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La palme à Diepensteyn.


Kasteel Diepensteyn - 1840 Steenhuffel (Londerzeel)



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  • © Philippe Farcy

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  • © Philippe Farcy

  • L'entrée © Philippe Farcy



Officieel Naam Kasteel Diepensteyn
Ligging 1840 Steenhuffel (Londerzeel)
Bouw 1290; 1357; 1460; 1517; 1616; 1675; 1719; 1825; 1960; wederopbouw 1993-1995
Stijl Traditioneel
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Feest, diner, evenement, productpresentatie, zakelijk of privé
Bescherming Beschermd op 14 oktober 1980

Laatste update : 04/01/2013


Crainhem, Bouchout, Cottereau, Almaraz, Micault, Kesseler


Pour ce qui concerne la dévolution du bien, elle remonte au XIIe siècle à Wauthier de Craijnhem à qui le duc de Brabant donna les présentes terres. Ce Craynem donna naissance à une lignée qui devint Bouchout (fief posé près de Wemmel) car il fut un des meilleurs vassaux à défendre le duché contre le pouvoir grandissant des Berthout de Malines. Il y eut ici huit générations de Bouchout en tout cas jusque vers 1490. Parmi eux, en 1313, Daniel V se fit remarquer en achetant le château de Humbeek, qui appartenait aux Berthout justement. Ces Bouchout furent également sires de Boelare (hérité des Reygersvliet), Loenhout et Popendonck. De 1466 à 1482 Evrard de La Marck en lieu et place de son épouse Marguerite de Bouchout, géra Steenhuffel. En 1490 donc, Jean de Cotterau acheta le bien. En 1517 il y eut une nouvelle vente en faveur de Alvaro I de Almaraz qui va transformer le bien en résidence d’agrément. La vente est le fruit d’une saisie judiciaire mais en fait Alvaro était marié à Anne de Bouchout, dite de Boelaere. Cette famille d’Almaraz gardera Diepensteyn quatre-vingts ans et en 1595 on vit arriver par un troisième achat François de Valenghien. Celui-ci ne garda les lieux que trois ans et alors il fut vendu à Pierre Micault qui mourra en 1622. Il était le petit-fils de Jean, trésorier de la Toison d’Or. Les Micault possédaient un château à Eppegem, connu sous le nom de Kattenhuis. La petite-fille de Pierre Micault, Madeleine, épousa alors Jean Kesseler et transmit le bien à cette famille.




Maldeghem, Lalaing, Van Roy, Toye


Leur fille Isabelle née en 1672 faisant mourir sa mère en couches, allait épouser Eugène-Ambroise de Maldeghem qui sera titré comte de Steenhuffel en 1690. Les armes de ces époux figurent sur la gravure de Harrewyn. Les Maldeghem garderont les lieux jusqu’au décès d’Henriette qui avait épousé le comte Charles de Lalaing. Celui-ci décéda en 1919. Son fils Jacques reprit le bien jusqu’à son décès en 1969 mais il avait vendu la ferme et quelques terres aux De Boeck, puis le fils de celui-ci, Ferry de Lalaing. En 1988, le comte Ferry et les De Boeck (Emiel et Rachelle, née Robberechts), vendirent ce qui constitue aujourd’hui le domaine de Diepensteyn à la Brasserie Palm, représentée alors par Alfred Van Roy et Aline Verleyen. Jan Toye, patron actuel de cette firme bien connue, engagea ensuite les travaux. C’est aussi à lui que l’on doit l’actuel élevage de chevaux de traits.



A propos de Georges, marquis de Trazegnies (1762-1849) et de son épouse la comtesse Marie-Louise de Maldeghem (1785-1844) (1)


"On voit que le joyeux drille n'avait aucune envie de prendre ses responsabilités. Il jouissait de l'existence, même pendant la Terreur, et fuyait sans doute l'amour un peu étouffant de sa mère. S'il ne se trouvait aucune demoiselle de Merode qui lui fût contemporaine, la comtesse, née princesse d'Ongnies de Grimbergen, avait toute une parenté à plaire. Et c'est finalement dans ce vivier-là que Georges choisit son épouse. La marquise douairière écrivit le 17 mai 1805 à son cousin, le baron de Radzitzky d'Ostrowick,: «Monsieur, j'ai l'honneur de vous annoncer le mariage de monsieur DE TRAZEGNIES, mon fils unique, avec mademoiselle DE MALDEGHEM l'aînée; celui que j'ai de vous appartenir, me fait espérer, que vous voudrez bien prendre part à ma satisfaction. J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre très-humble, très obéissante Servante et Parente. (signé) Trazegnies née de Namur Joncret». Il était temps de faire son choix. Georges avait quarante-trois ans et sa fiancée vingt à peine".


