on vit ici des sœurs jésuites anglaises. Elles avaient érigé vers 1840 – à voir le style Tudor – une petite chapelle dans le creux des ailes du château. La façade de trois niveaux présentait trois travées séparées en partie haute (2e et 3e niveaux) par des colonnes à cinq pans, torsadées dans la partie supérieure et sommées de boules. Ces travées étaient terminées par des pignons brisés. Le château tel qu’on le voit est en L et enduit. Le corps principal construit en briques s’élève sur un haut soubassement aveugle. Il est large de deux travées et long de cinq travées. L’aile de retour est longue de six travées et large de trois baies en bas et de deux au second niveau. Un perron de six degrés d’époque Louis XV précède cet ensemble. Mais dans cette largeur il fut ajouté une travée supplémentaire couverte d’ardoises qui joue l’effet d’une tour car elle se poursuit par trois pans aveugles. Cet élément monte sur quatre niveaux si on en croit les bandeaux plats limités aux arêtes par des chaînages d’angles. Sur la troisième travée, on aperçoit une jolie porte moulurée en briques, à arc brisé. Cette adjonction ancienne se poursuit par une travée de deux niveaux agrémentée au rez d’une autre porte et en haut de trois meurtrières. Il y en a deux autres au-dessus de la porte. Puis sous la corniche court une frise de quatre arcatures. Ensuite surgit une tour octogonale sommée d’une toiture à huit pans, en pavillon. Les toitures du château sont en bâtière, couvertes de tuiles. Elles sont précédées par une frise de créneaux qui alternent parfois avec des lucarnes à gradins.
 


On ne visite pas. La demeure se voit de la rue.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004