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Bonheur de vivre au Bois d'Arlon


Château du Bois d'Arlon - 6700 Toernich (Arlon)



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Catégorie : Informations Business Evénements
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  • © Philippe Farcy hiver 2008

  • © Philippe Farcy

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Nom Officiel Château du Bois d'Arlon
Localisation 6700 Toernich (Arlon)
Construction 1897-1898
Style
Architecte
Occupants RS Namur Property s.a. (Roby Schintgen) depuis mars 2013
Affectation
Protection

Dernière mise à jour : 09/09/2013


Bonheur de vivre au Bois d'Arlon


Le château du Bois d'Arlon est plus qu'un miraculé, c'est un ressuscité. Si le site, remarquable par soin étendue (plus de 200 ha) donne de l'ampleur au domaine, le château lui-même a de quoi plaire. Ce n'est plus un château comme un autre. C'est un hôtel-restaurant qui offre à ses visiteurs un « spa » de très belle qualité. Comme à Chaudfontaine, près de Liège, on trouve ici de tout pour le confort, le bien-être de chacun, et il est indéniable que la décoration et l'agencement de ces espaces de délassement, installé dans de grands sous-sols, méritent le détour.

Le Bois d'Arlon est donc un ressuscité. Cela tient au fait que depuis presque trois ans, il revit. Avant cela il était donné comme mort. Il revit grâce à deux personnalités du monde des affaires et de l'immobilier, entre sud de la Belgique et grand-duché de Luxembourg, à savoir Fabienne Fontaine et Michel Mathieu. Ils constituèrent ensemble une société qui gère le domaine: « Château Bois d'Arlon » et devant la beauté des lieux jadis connus par les cartes postales, ils se lancèrent dans un projet fou. Ni plus ni moins il fut question de reconstruire le château précédant dont il ne restait que le rez-de-chaussée et un élément de la tour carrée. Le château du Bois d'Arlon était devenu une sorte de cabane de chasseurs, un lieu indigne, presque infâme. Il est redevenu impeccable, plein de prestance. Inespéré, en somme que de voir en ce début de XXIe siècle un château sortir de terre. Il y a une différence toutefois et elle tient dans la taille de la bâtisse. A l'origine le château était plus grand d'un bon tiers. Des considérations financières ne permirent pas de remonter le castel à l'identique. Mais qu'importe, c'est le petit frère qui nous est apparu. A trente mètres du château, un restaurant s’est ouvert dans l'ancienne conciergerie «Les Jardins de la Conciergerie », capable de recevoir quatre-vingt couverts. On y trouve plusieurs salles de séminaires dont une en forme de théâtre pour des représentations de type café-théâtre. De plus, dans l'ancienne orangerie et sur un site de 1ha50, il y a une ferme-château qui servira bientôt de club-house pour le golf de 27 trous à venir, avec 50 à 80 studios de résidence.


Un château d'industriels

Le grand frère du présent château en ce même lieu jadis construit fut commandé par Léon Barbanson qui fut l'un des fondateurs de l’Arbed et dont le fils allait être encore plus célèbre que le père. Léon Barbanson s'était fait construire un château de 101 pièces, salles d'eau comprises sans doute. Il avait épousé une fille d'un autre célèbre industriel, maître de forges, du nom de Léonie Tesch dont le père était Victor Tesch (1812-1892). Victor fut en plus de ses multiples charges directeur à la Société Générale de Belgique. La mère de Léonie était Hélène Nothomb. Par les Nothomb, on se retrouve au Pont d'Oye, autre lieu célèbre de la métallurgie régionale. Gaston Barbanson (1876-1946), fils de Léon, était natif de Bruxelles mais il fit l'essentiel de sa carrière au grand-duché. Il fut en effet un des hauts dirigeants du groupe Arbed (Aciéries Réunies de Burbach-Eich-Dudelange) et une personnalité de l'intégration européenne.

Gaston Barbanson reprit le Bois d'Arlon à la mort de son père. Il avait commencé sa carrière en 1903 dans laSociété des Ciments de Buda, qui se trouvait à Haren, une partie excentrée de la ville de Bruxelles, en face de Laeken, sur le canal menant vers l'Escaut. En 1905, il devint commissaire du groupe métallurgique de Dudelange dont le beau château sera finalement racheté par Arbed aux descendants de la famille de Cressac. En 1911, il entrait au conseil d'administration de l'Arbed; comme fils de Léon qui en possédait 3500 titres, cela aidait. Gaston Barbanson en possédait 300, soit assez de voix pour y figurer. En 1919, Gaston en prit la présidence, alors qu'il était qualifié de maître de forges à Beggen où il possédait un château. Gaston mourut en 1946 et c'est en 1955 que la descendance vendit le domaine du Bois d’Arlon. A partir de ce moment-là, la demeure tomba lentement en ruine. Des cartes postales anciennes montrent encore les fastes du Bois d'Arlon qui ne sont pas loin de faire penser aux fastes du château de Roumont, construit pour le baron Coppée.

La renaissance du Bois d'Arlon donne donc l'occasion de retisser un lien avec le passé industriel du grand-duché et de la province du Luxembourg. La prospérité d'entre 1800 et 1950 s'est faite grâce à des ingénieurs d'une singulière trempe, trempé comme de l'acier, trempés mais moins sans doute que les visiteurs de l'actuelle demeure au sortir d'un sauna ou d'un hamam.

Suite à la faillite du Château du Bois d'Arlon, le domaine a été repris en mars 2013 par le Luxembourgeois Roby Schintgen, propriétaire de Sermelux à Kehlen au Grand-Duché, une entreprise spécialisée dans les constructions en verre.



SOURCES:
Philippe Farcy, Chaleureux, le Bois d'Arlon, Vie de Château 465, LaLibre.be, 26 septembre 2008 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/448258/chaleureux-le-bois-d-arlon.html
Alain Ducat, Le Château du Bois d'Arlon, sauce grand-ducale, PaperJam.lu 6 mars 2013 http://www.paperjam.lu/article/fr/le-chateau-du-bois-d-arlon-sauce-grand-ducale?page=1