FR - NL - EN
ACCUEIL AGENDA CONTACTEZ-NOUS FAQ CONNEXION CHÂTELAINS

La Baille Rouge, oeuvre de Janlet


Château de la Baille Rouge - 7061 Thieusies (Soignies)



Contacter

Catégorie : Informations Business Evénements
Prénom
Nom
E-mail
Téléphone
Veuillez écrire CASTLE dans le champ ci-dessous:



Nom Officiel Château de la Baille Rouge
Localisation 7061 Thieusies (Soignies)
Construction 1905-1907
Style Eclectique
Architecte Emile Janlet; parc: Paul Galopin
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection

Dernière mise à jour : 12/01/2013


Dans un parc bien rythmé par Galopin, le château de 1907 domine le paysage.


La maison que l'on voit depuis une petite route communale est encore récente. Elle remplace depuis 1907 un ancien château dont plus personne ne semble connaître les traits. Celui-ci relève on le voit de la tradition éclectique chère à nos aïeux, fiers de leur passé historique. Nous étions alors dans une Belgique qui regardait le glorieux passé de la Flandre quand elle construisait des maisons et payait les factures en grande partie avec les revenus de la défunte prospérité wallonne. Thieusies est une petite commune attachée à sa vocation agricole. Rien n'a changé par là depuis des lustres. Sans remonter à Mathusalem, les auteurs anciens signalent que l'entité était sous l'Ancien Régime fragmentée par de nombreuses seigneuries. On y comptait celle de Thieusies, le fief de le Buecq, du Roi, de Saint-Pol, de la Saisinne (au nord, elle était aux mains de l'abbaye de Saint-Denis-en-Broqueroie, située elle au sud de Thieusies), de la Roquette et de la Motte. Des deux châteaux des Obert de Thieusies, passés au marquis du Parc (Alain), il ne reste que le plus ancien. Le plus jeune avait été édifié par l'illustre architecte français Clément Parent (rencontré à Oydonck), vers 1880. Il a été détruit vers 1955. Là avaient résidé les princes de Ligne après l'incendie de Beloeil en 1900.

Mais revenons à la Baille Rouge pour en vanter les charmes issus de l'harmonie donnée par la brique et l'alternance des motifs de pierre blanche. On a utilisé cette dernière pour les bandeaux horizontaux et les arcs de décharge des baies. Le château est un gros volume piqué aux angles opposés de deux tours carrées sommées de toitures à bulbes posés sur des clochetons ajourés. Deux lucarnes crénelées répondent à deux pignons qui le sont tout autant. L'architecte ne s'est pas limité à ériger un bloc massif. Pour alléger son oeuvre il a joué avec les éléments en avancée et en retrait, avec les oriels et l'imposant perron sur la façade nord. Ici on a employé de la pierre bleue (à refends). Il est caractérisé par ses trois ouvertures et autant d'arcs élégants précédé par un important escalier à trois volées.

L'ancien château et le parc furent hérités en leur temps par Léon de la Roche (1877-1942), le 30 octobre 1901. Le bien venait de l'oncle de Léon, Eugène de la Roche (1822-1901). Après son mariage en 1902 avec Marie van Tieghem de ten Berghe (Bruges, 23 juin 1880 - Lovenjoul, 4 août 1940), Léon prit la décision de faire construire un château neuf avec l'appui d'Emile Janlet architecte bien connu. On a déjà croisé cet architecte bruxellois célèbre à Bornhem, à Beusdael, aux Cailloux (Jodoigne) et il travailla à Poederlé. Le maître de l'ouvrage fit par ailleurs appel à Paul Galopin pour aménager le parc. Galopin avait travaillé à Groenenberg (Vlezenbeek) pour la famille Houtart. Ici il fit procéder à des terrassements pour élever la demeure et creusa un étang, entre autres choses. Il se servit des grilles du château Saint-Pierre à Thieu pour améliorer l'accès au domaine. Les travaux débutèrent en 1905 et la famille logea pour la première fois dans la maison le 27 juin 1907. Elle est depuis restée dans la descendance des édificateurs.


On ne visite pas.


SOURCES:
Philippe Farcy