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Sterpenich, un fief des d’Autel


Château de Sterpenich - 6700 Arlon



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  • © Philippe Farcy 13 août 2011

  • Face latérale avec le fronton © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy 13 août 2011



Officieel Naam Château de Sterpenich
Ligging 6700 Arlon
Bouw
Stijl
Architect
Huidige bewoners Théo Limpach
Toewijzing Camping op de boerderij van het kasteel
Bescherming

Laatste update : 04/01/2013


A propos du village de Sterpenich, Emile Tandel l’auteur le plus connu sur l’histoire du duché de Luxembourg, donne les sources anciennes à travers le curé Welther qui officia à Ethe. On apprend là que le nom actuel est une version germanique de Sterpigny, ce qui aura causé bien des confusions archivistiques. Ceci pourrait expliquer l’absence de documents sur le Sterpigny de la zone de Gouvy. On cite au XIIIe siècle un J.(ean) de Sterpigny, puis Raoul son frère, châtelain du comte Henri II de Luxembourg à Bidbourg, échanson puis sénéchal de ce dernier. Jean le suivit puis vint un autre Raoul qui vendit Sterpenich en 1370 à Jean d’Autel son voisin. Le prix fut de 13.050 « petits florins de vieux or ». Le bien passa alors à son frère, Huard II, sire d’Aspremont, sire en partie de Burtscheid et de Laroche. Puis par un second mariage avec Irmengarde de Hollenfels, il « obtint » le château-fort d’Hollenfels magnifique château de l’actuel grand-duché. Ensuite vint Gobel, petit-fils de Huart II, sire d’Autel et de Sterpenich, mort en 1475. Il avait épousé en 1436 Jeanne de Bastogne qui lui amena Vogelsang; puis il fit serment commun avec Elisabeth de Schoeneck (von Schöneck ?), veuve de Jean de Merode (mariage non signalé chez Georges Martin). Du premier lit sortit un Jean marié à Eve de Kerpen dont vint un autre Jean qui accumula Autel, Sterpenich, Vogelsang, Zonhoven, Niewdorp et Waterscheide. Ce dernier retourna au ciel en 1517 étant prévôt d’Arlon. Il laissait veuve Catherine de Pallant qui lui avait donné un autre Jean. Leurs hautes positions dans le comté puis duché de Luxembourg, dépendances du Brabant, poussèrent les Autel à viser mieux encore qu’une Kerpen, à savoir Jeanne de Cotereau. La cour de Bruxelles n’est pas loin. Des enfants vinrent de cette union, mais Sterpenich devenant accessoire fut laissé à une fille, Jeanne qui apporta en dot notre lieu à Guillaume d’Argenteau d’Esneux. C’était en 1548. Leurs armes figurent toujours à Esneux sur une façade du château de la Tour, dévoilé naguère en ces colonnes. Sterpenich devint une entité indépendante des fiefs proches d’Autel.

Les Argenteau semblent conserver cette terre assez longtemps mais la seigneurie devint vassale de celle de Koerich détenue par Louis de Nassau. En 1701 le domaine de Sterpenich était aux mains de Jean-Adam ( ?) Billot puis il passa à sa fille et donc à son gendre Jean-Baptiste Henron, conseiller, receveur des aides et subsides à Luxembourg, signale Bernard Tholomier. Il se titrait dit l’auteur de sire de Sterpenich, Gorcy, Rolley et Autel. Cet Henron dont on méconnaît la source de si considérables revenus, décédera ici en 1742. Il avait consenti des travaux importants, notamment en l’aile sud qu’il rapprocha des deux tours carrées sans doute pour augmenter le confort de la future résidence de sa fille Anne-Claire. On accédait donc au château, comme à Guirsch, Rolley et ailleurs, par la basse-cour.

Après Jean-Baptiste, Anne-Claire se maria avec Arnold-François de Tornaco en 1737, chevalier de saint-Hubert (au duché de Wurtemberg), lieutenant-général de l’impératrice, gouverneur de Termonde. Il fut fait baron avec son frère Théodore-Guillaume le 23 janvier 1738. Anne-Claire lui donna deux enfants. Le premier épousa une princesse Cantacuzène. Puis vint Anne-Marie, qui prit le cœur de son cousin germain Jean-Théodore (fils de Théodore-Guillaume et d’une demoiselle de Blehen), sire de Lens-Saint-Servais (près de Hannut). Les deux cousins travaillèrent à la génération et firent cinq enfants. Leur aîné Charles-Auguste allait convoler avec la baronne Marie-Elisabeth de Berlo, née le 14 mars 1769.

Tout à l’air de se passer comme il faut dans la dévolution, mais voilà que Tandel précise qu’en 1777 il y eut une saisie du bien suite à un décret de 1776, à l’encontre de feu le comte d’Ansembourg. Que venait-il faire par là ? Mystère. Cette saisie profita à la baronne Anne-Elisabeth de Lefebve, née de Henron (sœur de Jean-Baptiste ?), qui se fit connaître comme dame de Sterpenich et de Koerich. En 1786, la baronne, par ailleurs dame de Bereldange, détenait les lieux ou au moins une partie car elle mit des terres de Sterpenich en location. Le bien passa ensuite aux comtes de Berlaymont (qui venaient d’hériter du château de la Tour à Esneux, par la grâce d’une de leur cousine, née baronne de Rahier dont la mère était Argenteau), à travers les barons de Tornaco. En effet, Charles-Auguste de Tornaco qui vivait au château de Sanem (au grand-duché, à 15 km au sud de Sterpenich) vit sa fille Sidonie donner sa main en 1831 à son cousin le comte Jules-Henri de Berlaymont et de Bormenville (1791-1855), fils de Florent-Théodore, unit le 11 février 1782 à Malesves à Anne-Louise de Berlo-Suys (1758-1834). Jules-Henri fut baptisé à Flostoy ; il avait participé à la bataille de Moscou et vécut la retraite française. Il prit une épouse d’origine allemande, la comtesse Nadina de Drouckhort, née à Moscou le 17 mars 1796. Le mariage religieux eut lieu à Rezau en Russie vers 1812, quand le mariage civil se déroula à Flostoy en 1816. Elle lui donna un fils, alors que Sidonie ne pourvut à rien de ce côté. Le dit fils fut Florent de Berlaymont, né à Flostoy en mai 1816, il fut marié à Clavier (Vervoz qui était une terre du duché de Luxembourg) en mai 1840 à Mathilde de Tornaco qui n’était rien moins que la sœur de sa belle-mère Sidonie. Leur fils aîné Guy (1841-1897), naquit à Sterpenich. Il épousa en 1883 la comtesse Emilie de Pinto qui avait vu le jour au château d’Hodbomont (Theux) en 1860. Madame habitait autant à Theux, qu’à Bormenville et au 11 du boulevard Bischoffsheim à Bruxelles. Ce sont les grands-parents de la comtesse Elisabeth de Berlaymont, décédée le 26 février 2010 ; elle était la dernière de cette illustre famille.

On ne sait jusque quand les Berlaymont gardèrent Sterpenich, mais depuis 1926 le bien est coupé en deux entités. Les Limpach sont à gauche et géraient il n’y a guère encore un petit camping qui fait face au portail d’entrée.