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Moorsel, un joyau entre Renaissance et art baroque


Kasteel van Moorsel - 9310 Moorsel (Aalst)



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  • Moorsel a été sauvé par un industriel local, amoureux des vieilles pierres et un peu inconscient. Grâce lui soit rendue. © Philippe Farcy

  • Le long des ailes de Moorsel, courent de longs couloirs vers quatre tours cornières en hors d’œuvre. Celui-ci est relié par un joli bow-window d’angle. © Philippe Farcy



Nom Officiel Kasteel van Moorsel
Localisation 9310 Moorsel (Aalst)
Construction XVIe et XXe siècles
Style Renaissance et baroque
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien classé le 4 mai 1944

Dernière mise à jour : 08/08/2013


Sauvé in extremis par un amoureux des vieilles pierres, le château a retrouvé de sa superbe.


Totalement inaccessible et protégé par un parc aux abords duquel il se construit malheureusement quelques maisons, le château de Moorsel est redevenu un des joyaux de l’art flamand. Il avait failli passer à la trappe du fait de l’indifférence. Le propriétaire actuel, Wim Michiels acheta le bien au début des années quatre-vingts; il se retrouvait avec une demeure en piteux état. La presque totalité de l’aile opposée au pont d’accès s’était effondrée. Le reste tenait par habitude. Après quinze ans d’efforts, les travaux furent menés à bien et le château a retrouvé son aspect ancien. Heureusement il y a encore des amoureux des vieilles pierres qui ne comptent pas trop à la dépense. « Si j’avais su ce que cela allait me coûter je n’aurais sans doute pas entrepris cette opération » nous disait M. Michiels, industriel versé dans le meuble et la dentelle, entre autres choses.

Evêque de Tournai

L’histoire du château est relatée par Herman van Liefferinge (1975), par Paul Arren (1985) et par le chevalier Xavier de Ghellinck Vaernewyck (1968), descendant d’un ancien seigneur local, parmi d’autres, comme les van den Abeel, les Baronaige ou les Hinckaert. Tout cela datait d’avant l’arrivée en cette vallée du Molenbeek de Charles de Croÿ (1508-1564). Il était fils de Henri, comte de Porcéans ou Château-Porcien et de Seneghem et de Charlotte de Chateaubriant des Roches-Baritaud (selon Georges Martin, 2001). Charles fut successivement abbé d’Afflighem, de Hautmont, de Saint-Ghislain puis évêque de Tournai. Il édifia Moorsel; ce n’était que son second château. Il en avait fait bâtir un autre à Meldert (Alost), que l’on dit sublime, mais il brûla peu de jours avant son achèvement. Voilà qui fait tragiquement penser au château d’Enghien, commandé à l’architecte néoclassique Montoyer par le duc d’Arenberg et qui partit en fumée le soir de son inauguration. Au décès de Charles, le domaine passa à sa nièce Anne de Croÿ, dame de Leeuwerghem, héritière de Stavele, vicomtesse de Furnes et épouse de Martin de Hornes. En 1588, leurs enfants vendirent le bien à Jean le Boiteulx, sire de Lankakker.

Erigé en baronnie

Mort en 1631, les héritiers d’ycelui vendirent à nouveau le domaine, ce dont profita don Lucas de Cayro en 1636. Don Lucas était lieutenant-général des armées espagnoles. Originaire de Milan, mort en 1642 à 85 ans, il apporta des améliorations italianisantes à la demeure. Son fils don Luis, époux de Florentia van der Gracht, hérita et pour lui Philippe IV d’Espagne fit de Moorsel une baronnie, en 1661. Don Luis mourut en 1670 et la maison fut reprise par sa fille Florence-Cécile, épouse de François de Alvelda, seigneur de Beerlegem (Fontaine-l’Evêque). Dès 1698, le château fut à nouveau vendu et acheté par Albert de Coxcie ou Coxie, descendant du peintre malinois de style maniériste Michel Coxcie; Albert s’était marié à Anne Stalins.

Leur fille Anne épousa le comte Charles-Philippe de la Tour-Saint-Quentin, fils de Julien et de Geneviève de Thiennes de Rumbeke, fille de René et de Jeanne de Croÿ-Roeulx (+ 1681). Ensuite le bien échut par héritage via les filles aux seigneurs de Herzelles puis aux barons de Meer et ensuite à Jean-Baptiste (des barons) van der Noot de Vrechem, une des sept branches de la famille van der Noot, héritière des Oyembrugge. En 1891, le bien passa toujours par héritage aux Ball puis après eux à Georges de Meulenaere et enfin par vente à l’actuel propriétaire. Le château est classé.

On ne visite pas. Les lieux sont hautement surveillés.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Georges Martin, Histoire et Généalogie Maison de Croÿ, HGMC 2002
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel I,  Hobonia 1985
Chevalier Xavier de Ghellinck Vaernewyck, Visitons nos beaux châteaux. Le château de Moorsel, Le Parchemin, 15e série, n° 135, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, mai-juin 1968