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Papenkasteel, een pareltje van Brabant


Papenkasteel - 1180 Ukkel (Brussel)



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Gelieve CASTLE te herschrijven hieronder:

  • Luxe, calme et volupté dans un coin reculé d’Uccle. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Papenkasteel
Ligging 1180 Ukkel (Brussel)
Bouw 1685 tot 1688 en 18de eeuw
Stijl Brabants barok en klassiek
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd op 16 oktober 1975

Laatste update : 19/09/2012


La restauration récente de ce château tient du miracle


Quelque part dans le bas d’Uccle se trouve un des plus charmants châteaux du Brabant. On l’appelle le Papenkasteel soit le château de Pape ou encore le château Franckheim, alors qu’il avait débuté son existence sous le nom de château de Stalle.

Le château des barons de Stalle (Wolvendael), aura été sauvé de l’abandon par ses actuels propriétaires. La demeure domine une large pièce d’eau. La construction s’organise autour d’un rectangle de sept travées de long et de trois travées de large. On y compte deux niveaux sous une toiture en bâtière couverte d’ardoises animées de lucarnes, presque posées sur la corniche. Elles sont aussi couvertes en bâtière. Au centre, dans l’axe vertical de la porte à double vantaux dont l’arc est en plein cintre se trouve une autre lucarne; elle est double et brise la corniche à modillons. La façade donnant sur le parc, jadis enduite, montre à présent les briques et de rares bandeaux de pierre blanche. Les baies des deux niveaux sont rectangulaires, garnies de leurs volets pleins en bas alors que ceux de l’étage, qui étaient ajourés, ont disparu. Une large terrasse donne accès au parc.


Cour carrée


Après avoir dépassé la grille et ses beaux piliers, on entre dans la cour d’honneur entre deux autres piliers. Les communs font face à la maison et la vue se prolonge par un chemin indiquant l’entrée du parc. Les communs, posés sur un épais soubassement, présentent sur deux niveaux trois grands arcs destinés à l’accès des voitures à cheval. Les arcs moulurés en pierre blanche sont soutenus par des colonnes en pierre bleue. Un bandeau larmier couvre les arcs dont les clés centrales sont sommées par des boules. Au-dessus d’elles, court une frise de trous de boulins puis une très belle corniche. Aux extrémités de cet édifice se trouvent deux portes en plein cintre sommées de petits obélisques et bordées de deux oculi circulaires aveugles. Le château est enduit en blanc. Il s’étire sur cinq travées et se caractérise par le magnifique contraste des lignes horizontales que vient casser la tour de cinq niveaux en briques apparentes. Elle est couverte d’une toiture en cloche du meilleur effet. Cette tour aux arêtes chaînées comme les baies est en légère avancée et comprend en son rez-de-chaussée la porte d’entrée. Tout ceci est d’une délicieuse élégance et n’est pas si loin de la gravure de Harrewyn d’après un croquis de de Bruyn (Neercanne).



Résidence des van der Noot


Quant à l’histoire de cette terre, elle débute véritablement en 1616. À ce moment, le bien est cédé par la prévôté de Saint-Jacques-sur-Coudenberg à Guillaume le Mire (+1621), drapier bruxellois d’origine cambrésienne, dont un frère fut évêque d’Anvers. Marié à une Speeckaert, il en eut sept bambins. Le lot passa à leur fille Elisabeth, épouse de Louis van den Eede. Leur fils Aubert fit comme son grand-oncle. Il devint, mais pour une seule année, évêque d’Anvers en 1677. Sa sœur Marie convola avec Marcel Franckheim, docteur en droit de l’Université de Bâle.

Leur fils Philippe-Vincent (1637-1690) restera à jamais comme le bâtisseur du château de 1685 à 1688. Il n’eut point de descendance et le bien passa à son neveu Guillaume-Théodore van Hamme, deuxième baron de Stalle (1690-1728), fils de Guillaume (1636-1694), mayeur de Bruxelles et de Caroline Franckheim. Le jeune baron ne fit que s’endetter et le domaine devint l’objet de multiples convoitises de la part des créanciers. Cela n’empêcha pas le jeune homme de se marier avec Anne-Thérèse Peeters, une Gantoise fortunée. Elle lui donna deux filles dont Honorine van Hamme (1701-1793) qui fit un mariage superbe en 1739 avec Philippe-Joseph van der Noot, comte de Duras, petit-fils du baron de Carloo. En 1709 ce dernier avait acheté le château qui nous intéresse lors d’une vente forcée. Le baron finit par rendre le bien sous diverses pressions. En 1730, tout le domaine fut vendu à Marguerite van Turnhout, veuve de Robert Verhulst, chevalier, avocat au Conseil de Brabant.



Après un drapier un brasseur et une foule de gens


Puis divers propriétaires passèrent par ici jusqu’à l’arrivée de Jean-Pierre de Pape (1717-1786), issu d’une famille de brasseurs à Louvain qui avait donné des seigneurs de Glabbeek; celui-ci l’était de Wyneghem. Il avait épousé en 1754 Anne-Marie de Man, d’un père sire des deux Lennick (1734-1765) et d’une mère née de Provins. En 1770, M. de Pape vendit sa campagne à François-René de Ruysschen, comte d’Elissem de Neufville (1740-1770), contre 15.000 florins. Après avoir épousé Jeanne-Louise van der Stegen de Putte, il devint le père de Florence (1766-1801) épouse en 1784 du comte Philippe van der Noot de  Duras , dernier baron de Carloo (1746-1802) (Duras) et donc descendant des précédents propriétaires. Le comte ne profita pas du bien qui fut revendu illico à Claude Bellanger qui le revendit en 1774. Le château fut deux fois vendu en 1775 quand arriva Anne-Louise de Laspiur, marquise de Villalta (1744-1798), fille de Philippe-Joseph van der Noot, déjà cité plus haut. En 1789, la marquise séparée de son mari céda le bien à Joseph de Pape de  Wyneghem (1760-1830), fils du précédant. Il le conserva jusqu’à sa mort. Il laissait le domaine à ses nièces, filles de sa sœur Isabelle, devenue Mme de Cloeps d’Heernesse. Elles passèrent le flambeau en 1830 à Charles Morel, banquier qui en fit de même en 1833 vers les Van der Snickt qui tinrent trois ans avant d’agir à l’identique vers le ministre Léandre Desmaisières (1794-1864) (Heers et Templeuve)). Après eux, le château changea encore sept fois de propriétaires. Ceux d’aujourd’hui règnent sur un parc de deux hectares et demi.



Visites interdites. On ne voit rien de la rue sauf les piliers et les crocs de la bèbête...




SOURCES:
Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté 2004
Jacques Lorthiois & chevalier Xavier de Ghellinck Vaernewyck, Le château Franckheim à Uccle Saint-Job, aussi appelé Papenkasteel, Le Parchemin, n° 197, Office Généalogique et Héraldique de Belgique septembre-octobre 1978
Jacques Lorthiois, Un portail aux armes de Rubempré, à Uccle ?, Le Parchemin, n° 157, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, janvier-février 1972