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L'ancien relais de chasse de Biron


Château de Biron - 6997 Soy (Erezée)



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  • À partir d’un petit pavillon de chasse, Biron devint un château confortable. La structure en L a permis d’installer un curieux bow-window idéal pour observer le gibier

  • Vu de loin, le château de Biron est parfaitement intégré au paysage.



Nom Officiel Château de Biron
Localisation 6997 Soy (Erezée)
Construction XVIIIe, XIXe, XXe siècles
Style Classique
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 12/01/2013


Une agréable demeure de campagne se tient à l’écart du monde

Près de Barvaux-sur-Ourthe, dans la tranquillité de 240 hectares de fôrets et de prés, sommeille le petit château de Biron. Dans l’apparence néoclassique de son corps de logis principal, il date de la fin du XVIIIe siècle. C’était sans doute un relais de chasse, comme il l’était encore à la fin du XIXe siècle. Lorsque la famille de Viron s’y installa en 1906, elle fit le nécessaire pour relier résidence et communs afin de donner à la maison un caractère mieux adapté à une vie permanente.

Fief des Rossius d’Humain

Du fief de Biron, on ne sait presque rien. Avant le 5 mai 1672, cette terre appartenait à Jean-Charles de Bléhen d’Abée (1). Ce Bléhen était marié à une Marotte de Montigny. Le comte Baudouin d’Ursel a publié récemment dans « Le Parchemin » l’acte de vente de 1672 qui y fit entrer Etienne de Rossius, de la branche d’Humain. Les Rossius donnèrent un mayeur à la ville de Liège et leur branche de Libois, des receveurs généraux auprès des Princes-Evêques. D’après l’actuel baron de Rossius d’Humain, dernier du nom : « pour le peu d’archives dont nous disposons, cette terre n’est plus évoquée dans ma famille à partir de 1720. Biron possédait-il un château à cette époque ? Peut-être ». Quoi qu’il en soit, on perd les traces documentaires de ce lieu jusqu’à ce que les Bourguignon, d’une famille de notaires de Marche-en-Famenne, achètent le domaine aux Corbiaux, de Havrenne (près de Rochefort), le 30 octobre 1887. Le 6 septembre 1906, le baron Ignace de Viron (1872-1954) acquit Biron. En outre, il profitait, grâce à son épouse née Puissant d’Agimont d’Heer et Herlette, du beau château d’Agimont, près de Givet, complètement brûlé durant l’été 2001. C’était l’ancienne résidence des comtes de la Marck et de leurs successeurs Leurs Altesses Sérénissimes les princes et comtes de Stolberg (Robiano). C’est à Agimont que le comte de Paris résida des années trente aux années cinquante. Ignace de Viron fit relier dès son achat les deux ailes en haussant les communs d’un niveau. Il édifia en outre la tour cornière placée à l’angle des vaisseaux; elle sert d’accès depuis lors.

Vue imprenable

Et pour mieux profiter de la magnifique vue vers le sud, il ajouta une tour engagée hexagonale de trois niveaux, dont deux en bow-window. Les travaux étaient terminés en 1908. Le 26 juillet 1911, Ignace revendit le bien à son frère aîné Frantz (1859-1926) par ailleurs propriétaire du château de Dilbeek. L’aîné de famille, Guy, petit-fils de Frantz, y réside toujours avec son épouse née Elisabeth d’Hoffschmidt. On aborde les bâtiments de briques et de pierre bleue par la cour nord, ouverte et très homogène par rapport aux élévations sud et est. Une tour carrée de trois niveaux servait jadis de lieu d’entrée à la maison. Si deux œils-de-boeuf à quatre clés se répondent au troisième niveau au nord et au sud, le reste des ouvertures est un peu anarchique. Un petit auvent de bois relie la tour en net retrait sur la face sud, au corps central. Celui-ci est limité par des chaînages d’angles et est composé de trois travées reprises sur deux niveaux égaux posés sur un soubassement. Une belle bâtière à croupettes surmonte cette aile animée par deux fois trois lucarnes (nord et sud). A nouveau en retrait, une aile oblongue haute de quatre niveaux sur une travée vient briser les lignes classiques. Elle est suivie d’un autre corps d’une travée et trois niveaux qui conduit vers le bow-window. Sur la face est, celui-ci précède le massif d’angle, lui aussi en retrait par rapport à l’aile des communs. On appréciera les belles corniches à modillons.


Visites non autorisées.




SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002