Qui étaient donc ces Maldeghem? A coup sûr un des plus anciens noms de Flandre. L'ancêtre de la lignée, Salomon, est cité parmi les croisés de 1096. Au début du XIIIe siècle, Philippe de Maldeghem avait épousé Marie de Hainaut, ce qui en faisait d'ailleurs un cousin des...Trazegnies. Une alliance entre les deux familles avait déjà eu lieu au quinzième siècle quand Sibylle de Maldeghem s'était unie à Sohier de Silly du Risoit, d'une maison apparemment issue de la même souche que la nôtre et qui portait nos armes. Seul inconvénient: les Maldeghem s'étaient éteints un petit peu plus tard, ne laissant derrière eux qu'une branche bâtarde!

Malgré ce léger handicap, la branche en question connut une ascension sociale parfaitement régulière et programmée. Habilement introduite à la cour, la famille bénéficia des talents d'Eugène-Ambroise, lieutenant des archers gardes du corps du roi aux Pays-Bas, qui épousa une très riche héritière, Isabelle-Claire-Eugénie (on voit qu'elle était filleule de l'Infante Isabelle) des Champs, dite de Kesseler. Elle lui apporta de nombreuses seigneuries, parmi lesquelles le village de Steenuffel dont le nom s'adjoignit à celui de la famille. Eugène-Ambroise fut créé comte par Charles II en 1685. Son fils Jean-Dominique termina une brillante carrière en qualité de feld-maréchal des armées impériales. Veuf de la marquise de Richebourg, fille du prince de Masmines, il se remaria à Anne-Amour de Haudion, comtesse héritière de Wynegem et de Wacken (par héritage des Bourgogne). Leur fils Charles-Florent fit en 1750 un mariage plus brillant encore. Marie-Philippine, baronne de Stain était la dernière héritière d'une famille franconienne ancienne et illustre. Son frère, époux d'une fille du duc d'Ursel, n'ayant pas eu d'enfants, tous les biens patrimoniaux, parmi lesquels le château de Niederstotzingen près d'Ulm, passèrent aux Maldeghem. Plus digne d'être cité: la mère de Marie-Philippine, Anne-Désirée de Watteville, clôturait l'histoire d'une maison considérable, celle des marquis de Conflans. Sa mère était Merode (fille du marquis de Deinze), sa grand-mère Bauffremont et son arrière-grand-mère une princesse de Nassau-Dillenburg. Elle avait aussi un frère qui était resté sans postérité de Louise-Rosalie Phélypeaux, fille du comte de Pontchartrain et de Maurepas et sœur du fameux ministre de Louis XVI. C'étaient donc toute la France et toute l'Allemagne de l'Ancien Régime qui venaient se fondre dans le patrimoine de la comtesse de Maldeghem.

Joseph-Alexandre, fils unique de Charles-Florent et de Marie-Philippine de Stain, ne pouvait s'arrêter en si beau chemin. Il épousa donc la fille unique du comte Louis d'Argenteau, gouverneur de Bruxelles, et de Marie-Madeleine d'Ongnies, tante de la comtesse de Merode. En cette année 1785, tous les yeux étaient tournés vers le grand homme de la famille, Florimond-Claude comte de Mercy-Argenteau, le fameux ambassadeur de Marie-Thérèse, qui tentait de diriger la politique française à travers Marie-Antoinette.

Marie-Louise était la fille aînée de ce mariage. Elle était vive, jolie, pétillante et montrait déjà beaucoup de caractère. Elle avait rencontré Georges de Trazegnies chez ses cousins Merode. Sa dot était bien faite pour permettre au couple de mener grand train. Un des premiers actes de Georges, heureux jeune marié, fut d'acheter (le 11 septembre 1805) «un hotel au parc qui at la plus agréable situation de la ville». C'était cette belle maison de la rue Ducale où avait vécu le duc de St.-Albans, descendant de Charles II d'Angleterre, et qu'on nomme aujourd'hui, bien à tort, le «Lambermont», autrement dit la résidence du Premier ministre.

Il faut savoir que la comtesse de Lalaing était la sœur cadette de la marquise de Trazegnies et que leur frère alla s’installer en Allemagne (dans les châteaux des Stain) où il épousa une fille du prince de Waldburg-Zeil.
 


SOURCES :
Philippe Farcy
(1) Marquis
Olivier de Trazegnies, Autour de Georges, marquis de Trazegnies (1762-1849) et de son épouse Marie-Louise, comtesse de Maldeghem (1785-1844), in: Le Parchemin, mars-avril et mai-juin 2002