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Indrukwekkend slot van Écaussinnes


Château Fort - 7191 Ecaussinnes-Lalaing (Ecaussinnes)



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  • La tour porche d’Ecaussinnes pointe vers le ciel. Mais elle n’est pas la seule comme en témoigne la beauté des toitures vues depuis les champs. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Officieel Naam Château Fort
Ligging 7191 Ecaussinnes-Lalaing (Ecaussinnes)
Bouw Van XIIe eeuw tot XXe eeuw
Stijl Traditioneel
Architect
Huidige bewoners Fondation van der Burch a.s.b.l.
Toewijzing Museum & privéwoning
Bescherming Geklasseerd op 8 september 1983

Laatste update : 12/01/2013


Un site remarquable pour un château magistral.


Que l’on vienne d’en haut ou d’en bas, des champs ou de la vallée de la Sennette, le château fort d’Écaussinnes a de quoi frapper les imaginations. D’en bas, on tombe sans crier gare sur une puissante bâtisse perchée sur son haut rocher qui n’a d’exemples similaires qu’à Vêves et à Villers-sur-Lesse entre autres, et outre les châteaux forts ruinés des vallées mosanes ou ardennaises. En haut on appréhende d’abord la grande ferme et ses tours rondes qui jouxtent le château.


Mécènes

Écaussinnes était un poste avancé du comté de Hainaut face au puissant duché de Brabant. Si on le trouve dans un si bel état, ce n’est pas grâce à l’Etat mais comme si souvent dans notre pays par la force irrépressible de quelques particuliers pour qui le patrimoine vaut tous les sacrifices. Écaussinnes a été sauvé par la volonté première du fameux chanoine Edmond Puissant (1860-1934). Celui-ci avait déjà par passion des vieilles pierres repris Havré et les donjons de Herchies et de Sars-la-Bruyère. Il acheta le château d’Écaussinnes délaissé par les héritiers de Prosper-Louis, septième duc d’Arenberg, seigneur de Hoves, de Warelles, de Beersel etc..., né à Enghien en 1785. Le duc avait d’abord épousé en 1808 Stéphanie de Tascher de la Pagerie, couple divorcé et resté sans descendance. Puis en 1819, il s’éprit de S.A.S. Marie-Ludmilla, princesse de Lobkowicz. Prosper-Louis avait acquis le château et la magnifique ferme attenante le 23 juin 1854. Dès 1861 à travers sa fille Marie-Flore (1824-1861), ses petits-enfants héritèrent du château d’Écaussinnes avec 339 ha. Ces derniers étaient nés de l’union célébrée à Héverlée en 1841 de leur mère avec le prince Camille Borghèse, titré aussi prince Aldobrandini (familles papales) dont la mère était une La Rochefoucauld. Ils héritaient par ailleurs de Rebecq – sans doute s’agit-il du château de Wisbecq – et des immenses polders près d’Anvers, entre autres. Ces princes romains gardèrent Écaussinnes par habitude et après la Grande Guerre, ils prirent conscience de l’utilité de le vendre après l’avoir laissé à des écoles et autre communauté religieuse. En 1922, le chanoine Puissant passa lors de la vente devant des marchands de biens désireux de dépecer cette montagne de pierres.

Il commença les restaurations et ouvrit le château au public. Contre un droit d’entrée d’un franc, durant l’été de 1926, on vit passer là le comte Adrien van der Burch (1877-1954). Il fit un tour et son sang en fit autant. Du domaine il s’éprit car son sang y coula. Après trois ans de négociations, il racheta Écaussinnes au prélat. Adrien était marié avec Marie-Henriette de Wavrin de Villers au Tertre (1887-1949). Elle était la fille du comte Henri et de Marie Dons de Lovendeghem. À son tour le comte restaura le château. Il avait espéré le laisser dans sa descendance, mais son fils unique, Yves, périt en 1945 à Plattling, dans un kommando du camp de concentration de Flossenburg. Le comte Adrien fit don du château à la Fondation van der Burch, qu'il a créée en 1954 et qui fut reconnue d'utilité publique par arrêté du Régent. La Fondation est aujourd'hui représentée par le comte et la comtesse Robert d'Ursel, qui habitent le château et qui comptent passer le flambeau à leur fille Clotilde et à son mari, Théodore de Brouwer.


Demeure de famille

Le désir inébranlable du comte Adrien d’acheter Écaussinnes tenait aussi à ce que son père n’y était pas parvenu. Et son père y tenait car Écaussinnes était le château familial des van der Burch. Ils restèrent ici jusqu’en 1854. Cette famille était originaire sans doute de Rethel. Elle est éteinte dans les mâles mais point encore dans les dames. Père et fils étaient les descendants de Philippe (1570-1630), époux de Yolande Masselot de Pottes, décédée en 1639. L’aïeul, frère de l’archevêque de Cambrai, avait acheté Écaussinnes en 1624. Il était mayeur du Franc de Bruges. Il devint grand bailli du Hainaut et il acheta la seigneurie à Marguerite de Lalaing, de même que celles de Quenast, d’Hubersart et de Moreau. Marguerite décédée en 1650 avait épousé Florent, comte de Berlaymont (+ 1620). Elle descendait de Marguerite de Croÿ, fille de Charles (+ 1527) et de Louise d’Albret. Or les Croÿ détenaient Écaussinnes depuis le mariage conclu en 1428 entre Jean (+ 1473), comte de Chimay et Marie de Lalaing, fille de Simon III qui était le petit-fils de Simon Ier, époux de Jeanne de Roeulx depuis 1357. Cette dernière était l’ultime représentante de sa Maison; c’était celle des seigneurs d’Escaussinnes. Ceux-ci avaient fondé la seigneurie d’Écaussinnes-Sainte-Aldegonde. Simon Ier, décédé en 1386 avait agrandi déjà le château fort primitif. À partir de lui, les lieux se nommèrent Écaussinnes-Lalaing. Sa fille Marie qui avait épousé Englebert d’Enghien, frais seigneur d’Écaussinnes-Saint-Remy, allait régner sur ce que l’on appela désormais Écaussinnes-d’Enghien.


Éperon


Le château tout en pierre calcaire de la localité ne compte plus que trois côtés inégaux; la face sud-est a été supprimée sans doute au XVIIIe siècle. Il est posé sur un éperon rocheux et était jadis partiellement défendu par des fossés remplis d’eau. On y accède par une rue en pavé qui passe sous un pont d’une arche menant au jardin puis au parc. L’entrée de la demeure s’effectue entre deux lions sculptés tenant les armes des van der Burch et des Saluces Bernemicourt. Puis on entre dans la cour d’honneur en traversant la tour porche aux armes van der Burch, rétablie dans sa hauteur avec sa toiture baroque par le comte Adrien. Celui-ci refit les baies à croisées et rétablit les banquettes intérieures des baies. Le château fut profondément remanié par Michel de Lalaing à la fin du XVe siècle. Il se fit construire un nouveau logis en L, ajoutant une chapelle. Le château compte six tours rondes ou carrées, porche compris. Le musée est riche de souvenirs et passionnant. Cet endroit est des plus remarquables et parfaitement tenu. Pour en savoir plus, le livre publié en 2001 par Jacqueline Guisset, à La Renaissance du Livre.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Jacqueline Guisset, Le château-fort d’Ecaussinnes-Lalaing et ses collections, Fondation van der Burch, La Renaissance du Livre 2001
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel III,  Hobonia 1989