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Le Bois de Banneux un brin rebelle


Château de Banneux - 4870 Fraipont (Trooz)



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  • Carte postale ancienne, ed. Ern. Thill & Nels, n° 166



Nom Officiel Château de Banneux
Localisation 4870 Fraipont (Trooz)
Construction Vers 1912
Style
Architecte
Occupants Institution Publique de Protection de la Jeunesse (IPPJ)
Affectation Institution Publique de Protection de la Jeunesse (IPPJ)
Protection

Dernière mise à jour : 06/01/2013


Ce château sert depuis 1972 de centre de réadaptation aux jeunes délinquants. Son histoire brève relevait de la haute société industrielle verviétoise.

Dans cette vallée de la Vesdre qui avait tant plu à Victor Hugo, quelques châteaux anciens et modernes poursuivent leur existence. Celui du Bois de Banneux, dit aussi château Regout, se trouve à la limite avec Banneux.

Il ne fut construit qu'en 1912 par un personnage nommé Clynants, de Bruxelles. On doit à ce fortuné inconnu une imposante bâtisse, reconstruite en partie après un incendie survenu à Pâques en 1972. C'était trois mois après la mise en fonction de l'établissement.

Le château entré en mains publiques devenait un home pour jeunes délinquants. Il se nomme désormais l «'IPPJ Fraipont», soit une des institutions publiques de protection de la jeunesse.

On y réinsère des jeunes sur le point de tomber dans la délinquance. Le centre est ouvert et le parc est peuplé de laids baraquements. Loin du château se trouve un centre fermé, qui est une vraie prison.

Le domaine, propriété de la Communauté française. L'institution de Fraipont profite d'un parc de dix hectares. Ce parc n'est que peu de chose face aux territoires considérables achetés par les Regout-Lieutenant. On parlait alors de plusieurs centaines d'hectares.


  

Des capitaines d'industries

Le sieur Clynants avait commandé à Charles-Auguste Vivroux (1859-1920) un complexe castral digne de l'Ancien Régime, avec ferme, étables, fenil et maisonnettes pour trois familles de son personnel. «L'entrée était gardée par deux piliers et une grille et par deux résidences pour les gens de maison», nous dit Marie-Madeleine Regout, fille de Georges-Marie. En 1924-1925, le bien fut racheté par Georges-Marie Regout et son épouse Jeanne Lieutenant. Georges-Marie était né en 1882 à Maestricht.


Il décéda en novembre 1949. Il était le fils de Jules, et le petit-fils du fondateur de la célèbre fabrique de faïence mosane. Quant à Jeanne Lieutenant (décédée à Spa en 1972), venderesse du château en 1969, elle vit sa soeur épouser le frère de son mari, Jules Regout. Ces deux unions créaient des liens avec les châteaux Brunsode à Tilff et de Villers-Bilstain.


«Georges-Marie sera un important chef d'entreprise», nous révèle Réginald Regout qui ajoute: «Ingénieur civil, il achètera «La Textile de Pepinster» qui appartenait au Lieutenant». On le trouva comme administrateur chez les Duesberg à Verviers, mais aussi aux Ateliers Victor Charpentier à Dolhain, dans d'autres compagnies liégeoises et jusqu'à Amsterdam. Georges-Marie et Jeanne eurent quatre enfants.


Leur seul fils, prénommé Georges, épousa Thérèse Schellekens. «Quand mon père acheta le château, il n'était pas encore terminé», signale encore Marie-Madeleine Regout. Il faut savoir que Charles-Auguste Vivroux avait construit le château de Neufays pour les Simonis, celui de Rencheux pour l'avocat Warnant (détruit), celui des Peltzer-de Clermont à Verviers et celui de Léon Anoul à Spa. Il transforma Renal et Gomzé, et à Stavelot il s'occupa de l'hôtel de maître des Godin-t'Serstevens (passé aux Gillard) et de celui des Dufays.


Tradition mosane

Le château de style traditionnel est un bâtiment de briques, de pierre bleue et de grès. Imposant, il dessine une sorte de L et se termine aux extrémités par trois tours carrées engagées dont deux présentent des encorbellements. L'une est décorée de deux magnifiques sonneurs de trompe médiévaux. Leurs toitures sont en pavillon à coyaux. Les deux ailes principales sont reliées par un passage couvert de deux niveaux percé au centre par un impressionnant arc surbaissé en pierre bleue, dont la clé est, à l'est, armoriée.


Le corps de logis central regardant à l'Ouest s'étire sur six travées. Il monte sur deux niveaux posés sur un soubassement de jours. Les toitures mansardées, couvertes d'ardoises, sont percées de lucarnes à batière. La façade d'accès est animée d'un impressionnant porche qui relève un peu de l'Art nouveau. A l'arrière, le centre est occupé par un avant-corps sous fronton-pignon, précédé d'un bow-window au rez. Une galerie latérale offre un balcon aux chambres.


SOURCES:
Philippe Farcy, Le Bois de Banneux un brin rebelle, LaLibre.be, Vie de Château 345, 21 avril 2006 http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/281566/le-bois-de-banneux-un-brin-rebelle.html

REMERCIEMENTS:
Monsieur Gérard Mailleux, Ben-Ahin (août 2008)


HOMONYMIE:
Baneux, 4990 Lierneux