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Notre-Dame du Vivier a de l’avenir


Abbaye Notre-Dame du Vivier - 5024 Marche-les-Dames (Gelbressée)



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  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Médaillon de Charles-Alexandre de Lorraine © Philippe Farcy



Officieel Naam Abbaye Notre-Dame du Vivier
Ligging 5024 Marche-les-Dames (Gelbressée)
Bouw 1236; XVIe eeuw; 1875; 1904
Stijl
Architect 1904: Jean Louis Lange
Huidige bewoners Abbaye Notre Dame du Vivier a.s.b.l. & Avenir de Marche-les-Dames a.s.b.l.
Toewijzing Privé
Bescherming

Laatste update : 16/09/2014


L’ancienne abbaye cistercienne de Marche-les-Dames attend de revivre. Haut lieu de prières, elle veut le rester.

 
Au creux d’une vallée traversée par le Macka qui file vers la Meuse et qui jadis constituait une frontière entre principauté de Liège et comté de Namur, l’ancienne abbaye connue comme étant Notre-Dame du Vivier, attend son heure. Elle est vide depuis bientôt quatre ans. Son histoire est pourtant ancienne et la première mention de son existence remonte à 1236. Ayant survécu à la Révolution, l’abbaye bernardine fut cédée à la suite des événements au diocèse de Namur et l’évêque l’attribua à des Ursulines puis céda les murs à une date indéterminée à des sœurs carmélites. Au XXe siècle, après la Seconde Guerre mondiale on en fit un pensionnat pour l’Institut des Arts et des Techniques Artisanales de Namur. Puis vinrent pour trente ans les sœurs de Bethléem qui s’en allèrent un peu après la mort du roi Baudouin vers Opgrimbie que le souverain leur avait légué.
 

Il fallut alors trouver une nouvelle présence. Elle vint d’outre-Atlantique et du Canada pour être précis. Mgr Léonard se fit convaincant pour que la communauté « Maison Notre-Dame » créée par Catherine de Hueck-Doherty dans les années 1930, s’y installe. La présence de ces personnes dura dix ans. Depuis quatre ans, les murs sont vides. Mais des idées de reprise cheminent et 2011 pourrait voir venir une nouvelle lumière sur ce lieux inspirant qui ont servi naguère au tournage de « Sœur sourire ». Mais trois mois après la fin du tournage les sourires firent place à de bien tristes mines. On vint voler les choses les plus précieuses de la chapelle. Les objets subsistants comme la remarquable toile du peintre liégeois Walthère Damery (1614-1678), qui figure une« Lactation de Saint Bernard », exécutée vers 1650, ont été déplacées vers le musée diocésain de Namur.

On accède de nos jours à l’abbaye par une route qui file de la Meuse vers Gelbressée, mais jadis, il ne s’agissait que d’un chemin de terre posé à flanc de la colline du côté namurois. Cela explique la présence d’un élégant bâtiment isolé qui était en réalité l’entrée majeure de la communauté. Son porche est remarquable, comme sa boiserie à deux vantaux et comme l’est également le décor de pierre bleue qui l’anime. L’espace habitable en hauteur est loué à un particulier. L’ensemble abbatial présente un aspect architectural mosan lié stylistiquement avec les communautés de Flône ou de la Paix-Dieu, mais d’une structure bien différente du fait sans doute de l’espace confiné.


Le« palais » abbatial s’inscrit en L en bordure du cloître intérieur. Il compte six travées accolées à la chapelle refaite par la générosité des princes d’Arenberg qui possédaient le château voisin et les bois environnants (plus de 300 ha, aux paras-commandos de nos jours). La petite partie de ce L compte cinq travées et est large de trois travées sommées d’une large croupe. L’une des travées est occupée par un arc en plein cintre qui rappelle que se trouvait là un passage charretier. Il est muré. Les deux toitures couvertes d’ardoises sont en bâtière à coyaux et animées de quelques lucarnes à croupettes. Comme le veut la tradition mosane, du XVIIe siècle, la pierre bleue est utilisée pour les bandeaux qui limitent les niveaux, pour le soubassement aveugle, pour les baies à croisées chaînées et pour les chaînages d’angle. Il reste une aile renaissante totalement érigée en pierre calcaire. Elle ceint la partie orientale du cloître et abrite ce qui fut la salle du chapitre, le réfectoire d’hiver et les chambres. Les baies étaient à croisées jadis. Toutes les baies ont été refaites en 1875. La chaire de lecture émerge vers l’extérieur avec ses trois pans coupés d’esprit gothique.


Notons que la chapelle toute en moellons de grès a été redessinée par l’architecte Lange en 1904 sur des bases anciennes ; mais il ne reste du XIIIe siècle que deux morceaux de murs. L’entrée moulurée en plein cintre date du XVIe siècle. On trouve à l’intérieur une chapelle du XVIe siècle également, portant le blason des Groesbeeck (sans doute le prince-évêque de Liège ; à moins qu’il ne se soit agi d’un des seigneurs du très proche château de Franc-Waret, posté en amont d’ici). Les stucs de cette chapelle sont des frères Moretti. Ce sont eux aussi qui ont exécuté le magnifique décor dans l’aile de l’abbesse orné de médaillons aux portraits de la famille de Habsbourg-Lorraine dont le principal est celui du gouverneur Charles-Alexandre de Lorraine. Le cloître, son jardin et certains murs sont truffés de tombes ou de pierres gravées. On y trouve parmi les noms célèbres les Hodeige, Dave, Hustin, Houtain, Baduelle (2 fois), Castro, Jamblinne, Hinnisdael, Bulley, Fumal, Moreau, Woot, pour finir par la XVIe abbesse, Josèphe de Boron, en charge de 1772 à 1796 et morte en 1809. La dernière sœur d’Ancien Régime mourut ici en 1856 à 87 ans. Il s’agissait de Scolastique Baudhuin. Précisons enfin que l’abbaye appartient à des privés qui veulent maintenir l’affectation religieuse du site. L’a.s.b.l. « Avenir de Marche-les-Dames » s’occupe de la gestion des lieux.


On ne visite pas. Le site est habité par plusieurs locataires et gardé.



SOURCES
:
Philippe Farcy
Le drame de la famille d'Arenberg à Marche les Dames, 7 août 2008, sur le VIP-Blog de Grenier de Geneahuy, avec une biographie de Jean Louis Lange par son petit-fils André van Damme http://grenierdegeneahuy.vip-blog.com/vip/article/4335453,Le-drame-de-la-famille-Arenberg-%C3%A0-Marche-les-Dames.html