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Andoy houdt de wacht


Château d'Andoy - 5100 Wierde (Namur)



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  • Élargie de quatre travées, la tour a été garnie de divers bâtiments résidentiels et de confort. © Philippe Farcy

  • Andoy était jadis limité à une seule tour d’observation comme on la voit au centre. De là, la vue est superbe. © Philippe Farcy

  • La remarquable volière et l’orangerie amélioraient encore l’ordinaire des habitants. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château d'Andoy
Ligging 5100 Wierde (Namur)
Bouw 13de eeuw; 17de en 18de eeuw
Stijl
Architect
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoningen
Bescherming Niet beschermd goed

Laatste update : 06/01/2013


Une maison de cousins.



Andoy est aux Moreau d’Andoy depuis près de deux siècles. Actuellement divisé en quatre propriétés, le château présente un aspect longiligne quand on l’aborde visuellement depuis l’allée d’accès. Mais le château est en réalité dessiné comme un U. Cela a facilité le partage de la demeure en quatre parties distinctes, occupée chacune par une famille descendante des Moreau. L’histoire de ce fief dépendant de la principauté de Liège, puis du comté de Namur, remonte aux XIIIe et XIVe siècles, selon les sources. Quand on écrivait Andewaing, Andoy n’était encore qu’une haute tour de garde qui surveillait les frontières entre la principauté et le comté. Crupet, Arville, Wierde, Mozet entre autres, participaient de ce système de défense.

Tour de garde


En 1240, Renier de Soheit, chevalier, possédait ici une cour de justice qui incluait sans doute le donjon. En 1361, Pierlot d’Andewain, écuyer, hypothèque la maison. C’est la première mention officielle de la tour. Vers 1430, on trouve à Andoy la veuve de William Proest, chevalier, seigneur de Thines (Hannut) et de Faulx, sénéchal du comté de Looz. Avant 1495, la terre échut à Rodrigo de Lalaing. Ce conseiller de Marguerite d’York, veuve de Charles le Téméraire, y serait mort en 1506. Les Lalaing vendirent Andoy en 1534 à Jacques le Thourier, bourgeois de Namur. Au XVIIe siècle, Nicolas de Wespin fit aménager la tour et construire la ferme attenante. En 1734, la seigneurie est relevée par le chapitre de Saint-Aubain à Namur. En 1736, les Ghislenghien y emménagèrent mais ils furent contraints de vendre en 1763. Cela profita à Michel Raymond qui s’y installa le 16 avril 1763; il devait mourir en 1780. Il était maître de forges, batteur et fondeur de cuivre à Namur, comme les Auxbrebis et tant d’autres. Michel Raymond avait acheté dans la foulée les châteaux de Lesve et de Bois-de-Villers. À sa veuve, décédée en 1797, Andoy se réclame d’admirables décors stuqués Louis XVI. Ils sont à rapprocher de ceux du château de Croenendael, près de Maestricht. En 1765, la fille de Michel Raymond épousa Guillaume de Moreau, seigneur de Bioul (à présent aux barons Vaxelaire).


Une veuve dépensière


Dispendieuse, Madame de Moreau termina ruinée, ce qui n’empêcha pas son fils Charles de racheter le domaine aux créanciers dès 1824. L’autre fils Jean et son fils Félix vécurent à Bioul jusqu’en 1872. De 1905 à 1917, le château avait été loué au sieur Henri Lambert, maître verrier de Charleroi. Du temps de Madame de Moreau, le domaine s’enrichit d’une superbe volière qu’il faudrait classer d’urgence, d’un étang et d’une orangerie illustrant la transition entre le Louis XVI et l’Empire. Lors de la Révolution brabançonne, Andoy servit de Q.G. au général von Schönfeld, officier prussien, nommé par les Etats Généraux comme commandant en chef. Il fut battu par les Autrichiens.


Aménagements


Le château, chaulé, est caractérisé par sa tour-donjon en moellons de grès d’une seule travée. Elle a été retravaillée au XVIIIe siècle pour la rendre plus viable. Elle monte sur quatre niveaux, sous une frise dentée qui précède une toiture pyramidale couverte d’ardoises. Cette tour est enserrée entre deux ailes de deux travées vers le parc, érigées, semble-t-il, dès le XVIIe siècle. Ces ailes sont en briques et pierres bleues posées sur un soubassement appareillé et chaînées aux angles. Dans le dernier quart du XVIIIe siècle, le château prit son apparence actuelle en U. Le corps central monte lui aussi sur deux niveaux sous une toiture mansardée animée de lucarnes à croupes. Il présente cinq arcades aveugles et surbaissées. Le sommet est décoré d’une clé. L’ensemble est ouvert par des baies bombées sauf l’arc extrême qui reçoit une porte dont la traverse est datée de 1778. Le U est formé par l’aile des remises à voitures transformées par Henri Lambert en salons d’été.

Le château se voit de loin, à partir de la route menant à Wierde; il serait judicieux de classer le site de manière à empêcher l’extension du zoning qui longe la Nationale 4.

On ne visite pas.

SOURCES:
Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002