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Awans, un fief de Prüm


Château d'Awans - 4340 Awans



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  • Face d'accès © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

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Officieel Naam Château d'Awans
Ligging 4340 Awans
Bouw XIIe eeuw: heren van Awans ...; voor 1814-1853: Lamarche; 1853: del Marmol
Stijl
Architect
Huidige bewoners Château d'Awans s.a.
Toewijzing Rusthuis
Bescherming

Laatste update : 03/01/2013


Jusqu'à la Révolution de 1789 et ses suites, Awans, comme Loncin n'étaient pas à la principauté de Liège. Ces terres de Pirum puis Trèves furent souvent un sujet de discordes épiscopales.

 

Comme on peut le lire dans la petite littérature qui concerne le village d'Awans et son corrélégionnaire historique Loncin, les siècles d'Ancien Régime furent pour ces deux hameaux, liés en totalité. Depuis 854, Awans et Loncin appartenaient à l'abbaye de Prüm sur décision de l'empereur Lothaire. Puis Awans et Loncin furent cédés à l'évêché électif de Trèves, à partir de 1554, par incorporation des terres abbatiales, sous l'archevêché de Jean-Louis, comte de Hagen, dont un des parents avait été fondateur de l'université de Wittingen. Cette appartenance éloignée n'empêcha pas que l'avouerie était en mains civiles, ce dont bénéficièrent les sires d'Awans dès le XIIe siècle. Un château fut construit par cette famille et il en reste semble-t-il une motte quelque part dans les campagnes. On sait que de ces territoires naquirent les sanglants conflits entre les Awans et les Waroux. Pour ce qui concerne la bâtisse qui nous occupe, ignorée par les rédacteurs du patrimoine monumental, on peut raisonnablement penser que son édification débuta à la fin du XVIIIe siècle pour se poursuivre sur les deux siècles suivants. Vu son affectation actuelle en maison de revalidation et de soins pour personnes âgées, les agrandissements se poursuivent dans une modernité du meilleur aloi. Le château est sans doute parti d'une ferme pour la voir augmentée de divers éléments qui seyaient à des notables en progression sociale fulgurante.

Gilles Lamarche

 

Nous sommes sur une possession de Gilles Lamarche le fondateur des affaires Lamarche à Liège. Son fils Vincent (1779-1852), époux d'Eugénie Terwangne en hérita en 1814. Vincent devint à son tour négociant de choses diverses, mais surtout un négociant de tabac (cigares et pipes) et un industriel. Les Lamarche avaient de gros intérêts dans la Fabrique de Fer d'Ougrée fondée par le cousin Gilles-Antoine Lamarche (possesseur du château de Modave) et dans les charbonnages de l'Espérance à Montegnée. Le couple Vincent-Eugénie qui vivait en l'hôtel de Canembourg (démoli en 1863) face à la statue de Grétry devant l'opéra de Liège, eut quatre enfants. On restera sur Laure née ici à Awans en 1832 et décédée dans ce lieu en 1893. Elle allait épouser à Awans en 1853, le baron (depuis 1848) Charles del Marmol, avocat et banquier, qui devint  mayeur de son nouveau village. Ils eurent cinq enfants et un seul fils qui mourut à 9 ans. Des quatre filles trois se marièrent, ici à nouveau, et la dernière fut Marie-Louise qui convola avec son parent Alfred de Terwangne en 1885, issu d'une famille de banquiers dont l'affaire fut fondée en 1828. La succession Marmol amena les trois soeurs (Creeft, Terwangne et Sadoine) à vendre Awans au notaire Alexandre Naveau, d'Hollogne-sur-Geer, époux de Julie Paque, beaux-parents du comte Paul de Launoit, grand patron de la métallurgie liégeoise. Ensuite le bien fut repris par l'Etat qui en fit un centre médico-technique permettant de soigner les mineurs de fonds. Depuis 1988, le château est devenu une maison de repos, de soins et de revalidation pour personnes âgées, dirigée par Michel Damoiseaux.

Maison de revalidation

 

Les bâtiments se voient aisément de la voirie. Ils débutent par une longue suite de communs singularisés par une tour porche à arc en plein cintre chaîné, incorporée à l'aile orientale. La tour possède deux niveaux quand l'aile sous toiture en bâtière n'en compte qu'un seul. La tour et sa baie à croisée se termine par une toiture en pavillon à coyaux. Sur la rue l'alignement comprend dix-huit travées à arcs bombés à clé pour certains d'entre eux, porche compris. Une fois passé le porche, on bute assez vite sur la partie arrière du château qui porte une pierre sculptée sans doute rapportée, « A Samson 1717 ». Une autre fut gravée au souvenir des mineurs hospitalisés en 1958. La cour est fermée en totalité alors qu'elle était ouverte vers le parc en 1830. Cela permettait à la tour nord d'être totalement visible et d'offrir de la lumière sur ses trois côtés, via trois niveaux de baies en paires. La façade sur parc côté nord offre ainsi sept larges travées et le corps central y fait le raccord entre la haute tour terminée par un clocheton carré et une autre tour orientée au sud, plus basse. On remarque le rythme donné aux façades par la présence régulière de refends, tant aux angles de la tour qu'entre les différentes travées. Des corniches à modillons et diverses lucarnes agrémentent le décor. Le corps central est par ailleurs assorti d'un intéressant passage couvert formant terrasse. Les autres éléments de la bâtisse sont des ajoutes de la fin du XIXe siècle, respectueuses du siècle d'origine. On prolongea ensuite l'aile de retour sur le parc dans un souci de modernité bien intégré.



On ne visite pas pour le plaisir, mais pour faire plaisir à un résident…



SOURCES
:

Philippe Farcy, Awans, un fief de Prüm, LaLibre.be 28 mars 2008, Arts Libre, Vie de Château 440


HOMONYMIE:
Château d'Awan, 4920 Aywaille