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Bois Saint-Jean, fief maltais


Bois Saint-Jean - 1470 Baisy-Thy (Genappe)



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Kategorie : Informatie Business Evenementen
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  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Bois Saint-Jean
Ligging 1470 Baisy-Thy (Genappe)
Bouw
Stijl
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming

Laatste update : 09/11/2014


Le château-ferme du Bois-Saint-Jean est un ancien bien de l'ordre de Malte. L'ancienne ferme a été augmentée au fil du temps, sous l'impulsion des Brunard.


Bien maltais comme le furent
Vaillampont et Longpré déjà cités dans ces pages, mais ces deux dernières places avaient rang de commanderie, Bois-Saint-Jean (BSJ) est une ancienne ferme transformée en château-ferme. BSJ est à ne pas confondre avec son homonyme, le château des Lamarche à Samrée près de La Roche-en-Ardenne. Les constructions actuelles remontent en partie au XVIIIe siècle, pour un peu au XIXe siècle et pour quelques éléments encore au siècle passé. D'après sa propriétaire actuelle, la baronne van den Branden née Louise Jourda de Vaux " le domaine appartint aussi à l'abbaye toute proche de Villers-la-Ville ".




Domaine d'un Brunard

 
Le propriétaire en était au tournant des siècles passés Edouard Brunard (Bruxelles 18 juin 1843 - 19 décembre 1914). Il devint Fleurusien par son mariage avec Maria Alix Jacquet, née à Fleurus le 27 mai 1842 et décédée à Bruxelles le 12 octobre 1919. Cette union explique qu'une part de ses propriétés foncières se situait à Fleurus. Mais ses avoirs étaient peu de choses en regard des 229 hectares qu'il possédait dans la zone de BSJ en 1914. Edouard Brunard a été sénateur libéral du 14 juin 1892 au 14 décembre 1894. Brunard était aussi actionnaire majoritaire dans deux sociétés minières, à savoir la Société Anonyme des Sulfates de Baryte de Fleurus et la Société Anonyme de Saint-Roch. Sa fortune était tellement considérable qu'il en vint même à prêter 20 millions de francs à Arthur Warocqué (1835-1880), châtelain de Gouy, pourtant très très bien dans ses papiers, grâce à ses charbonnages de
Mariemont et de Bascoup. Arthur fut le père de Georges et de Raoul Warocqué. Ce dernier fut le fameux mécène et excentrique amateur d'art. Les Brunard étaient, comme le souligne Eric Meuwissen, une famille libérale aussi puissante que soudée mais dont l'influence s'est délitée avec le temps, sous le poids des successions. Cette famille ne posséda pas moins de 1 000 ha en Brabant wallon, répartis des "Quatre-Bras" de Baisy-Thy jusqu'au "Point du Jour" à Bousval, signale notre aimable confrère.




Glyptothèque


Par ailleurs, les Brunard étaient alliés aux Solvay (ça aide), Peltzer et Boucquéau, entre autres gens entreprenants. Edouard Brunard constitua ici à Bois-Saint-Jean une véritable glyptothèque où l'on peut voir notamment le portail en pierre calcaire de la chapelle de
Vaillampont, une ancienne borne du duché de Brabant, une potale gothique, de nombreuses pierres armoriées de grandes familles comme les Assche, des colonnes, des vasques, des chapiteaux et le pilori de Ways. Comme on le lit dans le volume des Journées du Patrimoine de 2001, " il était planté à l'origine à l'angle des rues Hecq et du Moulin, devant la "Ferme de la Justice", et jeté dans un déversoir après la chute de l'Ancien Régime. Il y fut retrouvé par M. Brunard, qui l'installa dans sa roseraie. Il s'agit d'un pilier hexagonal de pierre bleue, peut-être du XVIIIe siècle, orné au centre d'un mufle léonin et dominé par un blason ovale ". Les Brunard se défirent de Bois-Saint-Jean après le décès d'Edouard. On y trouva ensuite une branche de la famille Wielemans dont un des membres vendit le domaine à Louise de Vaux, en 1950. Chose extraordinaire, tous les éléments décoratifs apportés par Edouard Brunard sont toujours en place.


Eclectisme


 
La demeure démarre dans la cour de la ferme vieille de plusieurs centaines d'années pour s'épanouir vers le parc en une résidence dont le caractère castral est indéniable. Après avoir passé un porche, on entre dans une cour dont le premier édifice est une fort belle grange à la toiture pentue couverte d'éternit. La grange s'est vue percée de deux baies déjà avant la baronne van en Branden (qui n'" a jamais touché à rien en cette maison, sauf à l'entretenir parfaitement "), en arcs en plein cintre vers la cour. La cour de ferme est désormais ornée d'une roseraie dans laquelle pointe le pilori de Ways précité. L'aile sud de la cour se compose de deux ailes néo-classiques. A partir d'ici toutes les toitures sont couvertes d'ardoises. La tour carrée monte sur deux niveaux et demi sous une toiture en pavillon à coyaux, bordée par une large corniche débordante. Puis l'aile se termine par trois travées sur un seul niveau placé sous une toiture mansardée animée de deux lucarnes. A l'ouest, la cour est calée par une aile de quatre travées. Cette aile ouest d'un seul niveau trouve un prolongement par une aile d'esprit baroque flamand comme en témoigne le pignon à volutes légèrement débordant donnant sur le parc. Le pignon est percé d'une large porte-fenêtre en avancée sommée d'une terrasse à balcon à balustre où se trouve une autre baie. Une sorte de grande véranda anime la terrasse centrale qui relie le donjon à l'aile baroque. Le donjon de briques rouges animé de pierre bleue pour les chaînages d'angles et les bandeaux grimpe sur trois niveaux. Un oriel occupe le centre des deux travées. Enfin, contre la tour s'appuie la chapelle. On ne visite pas. Le bien n'est pas classé. Trois bergers allemands et des concierges veillent...



SOURCES:

Philippe Farcy, Bois Saint-Jean, fief maltais, Vie de château 396, LaLibre.be 18 mai 2007 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/348968/bois-saint-jean-fief-maltais.html
Eric Meuwissen, Les grandes fortunes du Brabant, Editions Quorum 1994