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La récente puissance du Trumly


Château du Trumly - 4870 Forêt (Trooz)



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  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Dessin de la fin du XVIIIe siècle

  • © Image de 1895

  • Carte postale ancienne, ed. Nels, série 96, n° 59



Officieel Naam Château du Trumly
Ligging 4870 Forêt (Trooz)
Bouw 1898
Stijl
Architect 1898: H. Froment
Huidige bewoners
Toewijzing Verdeeld in vijf woningen
Bescherming

Laatste update : 06/01/2013


Ce château posté sur la Vesdre n’était qu’une grosse ferme jusqu’il y a cent ans. L’architecte H. Froment reçu en 1908 la commande du donjon.

L’accès à ce domaine divisé en plusieurs résidences s’effectue quelque part entre Trooz et Ninane. De petites rues serpentent dans une vallée et sur l’une d’elles aboutit un chemin de pierre. Après un parcours de près d’un kilomètre à travers une sorte de savane on tombe sur cette imposante bâtisse qui coupe le souffle quand on ne s’y attend pas. C’était notre cas. On voudrait alors découvrir une seigneurie médiévale, mais à dire vrai, en grattant un peu dans les livres, archives familiales et autres souvenirs de propriétaires, les éléments les plus anciens remontent au XVIIIe siècle. Ils concernent la ferme en U qui fut une propriété de la noble famille des sires de Louvrex.

Il y eut deux familles de ce nom en principauté de Liège, et elles se connaissaient comme le prouve une union matrimoniale. La «nôtre» est celle du plus célèbre d’entre eux qui fut un juriste liégeois (Mathias-Guillaume) de réputation internationale, avocat, ami de Fénelon, publiciste (éditeur), numismate, mayeur de Liège avec le baron Jean-Arnould de Cartier, en 1702. Louvrex, devenu sire de Ramelot en 1701, aimait les arts et se fit tirer le portrait par un peintre liégeois encore célèbre de ce temps-là, nommé Englebert Fisen.
 
Mathias-Guillaume naquit en 1665 et s’éteignit en 1734. On trouve sur lui une notice dans la Biographie nationale, sous la plume d’Alphonse Le Roy. La Cité ardente honora d’une rue parmi les plus belles cet auguste rédacteur; elle est située au jardin botanique, au-dessus d’Avroy et des sœurs bénédictines. Mathias-Guillaume nous intéresse car il a écrit un mémoire manuscrit sur la seigneurie de la Rochette, située à une demi-lieue du Trumly sur l’autre rive de la Vesdre. Il nous intéresse également car il fut le père d’un des chanoines Louvrex qui fit graver une pierre à ses armes ici, en 1772. Louvrex s’était marié deux fois. La première ce fut avec Marie-Christine d’Amen, fille de Jean et de Marie-Ernestine de Plenevaux ou Plaineveaux. En secondes noces il convola avec Marie-Alix de Hallebaye, fille de Charles et d’Anne-Marie Hardenne. Il en vint cinq garçons dont quatre furent chanoines. Leur seule fille épousa Charles de Stembert. On peut imaginer que la terre du Trumly passa à un neveu du chanoine pour garder cette terre aux mains des Louvrex. Mais cela est énoncé sans certitude. Si c’était le cas, l’histoire des Louvrex se serait arrêtée en 1805 avec Mathias-Guillaume II, petit-fils du jurisconsulte, baron d’Hermalle (grâce à sa mère née Moreau), sire de Ramelot, Chaumont, Ombret, Hottine et Mailleux. Il avait épousé Cornélie de Grady, dont la mère était une Stockem, ce qui crée des liens avec Moxhe, Trognée et Amay.

Que se passa-t-il au Trumly au XIXe siècle ? Mystère. Quoiqu’il en soit, en 1898, les propriétaires d’alors commandèrent à l’architecte H. Froment (dont nous ne savons rien), qui reçut par la suite la commande de la gare de Trooz, un donjon carré qui donne au site une allure magnifique. Ce donjon massif haut de trois niveaux dont le dernier est en encorbellement, est allégé par une haute toiture en pavillon. Celle-ci est animée de deux niveaux illuminés par des lucarnes. Le tout est piqué d’une lanterne à carillons et assorti d’une tour à toiture en poivrière, plus une tourelle en échauguette, d’un fort bel effet. Le donjon est accolé à la ferme en U à laquelle on accède par un portail sur le flanc nord-est. L’ensemble des bâtiments est érigé en moellons de grès, moellons de calcaire et chaînage de calcaire. Les encadrements de baies à linteaux bombés à clés, sont également en pierre bleue. On ne visite pas. Un intéressant pavillon en bois abrite les niches des chiens. Le domaine est divisé en cinq propriétés.


SOURCES:
Philippe Farcy.