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Halle Hof, sage maison communale


Halle Hof - 2980 Halle (Zoersel)



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Catégorie : Informations Business Evénements
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Veuillez écrire CASTLE dans le champ ci-dessous:

  • Le second petit pavillon.

  • Le pavillon-écuries du parc.



Nom Officiel Halle Hof
Localisation 2980 Halle (Zoersel)
Construction 1902
Style
Architecte Alfons Van der Gucht
Occupants Gemeente Zoersel
Affectation Maison communale & bureau régional campinois
Protection

Dernière mise à jour : 05/01/2013


Cette belle demeure de style renaissance anglaise est l'oeuvre d'Alfons Van der Gucht.


Inscrit dans un grand parc de près de vingt hectares, le château de Halle, situé à 19 km à l'est d'Anvers près de Zandhoven, est un édifice typique des goûts en vogue vers les années 1880-1900. Le domaine dépend de Zoersel et est très proche de la nationale menant d'Anvers à Turnhout. La propriété est déjà signalée dans un acte d'achat d'octobre 1505, en faveur de Pierre van der Molen, échevin d'Anvers, sire de Westmalle, Zoersel, Pulle et Pulderbos.

Sa fille Anne, allait épouser Philippe de Cottereau, issu d'une célèbre lignée, fils de Léonard et de Marie d'Amerongen. En 1644, le bien sans doute porteur d'une maison, fut vendu à Adrien Brouwerts ou Brauwerts qui mourut en 1664. Il était drossard de Broechem. Il était déjà sire de Massenhoven, Viersel et Voorschoten. Les Zinnicq le suivirent puis ce fut le tour des Ullens, en 1719, via François-Godefroid. François-Godefroid était chanoine d'une église d'Anvers. Son frère Antoine-Jean (1705-1783) hérita. En 1789, les héritiers de ce dernier vendirent le lot au couple formé par Charles de Bosschaert et Cornélie de Pret. Il y eut encore une vente pour ce bien souvent passé devant le notaire quand en 1830 les Bosschaert se défirent de Halle au profit de Guillaume-André de Caters (1773-1859), colonel commandant de la Garde nationale au département des Deux-Nethe. Membre du gouvernement provincial, il sera aussi échevin puis mayeur d'Anvers. Il avait épousé Eulalie van Asten. Leur fille Nathalie (1802-1871) hérita de Halle. Elle se maria avec Ferdinand du Bois.


Puis vint leur fils Charles-Louis (1835-1888) du Bois de Vroylande, gouverneur de la province d'Anvers qui épousa d'abord Mathilde Cogels puis sa soeur Léocadie Cogels. Du premier lit, leur fille Valérie (1868-1905) hérita en partie du domaine, avant d'en avoir le total contrôle en 1902. Elle se maria avec le baron Victor de Borrekens (1864-1949), à qui on doit la commande du château. C'est comme cela que le nom des Borrekens restera attaché à cet endroit. De cette même période date la construction des communs et d'un petit pavillon en chaume. Plus loin, au milieu d'un pré se trouve un autre pavillon octogonal à usage d'écurie. Paul Arren a publié en 1999 outre l'historique, des cartes postales presque centenaires de ce lieu où rien n'a changé. Encore que, si on y regarde bien, la terrasse qui précède le porche d'entrée et ses trois arcades en plein cintre est à l'origine exempte de deux magnifiques lampadaires en fer forgé.

Voilà une paire de petite merveille de style Art nouveau créée dans l'esprit viennois. La demeure est en plan massé, érigée en briques vernissées et pierre blanche pour les décors d'usage: encadrements des baies, bandeaux limitant les étages, chaînages d'angles, frise des pinacles et autres cartouches. Ce manoir anglais joue sur les volumes juxtaposés. Deux niveaux d'oriels latéraux calent la partie d'accueil axiale orientée vers le nord-ouest. Les trois arcades soutiennent une terrasse dont les trois portes fenêtres sont sommées de lucarnes jointes par une galerie ajourée. Deux tourelles à cinq pans achèvent l'alignement, en étant engagée dans deux pignons en bâtière pourvus de grandes baies. Toutes les ouvertures sont à croisées ou meneaux. Les flancs sont évidemment plus simples, mais celui en plein ouest est doté d'une tour carrée terminée en toit plat et garnie d'un cartouche donnant le nom de la maison. Le flanc opposé a été affublé d'un escalier de secours, utile mais disgracieux. La grande façade donnant au sud-est posée sur son soubassement ajouré. Trois bandeaux et la corniche limitent les niveaux. A droite on retrouve une travée à oriels superposés sommé d'un pignon. A gauche, l'angle est occupé par une espèce de tourelle qui ferait presque penser à une échauguette. Elle est aussi privée de toiture.


L'endroit ne se visite pas mais est accessible.


SOURCES
:
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VIII,  Hobonia 1999