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Florzé s'ouvre au monde extérieur


Château de Florzé - 4140 Rouvreux (Sprimont)



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  • Janvier 2006

  • Janvier 2006

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

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  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Château de Florzé
Localisation 4140 Rouvreux (Sprimont)
Construction XIIIe siècle
Style
Architecte
Occupants
Affectation Mariages, cocktails, dîners, fêtes de famille, anniversaires, séminaires, réceptions daffaires
Protection

Dernière mise à jour : 04/01/2013


Le château des la Marck, des Argenteau, Rahier et Berlaymont devient accessible. Il est transformé partiellement en lieu de séminaires et réceptions.

En quittant Sprimont pour descendre vers Aywaille, une route en lacet ne permet guère de regarder aux alentours. Le château de Florzé est pourtant là, caché derrière des frondaisons, abrité derrière un silence long de plusieurs siècles. Mais le silence s'efface et l’actuelle propriétaire des lieux, descendante des Kleinermann, est en train de donner un coup de fouet à cet ensemble historique, bordé par une vaste ferme dont l'exploitation a cessé. C'est que la vie à Florzé change depuis peu. Le château qui surplombe une vaste pelouse est bordé au sud-ouest par l'ancien potager dont les murs existent encore partiellement. Ils sont d'ailleurs piqués de deux superbes tours carrées en pierre bleue du pays. On trouve une troisième tour tout près de la façade principale du château, à l'est, vers la cour intérieure. Au-delà du potager la vue devient un spectacle sans fin, vers la vallée de l'Amblève, les restes invisibles du château fort d'Emblève (jadis nommé Neuchastel ou Neufchasteau-sur-Amblève) et celui de Martinrive. Le château de Florzé ne surveille donc pas la vallée.

Ce fut dès son édification au XVIIe siècle une maison de campagne, faisant suite à la disparition du château fort détruit par les armées espagnoles dirigées par Alexandre Farnèse. Encore que les sources signalent sur le site de Florzé une tour principale, deux tours d'angle et un porche. Les deux domaines étaient en mains identiques, celles de Guillaume de Loncin, seigneur de Sprimont, mais leur sort ne fut pas semblable. Le château fort passa donc à la trappe; Florzé garda sa tour. A-t-elle été englobée dans le château-ferme actuel ? C'est possible mais rien ne l'évoque à présent.

La façade donnant sur le parc est franchement marquée du sceau néoclassique. Sur ces deux niveaux et demi où les sept travées alignent leurs petites baies à volets, la peinture blanche posée cet été 2005 cache habilement les éléments plus anciens. Ce sont des moellons de calcaire. Le reste de l'élévation est érigé en briques. Deux bandeaux, un plat et un larmier, créent une césure entre les chambres, les combles et la toiture. Les deux travées extérieures en légère avancée sont sommées d'un panneau plat animé d'une baie en plein cintre. Au centre de l'édifice, on ne peut manquer le fronton. Trois baies en plein cintre y répondent à celles précitées. Latéralement, vers le sud-ouest la façade compte deux travées. A l'arrière, la maison donne sur la cour de la ferme dont l'accès s'effectue par un porche couvert d'un pigeonnier. Ici l'élévation est plus complexe et moins harmonieuse, faite d'un mélange de briques, grès et calcaire. A l'est la façade donne sur la cour intérieure. Au nord la jonction est faite avec une des ailes de granges.



Historique

Paul Baar a donné l'historique de cette seigneurie qui dépendait jadis du château fort d'Emblève en même temps que de celle de Sprimont. Les Presseux semblent les plus anciens maîtres de ces terres. Mais à partir de 1417 on y voit apparaître les la Marck, notamment Godefroid I et II, Everard II et Robert. On ne sait comment ils y entrèrent. A leur suite le châtelain fut Guillaume de Loncin, précité. Et il semble que Sprimont et Florzé ait été séparés car si Jean VII d'Argenteau d'Esneux devient seigneur de Sprimont dès 1639, son fils né des oeuvres d'Isabelle de Thiennes, fille de Thomas et d'Anne de Renesse, n'acheta Florzé aux Loncin, seigneurs de Flémalle, Tahier, Soye et Gentine (alliés aux T'Serclaes et aux Carondelet), qu'en 1658. Il s'agissait de Guillaume-Ulrich, né en 1615 et mort en 1706.

Comte d'Esneux, seigneur de Dongelberg et de Lavoir (près de Héron), il avait épousé Anne-Catherine de Waha, dame de Vecmont (près de La Roche), fille de Florent et de Jeanne-Françoise d'Argenteau d' Ochain. Leur fille Anne-Marie (une de leurs neuf enfants) reprit Florzé et transmit ce bien à sa progéniture, née de son union avec Godefroid de Rahier, décédé en 1714. Ce dernier venu au monde en 1636 était seigneur de Villers-aux-Tours (Anthisnes), Heid, Izier, Jusaine (près de Bomal-sur-Ourthe), Fraipont, Preisch (près de Mondorf-les-Bains, sans doute hérité de sa cousine, par les Waha, Marguerite de Merode, épouse de Conrad von Soetern), Petit Bomal et Werbomont. Après 1787, la totalité des biens du comté d'Esneux entra chez les Rahier puis chez leurs descendants, les comtes de Berlaymont.

Ceux-ci étaient issus du mariage de Ferdinand-Joseph, fils de Godefroid et d'Anne-Marie, avec Marie-Agnès de Berlaymont. Les Rahier allaient en effet s'éteindre en 1809 pour les mâles et en 1816 du côté des dames, précisément par le décès d'Henriette de Rahier. Clément de Berlaymont, né le 8 janvier 1794 et décédé le 18 juin 1869 (il est enterré à Rouvroy), hérita de la dernière des Rahier. Il était le fils de Florent, seigneur de Bormenville et vicomte de Heid. Général, il fut marié le 11 février 1782 à la baronne Marie-Anne de Berlo-Suys, fille du comte Léopold et de Marie-Victoire de Ledeburg de Püritz, ce qui crée un lien avec Assenois (Sibret). Les Berlaymont n'eurent qu'une fille, Marie-Anne, mariée le 6 août 1846 à Reinhold (des barons) de Pfuel dont le père fut président du conseil des ministres en Prusse (1848) et gouverneur dans les années 1830 de la principauté de Neufchâtel, offerte à la Prusse après le Congrès de Vienne. Marie-Anne décéda en 1905. En 1850, Clément avait vendu Florzé aux Demonceau. Ceux-ci gardèrent le bien jusqu'en 1888. Les Brixhe les suivirent. En 1904, le notaire liégeois Gérard Kleinermann acheta ce domaine resté depuis dans sa descendance.


Visites très souhaitées.



SOURCES
:
Philippe Farcy