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Het kasteel Devis in Ukkel gewijd aan de Europese scholieren


Château Devis - 1180 Ukkel (Brussel)



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  • L’École Européenne a protégé le château des Devis construit au début de la Grande Guerre, mais le parc a souffert. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Château Devis
Ligging 1180 Ukkel (Brussel)
Bouw 1914-1915
Stijl Beaux-Arts of Louis XV
Architect Adrien Blomme (1878-1940); aannemer : François et Fils, rue du Cornet
Huidige bewoners École Européenne (de) Bruxelles I Uccle
Toewijzing Kantoren
Bescherming Niet beschermd

Laatste update : 24/03/2012


Si le château garde sa beauté, le parc a été totalement bâti.


À Uccle, dans le quartier du Vert-Chasseur, en face de la chaussée menant au restaurant La Villa Lorraine, se trouve l’entrée d’un ancien superbe domaine actuellement étendu sur cinq hectares. Il prit en pleine première guerre mondiale des allures de prestige. Dans ce lot ancien de la forêt de Soignes, Paul Devis (1865-1946) industriel, marchand de fer dont les florissantes entreprises étaient installées le long du chemin de fer à Anderlecht, s’est fait construire un très beau château de style Louis XV sur le mode français. M. Devis avait acheté un terrain de 4 ha en 1908. Il porta son domaine à 14 ha ensuite. La date de 1915 figure sur un cartouche en façade d’entrée. Cette date est confirmée par des documents anciens qui stipulent une ouverture du chantier le 20 juin 1914, à quelques semaines du début du conflit mondial. Le célèbre architecte Adrien Blomme a signé cette œuvre de style Beaux-Arts.

Depuis 1959, on y trouve l’Ecole Européenne qui accueille les enfants des diplomates et des fonctionnaires de l’Union Européenne. Cette école faillit s’installer dans le château du baron Brugmann à Uccle mais aussi au château de La Solitude. Les vendeurs étaient les quatre filles de Paul Devis (épouses de MM. Brassinne, Legrand, Lapage et Metz). Le seul grand fait de cette demeure outre la visite de l’école par le roi Baudouin, de la reine Juliana et de la princesse Béatrix des Pays-Bas le 1er juin 1960 aura été le mariage de Barbara Devis avec le marquis d’Assche (1928-1994), en 1957. Barbara est la fille d’Alexandre Devis, fils de Paul.

Mariage illustre

Le mariage de Barbara avec Wauthier était une grande chose. Pour l’occasion, le château fut totalement redécoré par René Withof aidé par le jeune Ronald Wright. Ce dernier, allié aux Devis, est devenu antiquaire puis éminent collectionneur. Wauthier d’Assche était le fils de Henri (1902-1952) et de Colette Allard, fille du baron Josse (1868-1931) et de Marie-Antoinette Calley Saint-Paul de Sinçay. Le jeune couple uni en 1901 allait devenir en 1906 beau-frère et belle-sœur du prince Albert de Ligne, grand-père des derniers Limburg Stirum, propriétaires du château de Rumbeke. Le prince épousa Marie-Louise de Sinçay, à Angleur. Cet endroit s’explique car le père Sinçay, Gaston, était un des patrons de la société liégeoise Vieille Montagne. Quant aux Allard il s’agissait de la famille du banquier et bourgmestre d’Uccle qui s’était fait construire son château par Jean-Pierre Cluysenaar. Ce dernier château comme tant d’autres à Uccle a été détruit par la pression immobilière et le manque de respect dû aux demeures éclectiques.

Le couple d’Assche qui résida dans les magnifiques dépendances du château du Mussain à Saintes (château démoli) eut à son tour plusieurs enfants: Henri, Edouard et Eve. Ces d’Assche, de la branche des barons de Carloo (hameau de Uccle), baron de Schoonhoven et de Marets pour Maximilien (1764-1847), devinrent par extinction des autres branches les héritiers des comtes d’Oyembrugge si souvent rencontrés.

Le charme du Louis XV


Le château de briques et de pierre blanche est posé sur une légère butte du côté de la rue qui regarde au nord. Il domine une longue plaine vers le parc. Ce dernier a été planté de divers bâtiments scolaires, parfois très beaux. Du côté de la rue, le château s’appuie sur un mince soubassement à jours. Il s’organise autour de neuf travées groupées par trois. Les baies sont à encadrements plats, à clé et arc surbaissé. Celles du centre sont en léger ressaut et limitées par des pilastres à refends qui soutiennent un fronton triangulaire animé d’un œil-de-bœuf orné de rinceaux. L’entrée dans la maison s’effectue par un perron chantourné et couvert tenu par six colonnes. Le garde-corps de la terrasse possède des consoles baroques. Les deux niveaux du château sont isolés par un large bandeau. Six lucarnes Louis XV à volutes animent la toiture en bâtière. On les retrouve du côté du parc, vers le sud.

De ce côté les angles de l’édifice, chaînés, sont limités par des pseudos tours semi-circulaires d’un seul niveau offrant des terrasses. Elles comptent chacune trois travées. Le corps de logis présente toujours neuf travées très serrées en bas et identiques à la face nord en haut. En bas les baies en plein cintre donnent accès à la terrasse et au perron. Au centre émerge un avant-corps tout en pierre blanche sommé d’un fronton très élégant en arc surbaissé. Il est décoré d’un bas-relief figurant l’Eté ou l’Abondance. Voilà qui a beaucoup de charme.

On ne visite pas. Le château se voit de la rue.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004