FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACTEER ONS FAQ VERBINDING KASTEELHEREN

Heverlee, het kasteel van de studerende prinsen


Kasteel Arenberg - 3001 Heverlee (Leuven)



Contacteren

Kategorie : Informatie Business Evenementen
Voornaam
Naam
E-mail
Telefoon
Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • Le châteaux des princes d’Arenberg demeure comme le phare culturel de la KUL © Philippe Farcy

  • Héverlée voit passer à ses pieds la Dyle mais n’entend plus le bruit des diligences © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. Nels, série B.P., n° 1022

  • La chapelle, carte postale ancienne, ed. Cohn-Donnay & Cie

  • Carte postale, ed. Lander

  • Stella Artois, Année des Châteaux 53



Officieel Naam Kasteel Arenberg
Ligging 3001 Heverlee (Leuven)
Bouw Van de XVe tot de XVIIIe eeuw; 1876-1879
Stijl Vlaamse renaissance, Lodewijk XVI; neogotiek
Architect 1876-1879: Joseph Claes
Huidige bewoners K.U.L. (Katholieke Universiteit Leuven)
Toewijzing Kantoren, leslokalen
Bescherming Beschermd op 25 maart 1938

Laatste update : 04/01/2013


Heverlee, fief des Croÿ et des Arenberg a été offert par les derniers princes à l’Université de Louvain.


Jadis à la lisière de la cité de Louvain, le domaine de Heverlee a longtemps été un lieu de chasse des seigneurs d’Héverlé, barons de Gossencourt (Goetsenhoven) près de Tirlemont. Gosuin, premier d’une très longue série apparaît en 1125. Il figura aussi dans l’acte fondateur de l’abbaye du Parc en 1129. Les Héverlé seront toujours proches de la cour de Brabant. Ils seront seigneurs d'Archennes, de Vaelbeeck et avoués de Berthem. On pourrait citer ainsi Jean II qui épousa le 9 mars 1263 Marguerite, fille de Godefroid, seigneur de Wesemael, Westerlo, Perck, Oplinter (en partie) et de Isentrude d’Alphen, nièce du duc Henri II de Brabant comme le signale Max de Troostembergh en 1910.

Jamais vendu

L’auteur donne le détail des différents seigneurs passés par ici. Fief féminin quand il le fallait, la terre appartenait en 1374 à Marie de Berlaer, chambellanne héréditaire de Brabant qui possédait tous les biens hérités des Héverlé. Ensuite vinrent par le second mariage de la précédente, les van der Bruggen. Ils reprirent tous les titres et ajoutèrent ceux de seigneurs de Goyck et de Baesrode. En 1440 arriva Rasse II de Grez, héritier des van der Bruggen. Il était seigneur de Malève, de Blanden, de Terbruggen (sous Querbs/Kwerps) et de Torembisoul sous Glymes. Son grand-père Rasse I de Grez était l’époux de Marguerite d’Arschot de Rivière (Rotselaar). On sait qu’en 1440 Héverlé consistait en un château-fort entouré de 33 bonniers de terres agricoles et cent bonniers de bois. Par ailleurs, la petite-fille de Rasse I allait épouser Libert, seigneur de Meldert. Confronté à des soucis d’argent, Rasse II aliéna bientôt tous ses énormes biens hérités depuis trois siècles au moins. Vaelbeeck passa à Henri Magnus en 1430. Grez et Terbruggen furent laissés à Gilles de Jauche, seigneur de Hierges et de Bioul. Enfin, Antoine de Croÿ (1390-1475) s’empara d’abord de Blanden car il était le suzerain du lieu comme seigneur de Bierbeek. Puis le 9 août 1446 ou en 1452 selon les sources, à travers le chancelier Rolin qui lui servit de prête-nom, ce même Antoine de Croÿ mit la main sur Heverlee. Antoine était comte de Porcéan (Château-Porcien) et de Guines, baron d’Airaines et de Seneghem, sire de Renty et du Roeulx, de Montcornet, de Potelles, de Chièvres, de Florennes, de Beauraing... Antoine fut marié à Marie de Roubaix. Veuf il épousa Marguerite de Lorraine. De cette dernière union naquit Philippe Ier de Croÿ (mort en 1511), époux de Jacqueline de Luxembourg-Saint Pol, dame de Bar-sur-Aube. Riche comme Crésus, il poursuivit la construction du château.


Prince de la Renaissance

Son fils Guillaume (1458-1521), comte de Beaumont, duc de Soria et duc d’Arci, marié à Marie de Hamal-Trazegnies, veuve du comte Adolphe de la Marck-Arenberg, continua l’œuvre. Ensemble ces deux-ci firent d’Héverlé un temple de la Renaissance. C’est pour Guillaume que Charles-Quint fit de Héverlé une baronnie en 1518. En même temps le souverain érigea sous la bannière d’Aerschot un marquisat comprenant Rotselaar et Bierbeek. Guillaume de Croÿ fut l’homme le plus puissant d’Europe en son temps. Aerschot devint un duché en 1532 en faveur de Philippe II de Croÿ, né en 1496, neveu de Guillaume. Philippe II échangea en 1518 des terres françaises avec le duc d’Orléans, pour obtenir le château d’Havré. Son petit-fils Charles III de Croÿ, mort sans hoirs le 13 janvier 1612 ou 1616 au château de Beauffort en Artois, laissa son immense fortune à sa sœur Anne (1564-1635). Elle épousa en 1587, à Beaumont son cousin Charles de Ligne (1550-1616), prince-comte d’Arenberg, fils de Jean (+ 1568) et de Marguerite de la Marck-Arenberg.

Somptueux domaine

Charles fut l’acheteur d’Enghien. Jusqu’en 1918 aux princes d’Arenberg, Héverlé devint l’un des plus somptueux domaines des Pays-Bas du Sud, du duché de Brabant puis de la province du Brabant. Ils réédifièrent la cour et construisirent le théâtre, toujours en place. On a conservé les costumes de cette époque lointaine, comme dans le château des princes Schwartzenberg à Cseski Krumlov, en Bohême. Après la Grande Guerre, le domaine fut en partie saisi et offert par les princes à l’Université de Louvain. Une partie du parc fut achetée par Mgr Ladeuze, recteur.


Vingt-deux travées


La façade donnant sur le canal formé par la Dyle qui traverse toujours le parc n’a guère changé depuis le XVIe siècle. Déjà vers 1560 dans un tableau de Marten van Valckenborch (1535-1612 – vente Christie’s, Londres, 10 décembre 2003), on voit cette aile de vingt-deux travées comprise entre deux puissantes tours carrées piquées de toitures en pavillon. Depuis les tours ont été couronnées de bulbes. Le centre de l’aile est occupé par un avant-corps de trois travées précédé par un pont-levis et terminé par un pignon à crénelage. On retrouve ce dispositif dans le dessin de Montigny qui ajouta dans la partie gauche deux autres pignons dont un comporte la chapelle. La gravure d’Harrewyn, vers 1680, montre les bulbes et leurs girouettes aux armes des Habsbourg. Si la chapelle est toujours là, le second pignon a disparu. Il faut dire qu’entre 1876 et 1879, le prince d’Arenberg a commandé à l’architecte Claes de nombreux aménagements dans le goût néo-gothique.


Ce site remarquable et classé est visible sans peine; le parc est public; il est mal entretenu.


SOURCES
:
Comte Baudouin d’Ursel, Arenberg : Prince d’Arenberg, 1576, Le Parchemin, 72e année, n° 372, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, novembre-décembre 2007
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel I,  Hobonia 1985