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Perk, Brabants juweeltje met verschillende gezichten


Kasteel van Perk - 1820 Perk (Steenokkerzeel)



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  • Perck à perte de vue. Un territoire immense qui n’a guère bougé depuis 300 ans. Le château par contre concentre en lui les changements de goûts. © Philippe Farcy

  • Cerné d’eau, le château est aussi précédé de communs et d’une belle conciergerie © Philippe Farcy

  • Visite de S.A.R. la Princesse Joséphine-Charlotte, photo



Officieel Naam Kasteel van Perk
Ligging 1820 Perk (Steenokkerzeel)
Bouw Van de XVe tot de XIXe eeuw
Stijl Traditioneel, neoklassiek
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd op 3 juli 1981, site en aangrenzende hoeve inbegrepen

Laatste update : 04/01/2013


Un château admirable cache son éclectisme.

À quelques kilomètres de Zaventem, la campagne brabançonne étale ses hectares à perte de vue. Depuis un dessin de 1690 tracé par J. Van Werden, rien ne semble avoir changé en ces lieux. Mais les premières visions de cet imposant castel ne sauraient masquer les très nombreuses modifications apportées à l’édifice en fonction des goûts et des modes. Perck fut un château fort dont l’histoire se mélangea à la seigneurie d’Elewyt toute proche.


Dôme intérieur

Il devint une résidence mêlant la plaisance et la défense dès le XVIIe siècle quand on opéra des travaux en 1627 comme en témoigne un cartouche. À la fin du XVIIIe siècle, on en fit exclusivement une demeure moderne. Le donjon central fut abattu, les tours latérales perdirent deux niveaux et la cour intérieure fut couverte d’un dôme très intéressant muni d’une galerie haute. De plus on ajouta dans la cour d’honneur une aile incurvée d’un niveau et demi et cinq travées, jadis chaulée. Vers 1885, de nouveaux travaux furent engagés et le château recouvrit une part de son apparence altière et médiévale. Les tours furent exhaussées et agrémentées de toitures à coyaux montant en flèche pour se clore par des bulbes sommés de leurs épis en fer forgé.



Pont dormant

L’entrée vers la cour d’honneur s’effectue en dépassant les douves par un petit pont plat qu’égayait jadis un portique baroque. Il est bordé à gauche par une maison de gardien constituée d’une maison d’un niveau et enjolivée par une tour en grès et briques. À droite, se trouve une aile de communs en L limitée en son angle par une tour en grès presque aveugle. Sur la cour d’honneur, la maison se compose, outre de l’aile gauche (ouest) en briques, de trois massifs joints mais distingués par leurs toitures. Cette partie s’étire sur sept travées et monte sur deux niveaux. Les trois travées centrales sont sommées d’une lucarne en pavillon animée d’une paire de baies. Le deuxième élément de cette enfilade compte quatre travées dont une au rez sert d’entrée annexe. Elle monte sur deux niveaux et possèdent également une toiture en bâtière comme la précédente. On y voit trois lucarnes. L’aile se termine par le donjon restant rehaussé dont les élévations joliment animées poursuivent celle de la façade voisine. Le soubassement en pierre bleue en fort bossage percé de jours soutient un niveau en pierre blanche (grès), limité par un cordon larmier. Au-delà la tour monte sur deux autres niveaux parés de briques et décorés de bandeaux. Ses arêtes sont chaînées. Vers Elewijt, on distingue au loin de magnifiques communs de style néorenaissance.



Des fidèles du duc de Brabant

L’histoire de cette seigneurie est très ancienne puisque l’endroit est signalé depuis 1180 à en croire Gladys Guyot. À cette date, la terre appartenait à Lutgarde de Perck. Elle épousa Godefroid, seigneur de Schoten et de Bréda, mort en 1218 et compagnon du duc de Brabant Henri Ier. Par le mariage de leur petite-fille Isentrude, veuve de Gilles d’Audenarde, avec Godefroid de Wesemaele Perck passa à ces derniers. Ils étaient de fidèles feudataires des souverains, seigneurs de Westerlo et tuteurs des enfants princiers. Godefroid avait un frère Gérard, seigneur de Quabeke. Puis on vit Perck entrer dans le patrimoine des Bautersem (Diegem), lignée bâtarde de ces mêmes ducs de Brabant. Au XIVe siècle, le domaine fut repris par Roger de Leefdale, époux d’Agnès de Clèves (fille de Thierry, comte de Hulkerade) et conseiller de Jean II puis de Jean III de Brabant. Roger avait acheté Perck à Gosuin Utenhove, d’après Alphonse Wauters. Il acheta aussi le château du Ham à Florent Berthout.


Mariages bien sentis

Roger eut deux fils dont Jean qui avait épousé Marguerite de Liedekerke. Leur fille Elisabeth, décédée en 1353 vendit le Ham à Jean van Hamme et ensuite Perck devint la propriété de Jean de Wavre, seigneur de Pamele (Roosdael). La fille de Jean de Wavre, Catherine fit entrer Perck par son mariage avec Jean de Bernage (ou Baronaige) dans cette famille flamande, châtelaine de Herzeaux, qui s’allia aux Ligne, puis aux Berchem. La mort de Guillaume de Bernage le 8 juin 1626 fit passer Perck dans l’escarcelle de sa sœur Marguerite, décédée le 20 jullet 1646. Elle devint dame de Perck, Elewyt, Herzeaux, Oycke... Elle avait épousé Frédéric de Maerselaer, seigneur d’Opdorp, originaire de Malderen (Londerzeel) où il y avait jadis un château. Frédéric, mort le 7 novembre 1670, fut six fois mayeur de Bruxelles et en conflits réguliers avec ses voisins de Melsbroeck (Meerbeke), les Locquenghien. En 1659, Perck et Elewyt furent érigées en baronnies par le roi d’Espagne.


Les Marselaer alliés aux Dongelberg, vicomtes de Zillebeke (Ypres) et aux Keerbroeck, vicomtes de Grimberghe, laissèrent au début du XVIIIe siècle leurs biens à leur cousine van de Velde épouse d'un Steelant. Les Steelant gardèrent Perck jusqu’à la Révolution française, via deux filles. L’une était mariée au comte de Richecourt et l’autre à Louis-Joseph de Preud’Homme d’Hailly (Poucques), dit le marquis de Verquigneul. Sous le régime français, Perck fut acheté par Pierre-Antoine Bouder, anobli par Guillaume Ier des Pays-Bas. Il décéda le 8 juillet 1834 et par une vente Prosper-Jean Christyn, comte de Ribaucourt enleva en 1835 le domaine. Son arrière petit fils Daniel Christyn, comte de Ribaucourt y résida jusqu'à son décès en 2007.


Visites non autorisées. Plusieurs chiens attendent les jarrets des imprudents. Le château se voit de la route.


SOURCES:

Dominique de Kerckhove dit van der Varent, Généalogie de la famille de Baronaige (alias Barnage, Bernage ou Bornaige), Le Parchemin, 73e année, n° 378, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, novembre-décembre 2008

Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel II,  Hobonia 1987
Alphonse Wauters, Histoire des Environs de Bruxelles ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette ville 1855