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Westerlo, de neorenaissance uitspatting van gravin Jeanne


Kasteel van Gravin Jeanne de Merode - 2260 Westerlo



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  • La comtesse Jeanne de Merode fut poussée hors du vieux château de sa famille. À deux pas, elle s’en offrit un autre pour elle toute seule. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel van Gravin Jeanne de Merode
Ligging 2260 Westerlo
Bouw 1910
Stijl Eclectisch; neorenaissance
Architect Pierre Langerock (1859-1923)
Huidige bewoners Gemeente Westerlo
Toewijzing Gemeentehuis
Bescherming Beschermd op 18 december 1984, park inbegrepen

Laatste update : 05/01/2013


Le château imposant par sa taille abrite les bureaux de la commune depuis 33 ans.

Par nature, l’histoire de cette demeure sera brève. En effet, elle fut construite sur des terres appartenant aux Merode en 1910 à la demande de la comtesse Jeanne de Merode née à Paris le 28 février 1853 et décédée en ces lieux le 1er juin 1944. Jeanne avait commandé cette œuvre magistrale au célèbre architecte Pierre Langerock, déjà rencontré à Rethy. Il s’agit comme l’écrit Thierry Coomans dans le récent et indispensable « Dictionnaire de l’Architecture en Belgique », d’un praticien du néogothique. Langerock (Gand 1859 – Louvain 1923) était connu comme restaurateur d’édifices anciens. Il était aussi membre d’associations catholiques et fut nommé architecte officiel du diocèse de Malines-Bruxelles. On comprendra facilement qu’il fut l’élève de J. Helleputte, chantre du même mouvement néogothique dont les expressions architecturales traduisaient des préoccupations philosophiques. Les libéraux aimaient l’Art Nouveau. Les catholiques adoraient l’art gothique.


Art national

Pour Langerock et bien d’autres créateurs, le gothique était l’art national. La jeune Belgique avait déjà exploré cette veine dès les années 1840-1850. En témoignent la façade latérale du Palais de Justice de Liège ou les châteaux construits par Vivroux entre Verviers et Louvain. Églises et abbayes suivront pour nombre d’architectes. Même les commandes publiques abondaient dans ce sens. Langerock obtint et construisit dans le style gothique la poste de Courtrai, la gare de Binche, l’église Saint-Hubert à Boitsfort ou l’abbaye du Mont-César à Louvain. Jeanne de Merode, fille de Charles (1824-1892) et de Marie, princesse et duchesse d’Arenberg, née en 1830 au château disparu de Maffliers et décédée à Westerlo en 1905, affichait donc ses opinions dans un monde qui concevait sans peine que l’on construise encore des châteaux impressionnants. On ne doutera pas que le peuple de l’antique duché brabançon en était autant flatté que la commanditaire. La preuve en est que la commune qui vient de terminer le ravalement des façades s’est battue pour pouvoir le racheter au diocèse de Malines-Bruxelles.


Fierté locale

Le château neuf quoique sans histoire est devenu le symbole très visible de la fierté locale, alors que le château ancien se cache. Sans doute la comtesse Jeanne y a-t-elle pensé en le construisant. Elle avait en tous cas désiré qu’à son décès le château soit géré par de pieuses mains. Le prince Baudouin de Merode, propriétaire du vieux château de Westerlo, nous disait d’ailleurs que « la comtesse Jeanne était toujours accompagnée d’une religieuse et que l’Ordre de celle-ci reçut le château en héritage. Ensuite il a été repris par l’archevêché qui le transforma en maison de retraite pour ses prêtres. C’est mon grand-père Philippe (1913-1974) qui donna sans doute le coup de pouce décisif en écrivant une missive au cardinal Suenens pour qu’il accepte de céder cette bâtisse à la commune ».

Reste à savoir pourquoi la comtesse Jeanne s’est fait construire un tel château, immense et imposant, alors qu’elle était seule, ne se maria point et n’eut dès lors aucun enfant.
« C’est un mystère, confiait le prince Baudouin. Il faut se remettre dans l’ambiance de ce temps, proche mais très éloigné en mentalité du nôtre. Elle avait dû quitter le vieux château à la demande de son frère Henri, 8e prince de Rubempré, 5e prince de Grimberghe, marquis de Westerloo et grand d’Espagne de première classe. Il lui fallait une résidence en conformité avec sa position. Son frère était président du Sénat; son père le fut aussi. C’était une dame très pieuse et très célibataire qui avait un peu de bien. Au-delà je n’ai pas de réponse ».


Effets géométriques

Langerock lui s’est amusé à construire cette chose mais peut-être moins qu’à Rethy car ici les effets décoratifs sont demeurés limités. Rethy c’est de la dentelle; Westerlo c’est du bandeau. La chose saute aux yeux. Ce château de trois niveaux posés sur un haut soubassement est structuré de manière géométrique. Les bandeaux marquant l’horizontalité sont partout, à chaque étage. Ceux-ci sont limités par des cordons larmiers qui se prolongent aux baies à hauteur des appuis ou des croisées. La verticalité de l’édifice est assurée par certaines travées en hors-d’œuvre terminées par des pignons à gradins. Le château compte aussi plusieurs tours hexagonales terminées par des toitures à bulbes. La façade avant est précédée d’un large perron. Sur le flanc sud se trouve la chapelle.


Visites possibles.



SOURCES
:
Leo Brouwers, Boek over honderd jaar kasteel Jeanne de Merode: Gemeentehuis wordt klantvriendelijker, Nieuwsblad.be 20 augustus 2011 http://www.nieuwsblad.be/article/detail.aspx?articleid=5V3E8R5K .
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel III,  Hobonia 1989