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Snelleghem, un temple de l'art


Kasteel van Snellegem - 8420 Snellegem (Jabbeke)



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  • Snelleghem a un côté un peu trapu, bien ancré dans le sol, mais il ne manque pas d’élégance. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Kasteel van Snellegem
Localisation 8420 Snellegem (Jabbeke)
Construction 1874-1875
Style Éclectique Louis XIII
Architecte
Occupants Paul De Grande Antiques
Affectation Résidence privée et galerie d'antiquités
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 11/01/2013


Le château de l’antiquaire Paul De Grande est une œuvre anonyme des années 1870


Snelleghem dépend de Jabbeke, petit village qui servit de lieu d’inspiration au peintre expressionniste Permeke. Paul De Grande est installé dans le château depuis son achat en l’an de grâce 1973. Le baron Jean-Pierre van Zuylen van Nyevelt nous signalait que Paul De Grande a acheté ce domaine aux époux Raoul Halewijck-Lisy Van Iseghem, propriétaires de parcs à huitres Halewijck à Ostende. Eux-mêmes avaient acquis le bien en 1964 aux descendants de la baronne Adrienne le Bailly de Tilleghem (1883-1956), épouse du baron Bénédict Gillès de Pélichy (1885-1928), mayeur du village de Snelleghem de 1924 à son décès. Sa femme Adrienne lui succéda à cette charge le 23 avril 1929, devenant ainsi la deuxième bourgmestre féminine de Belgique après Léonie Keingiaert, bourgmestre de Geluveld. Puis leur fils Baudouin, époux de Cécile della Faille de Leverghem, reprit le flambeau mayoral en 1946. Le ménage Gillès-le Bailly eut neuf enfants et la famille s’installa en ces lieux en 1907. Lors de la Première Guerre mondiale, les Allemands réquisitionnèrent le domaine et installèrent un champ d’aviation à proximité. Le château n’eut pas à souffrir du conflit. Par contre il brûla le 16 décembre 1928.



Grande fortune

D’après Baudouin D’hoore, les le Bailly tenaient Snelleghem des de Man. En effet, Adrienne était la petite-fille du baron Edmond le Bailly de Tilleghem (1818-1887) qui avait épousé Adèle de Man (1824-1906), fille du chevalier Jacques de Man, seigneur de Folkingswerve et d’Anne-Augustine (des chevaliers) van Outryve d’Ydewalle (1788-1858). Adèle était la commanditaire du château. Elle y vivait séparée de son mari avec sa fille Léontine (1847-1914), restée célibataire. Cette dernière en fit don à sa nièce la baronne Adrienne le Bailly de Tilleghem, précitée, fille du baron Julien et de Marie Michiels van Verduynen. Adèle pouvait se permettre cet ouvrage car elle fit construire le château sur des terres qu’elle avait hérité de sa mère. Sur Snelleghem, Adèle détenait 202 ha et dix fermes. On ne vous parle pas du reste; il y en avait dix fois plus....

Comme à Bautersem ou à Helchin, le lien entre le domaine actuel et la seigneurie d’Ancien Régime n’existe pas. Avant la révolution la terre de Snelleghem a appartenu à divers seigneurs dont le plus ancien connu est Hendrick van Meetkerke. De Seyn dit de lui qu’il fut échevin et receveur-général du Franc de Bruges de 1403 à la date de son décès en 1453. Il avait épousé Catherine Bloms, morte en 1438. Hendrick fut suivi par trois générations de van Meetkerke en ligne directe.
 
Le premier était Jean van Meetkerke, chevalier, seigneur de la cour de Snelleghem, échevin du Franc de 1439 à 1455, année ou il devint receveur-général, charge qu’il occupa jusqu’en 1458, date de son départ pour l’au-delà. Il avait uni sa destinée à Catherine van Varssenaere. Ensuite on vit ici Jacques van Meetkerke, échevin du Franc de 1475 à 1505, année où il mourut. Il avait épousé Barbe d’Ault. Le dernier fut Jacques van Meetkerke, échevin du Franc de 1518 jusqu’à sa mort en 1535. Il avait épousé Colette de Maulde.



Le Gillon

Par la suite, on constate un vide entre 1535 et l’arrivée de la lignée des le Gillon. Snelleghem entra en possession des barons (1771) le Gillon de Basseghem à travers Charles le Gillon (21/10/ 1631 – 17/9/1695). Il était par ailleurs seigneur de Goemaringhe et Wulfsberge mais aussi député des Etats de Flandre et conseiller-pensionnaire de Bruges. Il eut un fils Charles-François (16/5/1672-2/10/1720), seigneur au-delà de ce qui est précité de Slyphove, échevin (1713) et conseiller (1717) de Bruges. Il fut marié à Anne-Caroline van de Kerchove, dame de Basseghem, Lozere, Rymslede, Medel, Lanotte, Ter-Motten, Swanenburg, Wallincourt et Cordes, décédée à Bruges le 12 septembre 1741.
 
Anne-Caroline était la fille de Charles-Pierre (1641-1691), haut-échevin du Pays de Waes, et de Florence de Cordes de Watripont, décédée à 55 ans le 27 septembre 1701. Anne-Caroline et Charles-François eurent entre autres un fils prénommé Charles-Henri (1699-1744), uni en 1728 à Marie-Fernande Lasso y Vega, mais cette union n’eut pas de postérité, nous précisait le baron Jean-Pierre van Zuylen. Louis-Emmanuel, frère du précédent fut le premier baron de son nom le 3 septembre 1771. Né en 1707 il retourna à Dieu en 1775. Il avait été marié à Catherine Wynckelman. Il fut suivi par son fils Louis-Emmanuel II (1745-1827), époux d’Isabelle-Constance van der Beke.

Le fils de ces derniers, Louis (1782-1835), épousa sa cousine germaine Marie van der Beke de Cringen (1775-1865), fille de Charles (1749-1840) dernier mayeur du Franc de Bruges. Ce Charles qui possédait 1.200 ha et deux châteaux, à Sainte-Croix et à Saint-Michel, avait ravi le cœur de Catherine le Gillon de Basseghem (1750-1823), fille de Louis. Leurs anneaux furent échangés en 1774. Charles et Catherine sont à sept générations les aïeux directs de la princesse Mathilde. Catherine le Gillon de Basseghem eut une sœur Thérèse qui épousa Anselme van Caloen. Ils sont, à autant de générations les aïeux, d’Ariane van Caloen de Basseghem, journaliste juste un peu moins célèbre que la princesse Mathilde.


Château neuf

La demeure monte sur deux niveaux posés sur un soubassement ouvert de jours. Elle est constituée de briques et de pierre bleue peinte en blanc. La façade principale se compose de cinq travées et de deux ailes latérales qui émergent de l’édifice pour mettre en valeur le perron monumental et les colonnes annelées qui supportent une terrasse. Les faces latérales présentent trois décrochements en ce compris le ressaut chantourné de la partie centrale de la face arrière.


Le château se voit du chemin. Quand le chien n’est pas en promenade au Sablon, il veille sur ses terres.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004  
Het eclectische kasteel van Snellegem (ID: 88775)De Inventaris van het Bouwkundig Erfgoed, Onroerend Erfgoed https://inventaris.onroerenderfgoed.be/dibe/relict/88775
Baudouin D’hoore, Iconographie de la famille Gillès de Pélichy et des principales familles ascendantes, Recueil de l’Office Généalogique et Héraldique de Belgique LXIV 2012
Baudouin D'Hoore, De familie Le Bailly, studie van een ambtsadellijke familie in de 18de eeuw (1718-1807), Brussel 2002
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)