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Bornhem transfiguré par Beyaert


Kasteel Marnix - 2880 Bornem



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  • Bornhem n’est pas que cet imposant château. C’est aussi un site formidable et un musée privé digne de Belœil et de Lophem. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Carte postale, ed. Thill & Nels

  • Carte postale, ed. Thill & Nels

  • Carte postale ancienne, ed. Nels, série 43, n° 11

  • Le pont du château, carte postale envoyée en 1931, ed. Ern. Thill & Nels



Nom Officiel Kasteel Marnix
Localisation 2880 Bornem
Construction XVIe siècle; 1890, 1894, 1895
Style Éclectique, néo-gothique et néo-renaissant
Architecte 1890-1895: Henri Beyaert (+1894) & Emile Janlet
Occupants
Affectation Visites guidées & réceptions d'affaires
Protection Bien classé le 13 mars 1979

Dernière mise à jour : 07/04/2012


Bornhem a de quoi rivaliser avec les plus beaux châteaux de la Loire.


Les gravures anciennes nous montrent le souvenir d’un château édifié en briques et en pierre blanche. Bornhem entouré de 800 hectares est un atout majeur du patrimoine national. Au vieux château, on remarquait ses fenêtres à croisillons, ses murs presques maigres, ses tourelles d’angles aux toitures à pans coupés et tout un ensemble de bâtiments joints les uns aux autres comme à Rumbeke. Deux ailes de retour longues de neuf travées formaient une cour ouverte vers le bras mort de l’Escaut étendu sur cinq kilomètres. L’ancien bras est devenu un très grand étang dans un site sublime où le château est impressionnant de majesté.


Présences espagnoles


L’ancien château construit par don Pedro Coloma a été enveloppé par le célèbre architecte bruxellois Beyaert suivi par son assistant Janlet à la demande du comte Ferdinand de Marnix de Sainte-Aldegonde (1837-1913). Il était l’époux de sa cousine germaine Adrienne de Marnix (1850-1931), fille du comte Charles et de la baronne Adriana de Heeckeren. La base est restée presque identique mais à la souplesse des lignes anciennes a succédé une certaine raideur. Les moellons de calcaire alternent avec les briques dans cet édifice prestigieux. La façade regardant le parc est toujours ordonnée autour d’une cour ouverte. Elle est calée de part et d’autre par deux tours rondes jumelles; elles sont hautes de deux niveaux et partiellement engagées dans les ailes. Leurs encorbellements reposent sur un piétement brisé relié par trois arches. Les ailes de la cour sont inégales. Celle du sud est composée de neuf travées.


Tourelles rondes


Vers le sud l’aile est animée de trois tourelles rondes; celle du centre possédait jadis un gracieux toit à bulbe. La façade nord se limite à quatre minces travées en haut et trois travées plus larges en bas. On y voit vers l’Escaut la seule tour parée de pierre blanche érigée sous les Coloma. La partie centrale de la demeure est composée de six travées inégales elles aussi. Les deuxième et troisième travées sont en léger ressaut et couronnées par un pignon néo-renaissant très compliqué. La toiture de cet élément central a été unifiée pour créer un seul vaisseau perpendiculaire à l’eau de l’Escaut. Il se termine de ce côté par un large pignon accolé à une fine tour circulaire engagée sommée d’une toiture en poivrière. La façade d’accès à la maison se signale par une sixième tour couverte par une terrasse à crénelage.


On arrive au château par une très longue drève. Elle aboutit sur un pont daté de 1895 à deux arches piqué au centre de deux guérites. Une esplanade permet de découvrir l’aile à pignon débordant qui abrite l’entrée principale du château. On y voit deux niveaux puis deux autres inclus dans le pignon et son décor d’arcatures en plein cintre. La façade longue est reliée à la première par la tour déjà citée. Trois zones semblent la constituer. Elles sont séparées par les descentes d’eau qui isolent un pignon central à crénelage. Les baies éparses de l’ensemble de la façade sont à meneaux, à traverses ou à croisées.



Comtes souverains et princes du sang

La terre de Bornhem a appartenu longtemps au lignage des comtes de Gand dont le plus ancien connu ici fut Wychman (+ 967), nous apprend Paul Arren. Il avait reçu de Othon Ier les terres d’Alost, Termonde et Bornhem. En 1250 Bornhem passa par vente dans la Maison des comtes de Flandre, via Marguerite de Constantinople (1202-1280). Par le jeu des héritages, Bornhem passa aux ducs de Bar puis aux Luxembourg et enfin aux Bourbons. À leur suite vinrent les Gonzague. En 1569, Isabelle de Gonzague hérita du bien. Elle était mariée à Ferdinand de Avalos Aragon de Aquino, marquis de Pescara. Leur fils Alphonse-Félix allait vendre la seigneurie en 1586 à don Pedro Coloma, seigneur de Bobadilla, originaire de Catalogne. Né en 1556 et décédé en 1621, il s’était marié en 1585 avec Jeanne Lescuyer, vicomtesse de Dourlens. Il sera fait 1er baron de Bornhem. Le quatrième Coloma à être baron devint comte par la volonté du roi d’Espagne. Deux générations plus loin, dame Marie-Florence Coloma (+1759) hérita. Elle convola avec Jean-Théodore de Corswarem. Leur fils aîné mourra sans hoirs et le château sera repris par un neveu Bernard-François de Marbais (+1772). Il s’en alla aussi sans enfant en décidant que le domaine serait repris par un autre neveu, Adrien-François, comte de Lannoy Beaurepaire. Il refusa le cadeau. Sa sœur Aldegonde de Lannoy, fille de Philippe et de Marie-François de Coloma prit possession de Bornhem et épousa Baudry-Aldebert de Marnix, châtelain de Rollencourt. Elle faisait ainsi entrer la demeure de Bornhem dans cette illustre famille qui le possède toujours.


Visites indispensables de mai à octobre



 

SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel IV, Hobonia 1991