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De romantische schoonheid van Hollaken


Château de Rijmenam - 2820 Rijmenam (Bonheiden)



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  • © Philippe Farcy

  • La face latérale et la partie arrière de Hollaeken sont d’une grande simplicité. © Philippe Farcy

  • Les armoiries en stuc des Jamblinne (à gauche) et des de Meester de Betzenbroeck ornent le fronton de la façade principale. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de Rijmenam
Ligging 2820 Rijmenam (Bonheiden)
Bouw 1830 tot 1835
Stijl Eclectisch, neoklassiek, neoromaans en tudor
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd op 5 maart 2001

Laatste update : 04/01/2013


Sauvé d’un incendie.


Rijmenam est un petite commune traversée par la Dyle venue de Wavre chargée des eaux du Train, de l’Yssche et de la Lasne. De là, elle file vers Malines. Posé à 300 mètres de la rivière, bordé par le Hollaekenbeek, le château appartient aux descendants du baron Frédéric de Jamblinne de Meux.

Des sources anciennes signalent que la terre appartenait au XVe siècle à Loon van Diest, allié aux Berthout. En 1536, François van Diest releva le fief. D’après les recherches d’André de Streel datant des années 1950, les Jamblinne héritèrent de cette belle maison par le mariage de Ignace contracté avec Madeleine de Meester de Betzenbroeck (1893-1938). Les de Meester y étaient propriétaires depuis 1893. Ils avaient payé 83.000 francs or pour ce faire. Cette somme avait été versée aux héritiers d’Alexandre-Jules Pouppez de Kettenis de Hollaeken, décédé en 1863, et de Eugénie-Marie Diercxsens, disparue en 1893. Les de Meester n’acquirent toutefois que le château et un parc de neuf hectares.


Grand conseil de Malines


Les Pouppez, issus d’une vieille famille malinoise, conservèrent les terres. Ils avaient eux-mêmes hérité de cette seigneurie des barons de Kettenis, à la suite du mariage de Louise, fille du baron Martin, avec Nicolas Pouppez, le 4 avril 1750. Père et gendre étaient membres du Grand Conseil de Malines.

Cette remontée dans le temps nous amène en 1723 lorsque Anne-Josèphe de Kettenis épousa François-Joseph d’Origone, seigneur de Hollaeken et de Buysermaete. On sait par ailleurs que ces derniers avaient été précédés en ces lieux par la famille anversoise des Caluart de Sassigny dont un certain Jean-Jacques était échevin de Malines. La fille de Jean-Jacques, Barbe, avait épousé un Origone d’une famille de militaires espagnols qui donna un bourgmestre à Tirlemont. Cet Origone fut propriétaire du château dès 1703.

D’après de Seyn, il convient d’ajouter que « la localité dépendait du pays d’Arkel, lui-même lié à la seigneurie de Malines ». Une autre source assure qu’« après la bataille de Rymenam en 1578, où don Juan d’Autriche fut battu par Guillaume le Taciturne, la terre de Hollaeken, fut soumise aux Hollandais. Les victoires d’Alexandre Farnèse allaient rendre ce territoire à la couronne d’Espagne. Le bien fut alors donné ou vendu à Claude d’Ongnies. En 1603, Ongnies cédait son bien à Christobal Medina de Montoya. Il le vendit assez vite à Jérôme de Mayer, seigneur de Sombeke. Enfin, en 1664, y arrivèrent les Caluart, cité plus haut, ensuite de quoi il aboutit aux Origone ». Plus proche de nous, le dernier grand événement en ces lieux eut lieu lorsque le château brûla le 9 août 1938. Hollaeken est une demeure construite sans doute dans les années 1830 à 1835. Elle était chaulée. Elle devrait l’être à nouveau afin de retrouver la légèreté de ses lignes. Le château est constitué de briques et ses niveaux résidentiels sont séparés par deux bandeaux de grès. L’incendie a amené des transformations dans le dispositif des toitures nettement simplifiées.



Baignée de lumière


Cette maison doit être un régal à vivre. Elle est envahie de lumière. Sa simplicité née d’une parfaite symétrie lui procure un charme évident. Le château est composé d’un quadrilatère de cinq travées de large et de quatre niveaux de hauteur, soubassement compris. Aux travées sont accolées deux tourelles circulaires du côté de l’entrée. Les tourelles possèdent des toitures en poivrière posée sur une belle corniche à modillons. Ces poivrières furent ajoutées avec bonheur après l’incendie.

Précédemment, elles se terminaient par des toits plats affublés de curieux garde-corps. Elles sont percées de trois baies toutes différentes. Leurs bases à refends reçoivent une baie en plein cintre. Celle du haut est une porte-fenêtre; elle bénéficie d’une charmante terrasse animée de garde-corps élégants. La baie supérieure est circulaire comme celles qui courent sur l’ensemble des façades à ce niveau et dont on remarquera qu’elles sont quadrilobées. La façade arrière comporte elle aussi cinq travées.

Trois sont incluses dans l’avancée semi-circulaire. La façade avant profite de la légèreté offerte par l’avancée de la travée centrale. Les trois portes-fenêtres qui s’y trouvent précédées par un large perron sont agrémentées de piédroits moulurés terminés par un motif feuillagé d’inspiration gothique. On appréciera encore les impostes de ces baies. Il ne faut pas omettre la corniche, très belle, qui participe à la séparation des niveaux. Les volets complètent un dispositif décoratif auquel il faut ajouter le fronton frappé des armes Jamblinne/Meester.


On ne visite pas. Le château se voit de la route.

SOURCES:
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel XI, Hobonia 2005
Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté 2002
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)