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Ronsevaal fruit d'un malte pour un bien


Kasteel van Ronsevaal - 9300 Aalst



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  • Ronsevaal semble perdu dans un parc immense; c’est presque le cas sauf la présence d’une route nationale qui borde une maison que jadis il fallait voir. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Kasteel van Ronsevaal
Localisation 9300 Aalst
Construction Vers 1880
Style Éclectique, néorenaissance
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 03/01/2013


Voici quelques jolis hectares dévolus à la passion des plantes et à la beauté.


À la frontière avec Erembodegem sur laquelle se trouve une partie du domaine, le château de Ronsevaal est un exemple parfait de la montée en puissance d’une société industrielle à la fin du XIXe siècle. Jadis, la position du château était dégagée en bordure de la route nationale menant de Alost à Bruxelles. Il fallait voir et être vu. Désormais de hautes haies cachent la vue « publique » de la maison. Le parc s’en va dans le lointain paysage vallonné. Ses deux voisins, les châteaux de la Roseraie et plus encore celui malheureusement disparu de Overhamme-Sainte-Marie – il s’agissait d’un ancien prieuré – dont il reste deux très belles dépendances du XVIIIe siècle, sont posés très en retrait de la chaussée publique.

Le château de Ronsevaal aurait été construit vers 1880 à la demande de Louis Schellekens (1811-1887), docteur en droit issu d’une famille de Termonde et de son épouse Thérèse Jelie, née à Alost en 1824, fille de Jean-Baptiste et de Marie Peeters. Le quatrième fils du couple, Léon-Prosper vendit le bien dès 1919 à Adrien De Bruyn. Une source dit qu’Adrien était Hollandais et marchand de bois. On notera que Marie-Joséphine Schellekens (1848-1927), fille de Louis avait épousé Léon De Bruyn (1838-1908), député, ministre de l’Agriculture, des Travaux publics et de l’Industrie. Le lien de parenté entre Adrien et Léon n’est pas établi. Dès 1923 le château trouvait une nouvelle destinée en la personne de Léon Camu (+1940), propriétaire d’une malterie sur la Dendre et dont les descendants directs possèdent toujours la maison. Sa femme Esther Declercq s’éteignit en 1956.



Aménagement de discrétion

Leur belle-fille Mme Louis Camu, née Denise Fontaine fit réaménager une partie du parc où dans les années soixante intervint le célèbre paysagiste anglais Russell Page. Alain Camu a repris le flambeau par la suite. Comme président des Jardins Ouverts de Belgique a.s.b.l.  fondés par Jelena De Belder, il ouvre son parc, amélioré encore par Benoît Fondu vers 1990, en certaines occasions. Le fils de Léon, Louis Camu avait assumé les charges de cet endroit avant son fils Alain. Louis et Denise changèrent l’orientation du château pour des questions de commodité et de discrétion. Alors que l’entrée dans la demeure s’effectuait par le côté rue il convient désormais de rentrer dans la maison par le côté regardant le parc d’où on profite d’une très belle vue. En outre et suite à quelques manques d’entretien causés par la guerre, Mme Louis Camu décida supprimer la flèche de la tour. Celle-ci reposait sur un tambour octogonal à abat-son posé sur une toiture en pavillon. Le tambour était couvert par une toiture en cloche elle aussi octogonale et ornée de lucarnes à œils-de-bœuf. L’ancienne entrée était accessible par un perron menant à une véranda ouverte par trois grandes baies sans doute métalliques à petits-carreaux de verre et plomb. Le changement d’orientation a poussé au démontage de cette verrière devenue un perron couvert.


Effets décoratifs


Le château de Ronsevaal se signale par l’importance de son dispositf décoratif. L’architecte a centré son travail sur un corps de logis rectiligne large de deux travées inégales et long de sept travées dont les extrémités émergent au-delà des tours et pignons. La demeure en briques et pierre blanche, sans doute de Baleghem, monte sur deux niveaux posés sur un haut soubassement de pierre bleue à jours alternant avec des portes menant aux cuisines. La façade à rue (nord) est limitée à cinq travées. À gauche s’élance la tour carrée de deux niveaux et demi plus un oculus circulaire au contour débordant et mouluré, sous la toiture en pavillon. On retrouve cet oculus sur les trois faces visibles. La quatrième face est incorporée aux hautes toitures garnies de lucarnes mais privées depuis une restauration récente de ses chiens assis. La tour est agrémentée de nombreux cabochons en pointe de diamant. Le logis s’inscrit au centre derrière trois larges travées. Puis vers l’ouest, la façade s’achève sur une travée en ressaut close par un pignon à crénelages. Du côté du parc, l’effet horizontal des nombreux bandeaux plats qui scandent l’édifice en totalité joue à plein régime. La verticalité de cette façade est assurée par une paire de travées sous pignon à crénelages qui montent sur trois niveaux, plus un quatrième sous toiture. La corniche qui court au-delà des quatre travées latérales s’interrompt pour ne pas reprendre de l’autre côté du pignon ce qui crée un second effet d’élancement. Une petite terrasse est précédée de quelques degrés et (pro)longée par une véranda. La particularité de cette façade à parc tient sans doute plus de la présence abondante d’une magnifique glycine presque aussi belle que celle qui couvrait naguère la demeure royale d’Argenteuil. De très jolis communs complètent cette propriété de charme.


On ne visite pas. Le château se devine depuis la rue. Le parc est parfois ouvert aux amoureux des arbres et de la nature.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004